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mardi 15 septembre 2026

La campagne des mardis contre les exécutions Iran entame sa 138e semaine dans 62 prisons

 Mardi 15 septembre, la campagne « Non aux mardis des exécutions » est entrée dans sa 138e semaine, alors que les prisonniers de 62 prisons iraniennes ont entamé une grève de la faim.

Les prisonniers participant à la campagne « Non aux exécutions les mardis » ont publié une déclaration à cette occasion, appelant la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies à prendre des mesures pour mettre immédiatement fin aux exécutions en Iran.

Les prisonniers ont également rendu hommage aux martyrs et aux victimes du soulèvement de 2022, dont les noms et coordonnées personnelles ont été publiés pour près de 700 personnes.

Texte intégral de la déclaration de la campagne « Non aux mardis des exécutions »
À l’approche du quatrième anniversaire des manifestations nationales de 2022, qui ont commencé avec l’assassinat brutal de Jina [Mahsa] Amini par la dictature au pouvoir, la campagne « Non aux exécutions les mardis » rend hommage à tous ceux qui ont perdu la vie dans ce soulèvement, en particulier aux femmes héroïques qui ont joué un rôle de premier plan dans les manifestations. Les noms de près de 700 manifestants tués par les forces de ce régime sanguinaire ont été publiés. Nous saluons également nos compatriotes qui, lassés de l’oppression et de l’injustice des dirigeants, sont descendus dans la rue pour revendiquer leurs droits et crier à la liberté. Malgré la répression brutale, ces manifestations ne sont pas tombées dans l’oubli. Au contraire, comme un feu couvant sous les cendres, ils se sont allumés en janvier 2026 et se poursuivent encore aujourd’hui, jusqu’à atteindre leur destination ultime : la liberté, l’égalité, la démocratie et l’établissement d’un gouvernement du peuple.

Le régime médiéval, qui considère que sa survie dépend de la répression et de l’exécution du peuple, a une nouvelle fois prononcé cette semaine la peine de mort contre plusieurs prisonniers et en a brutalement envoyé d’autres à la potence. Le nombre d’exécutions depuis le 23 août a atteint au moins 61. Selon certaines informations, Alireza Sepahi, l’un des jeunes arrêtés lors du soulèvement de janvier et condamné à mort dans l’affaire dite de la « place Alikhani », a été transféré à l’isolement. Par ailleurs, une demande de nouveau procès du prisonnier politique Arghavan Fallahi, condamné à mort, a été rejetée à la prison d’Evin. Des condamnations à mort ont également été prononcées contre deux prisonniers arrêtés lors des manifestations de janvier 2026 : Marzieh (Sevda) Ebrahimi à Bandar Abbas et Hossein Rasouli-Nasab à Mashhad.

Javid Rahman annonce son soutien à la campagne « Non aux mardis des exécutions »
Dans le même ordre d’idées, le régime iranien a accusé un étudiant nommé Mohammad-Parsa Golchin de « baghy » (rébellion armée contre le régime), l’exposant au risque d’être condamné à mort. Le régime, craignant la révolution, prend de telles décisions pour faire taire la voix des universités – bastions de la liberté, de l’égalité et de la résistance – à l’approche de la nouvelle année universitaire.

Cette semaine, des compatriotes vivant à l’étranger ont organisé des rassemblements dans diverses villes, dont Paris, Cologne et Londres, pour marquer l’anniversaire du soulèvement national de 2022 et exprimer leur soutien à la campagne « Non aux mardis des exécutions ». Un rassemblement est également prévu mardi devant le siège des Nations Unies à Vienne, coïncidant avec la grève de la faim des membres de la campagne. Un appel a été lancé pour une grève nationale au Kurdistan mercredi prochain. Craignant un nouveau soulèvement, le régime a menacé les commerçants de plusieurs villes, dont Saqqez.

M. Javid Rahman, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, a exprimé son soutien à la campagne « Non aux mardis des exécutions » dans une déclaration contre les exécutions.

La campagne « Non aux exécutions des mardis » appelle la session actuelle de la Troisième Commission de l’ONU, Mme Mai Sato, les autres rapporteurs de l’ONU et tous les membres à condamner les violations généralisées des droits de l’homme, la répression du peuple iranien et les exécutions massives perpétrées par le régime iranien, et à proposer des solutions pratiques pour mettre fin aux exécutions et à la répression du peuple iranien par les dirigeants fascistes. La campagne appelle également tous les Iraniens, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, à adopter une position ferme et pratique contre les exécutions.

Le mardi 15 septembre, les membres de la campagne « Non aux mardis des exécutions » entament une grève de la faim dans 62 prisons à travers le pays, marquant la 138e semaine de la campagne.

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