Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, a annoncé que la réunion avait été reportée à une date ultérieure dans le but de parvenir à un « consensus ». Des responsables du régime iranien ont également confirmé l'information.
Cette décision a été annoncée au lendemain du retrait officiel de Bahreïn de la réunion proposée. Manama a souligné qu'elle n'était pas opposée au dialogue, mais qu'elle avait déjà fait part de sa position à Oman par voie officielle.
Le régime iranien a tenté de présenter la question comme se limitant à la création de « voies de navigation temporaires et sûres ». Parallèlement, des responsables du régime ont affirmé que cet accord n'impliquait ni la réouverture complète du détroit d'Ormuz ni l'instauration d'une sécurité durable dans cette zone.
Les médias d'État ont également fait état d'un projet prévoyant que certaines routes maritimes empruntent les eaux territoriales iraniennes, les navires y transitant dans le cadre d'« accords iraniens ». Cette initiative a accru les inquiétudes des pays de la région quant à la volonté du régime iranien d'exercer un contrôle et une pression sur l'un des corridors énergétiques les plus importants au monde.
Avant la récente guerre, le détroit d'Ormuz était la voie de passage d'environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, et toute perturbation à cet endroit pourrait affecter les marchés mondiaux de l'énergie.

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