Alors que les tensions s'intensifient et que l'ombre menaçante d'une guerre étrangère plane sur l'économie iranienne, les signes d'effondrement des secteurs clés du pays se font de plus en plus visibles. Les informations faisant état de licenciements massifs dans l'un des plus grands groupes automobiles du pays révèlent de nouvelles conséquences de ce conflit. Ces événements surviennent alors même que les travailleurs, groupe social le plus vulnérable, subissent de plein fouet les répercussions de cette guerre.
Selon Farshad Esmaeili, expert juridique et conseiller en droit du travail, l'un des principaux groupes automobiles du pays a entamé des licenciements massifs à la mi-mars. Cette mesure intervient en pleine crise liée au conflit armé international et, d'après lui, environ 70 % des employés de l'entreprise ont été licenciés. Ces licenciements touchent un large éventail de catégories de personnel, des ouvriers de production aux spécialistes, en passant par les cadres intermédiaires.
Le rapport indique que le nombre de personnes licenciées a atteint environ 7 000. Ce chiffre témoigne de la gravité de la crise qui frappe un secteur déjà confronté à de nombreuses difficultés. Désormais, avec l'aggravation des conséquences du conflit armé, ce secteur est l'une des premières victimes. Nombre de ces travailleurs licenciés se retrouvent sans aucun soutien financier ni sécurité d'emploi.
Guerre étrangère, effondrement de la chaîne de production et travailleurs victimes
Le quotidien d'État Donya-e-Eqtesad a également relayé un rapport faisant état des conséquences directes de la guerre à l'étranger sur l'industrie automobile. Ce rapport souligne qu'au cours du mois écoulé, les pénuries de matières premières, notamment d'acier, se sont fortement aggravées. Les perturbations des importations de pièces détachées, les désorganisations des transports et les problèmes de dédouanement ont perturbé la chaîne de production.
Ces perturbations surviennent alors que l'industrie automobile était déjà confrontée à des crises structurelles. La politique de prix imposée par l'État, les pénuries de liquidités et une forte dépendance aux importations avaient déjà fragilisé ce secteur. Désormais, la guerre à l'étranger a exacerbé ces problèmes à un niveau sans précédent. De nombreuses chaînes de production sont à l'arrêt et les usines ne sont plus en mesure de poursuivre leur activité.
La poursuite de cette tendance pourrait entraîner la fermeture complète de certaines unités de production. Cette situation affecte non seulement les travailleurs, mais aussi l'ensemble de l'économie qui dépend de ce secteur.
Les travailleurs ; les premières victimes de la guerre étrangère
Parmi tous les groupes sociaux, les travailleurs sont les plus durement touchés par les conséquences de la guerre à l'étranger. Les licenciements massifs, sans versement des salaires et des indemnités dus, ont créé une situation critique pour cette population. Nombre de travailleurs licenciés n'ont même pas accès à l'assurance chômage.
Cette situation survient alors que le coût de la vie a augmenté de façon sans précédent. L'inflation, la dévaluation de la monnaie nationale et les pénuries de produits de première nécessité ont accentué les difficultés des familles ouvrières.
Ce qui se passe aujourd'hui, dans l'ombre d'une guerre étrangère, n'est pas simplement une crise économique, mais le signe d'un effondrement structurel bâti au fil des années sur la corruption et l'inefficacité.
Le régime iranien, par quatre décennies de politiques bellicistes et destructrices, a plongé le peuple iranien dans les conditions de vie et sociales les plus misérables. Aujourd'hui, dans ce qui est présenté comme la phase finale, alors que le peuple réclame la paix et la liberté, la rue joue un rôle primordial dans le renversement de ce gouvernement corrompu.
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