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Dans un défi courageux lancé au pouvoir judiciaire iranien, les prisonniers politiques Mehdi et Mohammad Khodakarami ont publié une déclaration commune depuis les prisons centrale et Parsilon de Khorramabad, appelant au démantèlement total du clergé au pouvoir. Ce message, diffusé au moment même où le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) annonçait la formation d’un gouvernement provisoire, décrit le climat politique actuel comme une « guerre du destin » et le « début d’une tempête » visant à rendre sa souveraineté au peuple iranien.
Les frères Khodakarami, détenus depuis trois ans, ont inscrit leur résistance dans une lutte séculaire contre l’ancienne monarchie et la théocratie actuelle. En rejetant le « Shah et le Cheikh », les prisonniers se sont ralliés au plan en dix points du CNRI pour une République démocratique. Ils ont affirmé que le sang versé lors des soulèvements de janvier avait creusé un fossé irréversible entre le peuple iranien et ce qu’ils qualifiaient de « dictature condamnée », prétendant que l’esprit révolutionnaire imprégnait désormais tous les secteurs de la société, des écoles aux usines.
Ce manifeste est particulièrement frappant par son appel direct aux habitants du Lorestan. Reprenant l’hymne révolutionnaire luri emblématique « Daye Daye Waqte Jange » (Ô Mère, Mère, l’heure du combat a sonné), les frères ont exhorté leurs concitoyens à rester vigilants face aux « opportunistes » qui pourraient chercher à détourner le mouvement vers la restauration de la monarchie.
Ils ont affirmé que les trois années de torture et de pressions qu’ils auraient subies n’ont fait que renforcer leur détermination à rester fidèles à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et à la vision d’un « Soleil de la Liberté » se levant sur une terre à nouveau représentée par le Lion et le Soleil.
Malgré le régime de haute sécurité des prisons du Lorestan, la diffusion de ce message souligne la défaillance persistante de l’État à isoler les détenus politiques de premier plan du reste du monde. Les frères ont conclu leur déclaration en réaffirmant leur engagement envers l’Armée de libération nationale (ALN) et les « Unités de résistance », signifiant ainsi que, même derrière les barreaux, la lutte pour l’avenir de l’Iran reste plus que jamais d’actualité.

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