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samedi 23 mai 2026

À Téhéran, des employés des télécommunications manifestent pour réclamer le paiement de leurs indemnités depuis quatre ans

 Quatre années de non-paiement des salaires impayés dans le secteur des télécommunications ont plongé les employés dans une situation de précarité extrême. Selon un article de l'agence de presse officielle ILNA, paru le 21 mai, l'Association des travailleurs des télécommunications de la province de Téhéran a adressé un courrier au PDG de la Compagnie iranienne des télécommunications (TIA) pour réclamer le versement intégral et sans condition des arriérés de prestations sociales mensuelles et annuelles accumulés depuis quatre ans, conformément à la loi n° 89/24 relative au personnel, et ce, dès le début de l'année. S'inscrivant dans le mouvement de protestation qui touche divers secteurs d'activité, les employés des télécommunications de la province de Téhéran exigent le paiement des arriérés et l'application intégrale de la législation du travail. Pauvreté urbaine en Iran : l'effondrement de l'économie de la vie dans les grandes villes 

Le non-paiement des salaires dans le secteur des télécommunications est devenu à plusieurs reprises l'un des principaux sujets de contestation des employés de l'entreprise ces dernières années. Ces derniers affirment qu'une partie de leurs droits à indemnisation n'a pas été versée depuis quatre ans, et la direction n'a fourni aucune indication claire quant à un éventuel règlement de ces créances.

La lettre de l'association évoquait les conditions de vie difficiles des employés. La hausse du coût de la vie, la forte inflation et la baisse du pouvoir d'achat ont plongé de nombreux employés des télécommunications dans de graves difficultés financières. Et ce, alors qu'une part importante de leurs prestations et allocations sociales reste impayée.

Retards de paiement des salaires dans le secteur des télécommunications et crise des moyens de subsistance des employés

Les employés du secteur des télécommunications affirment que leurs revenus ne couvrent même pas le minimum vital. Selon des rapports publiés, le plafond salarial de nombreux travailleurs et employés des entreprises privées et publiques est plusieurs fois inférieur au seuil de pauvreté. Pourtant, même ces salaires modestes sont souvent versés en retard ou incomplètement.

Les manifestations contre le non-paiement des salaires dans le secteur des télécommunications interviennent alors que divers groupes de travailleurs des secteurs pétrolier, sidérurgique, éducatif, des transports et des télécommunications protestent régulièrement depuis plusieurs mois contre leurs conditions salariales. Nombre de ces protestations portent sur les salaires impayés, la suppression d'avantages sociaux et la précarisation de l'emploi.

Les employés protestataires estiment que l'entreprise de télécommunications refuse de respecter pleinement ses obligations légales. Ils soulignent que les prestations sociales et les avantages salariaux font partie des droits des employés et que leur suppression ou leur gel constitue une violation du droit du travail.

Parallèlement, les militants syndicaux affirment que l'absence de syndicats indépendants et les restrictions au droit de grève contribuent au maintien de cette situation. Selon eux, de nombreux travailleurs et employés n'ont pas la possibilité de défendre leurs revendications de manière indépendante, ce qui permet aux employeurs et aux gestionnaires de bafouer leurs droits salariaux.

Les manifestations contre le non-paiement des salaires dans le secteur des télécommunications se poursuivent

Les employés du secteur des télécommunications de Téhéran ont averti que le non-respect persistant de leurs revendications salariales engendrerait un mécontentement généralisé. Ils exigent le paiement immédiat de tous les arriérés et l'application intégrale de la législation du travail.

La manifestation pour le non-paiement des salaires dans le secteur des télécommunications ne relève pas uniquement d'une revendication syndicale. Elle s'inscrit dans une crise des moyens de subsistance plus vaste qui touche les travailleurs et les salariés en Iran. La crise économique, l'inflation et la corruption structurelle pèsent lourdement sur la vie de millions de familles.

Ces dernières années, les mouvements sociaux sont devenus l'une des manifestations les plus importantes du mécontentement social. Nombre d'employés et de travailleurs estiment que les ressources du pays, au lieu d'être utilisées pour améliorer leurs conditions de vie, sont gaspillées au profit de réseaux de pouvoir et de la corruption d'État. Ce problème a encore creusé le fossé entre la société et les institutions dirigeantes.

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