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dimanche 27 septembre 2026

Plus que 5 refuges sûrs pour les femmes victimes de violences en Iran

 Les refuges sûrs qui apportent un soutien aux femmes victimes de violences sont en train de disparaître à travers l’Iran. Alors que les taux de violences faites aux femmes, de féminicides et de suicides dus aux violences domestiques sont en hausse, un nouvel article du journal Shargh a révélé la fermeture d’un grand nombre de ces refuges déjà très limités.

Selon l’article, sur les 15 refuges sûrs non gouvernementaux et les 6 centres qui étaient en cours de création et en activité en Iran ces dernières années, seuls 5 refuges sûrs non gouvernementaux subsistent aujourd’hui dans tout le pays. La plupart de ces centres luttent également contre de graves difficultés financières et administratives et font face à la menace d’une fermeture. (Journal Shargh, 17 septembre 2026)

Les refuges sûrs sont des établissements où les femmes ayant subi des violences domestiques peuvent s’extraire temporairement de milieux familiaux dangereux et prendre des décisions concernant leur avenir dans un cadre sécurisé. La fermeture de ces centres, qui sont déjà extrêmement rares dans tout l’Iran, laisse les femmes sans aucun moyen d’échapper à la violence.

Jusqu’en 2014, il n’existait pour ainsi dire aucun refuge sûr en Iran. Entre 2014, date à laquelle les premiers permis ont été délivrés pour l’établissement de refuges sûrs gouvernementaux et non gouvernementaux en Iran, et 2017, 28 centres de ce type ont été créés. Même à cette époque, leur nombre était extrêmement limité et les conditions d’admission étaient difficiles à remplir pour les femmes vulnérables et sans abri. (Fararu, 21 octobre 2023) Ces 28 refuges sûrs fonctionnaient dans 25 provinces, tandis que 6 provinces ne disposaient d’aucun refuge sûr.

Le nouvel article de Shargh montre qu’entre 2023 et 2026, 7 de ces 28 refuges sûrs avaient déjà été fermés, et l’on rapporte désormais la fermeture de 16 autres centres. À l’heure actuelle, il ne reste que 5 refuges sûrs pour l’ensemble de la population iranienne de 45 millions de femmes, et chacun de ces établissements peut accueillir un maximum de 100 femmes.

Le désintérêt du régime pour le soutien aux femmes victimes de violences

La fermeture de nombreux refuges sûrs est en grande partie le résultat d’un financement insuffisant et de l’absence de soutien effectif de la part de l’Organisation du bien-être social. Les militantes travaillant dans ce domaine affirment que malgré les coûts élevés de fonctionnement de ces centres, aucune ligne budgétaire dédiée ne leur a été allouée et l’aide gouvernementale a été réduite au minimum.

Dans le même temps, les informations concernant les refuges sûrs gérés par le gouvernement, désormais présentés sous le nom de « Hami Sara » (refuges de soutien), ne sont pas accessibles au public et il n’existe aucune transparence quant à leurs activités ou leur capacité d’accueil.

Les militantes qui œuvrent pour le soutien aux femmes vulnérables qualifient la fermeture de ces centres d’« effrayante ».

L’Iran continue de manquer d’une loi globale et efficace pour lutter contre les violences faites aux femmes. Un projet de loi qui avait été débattu pendant des années sous le titre ; Assurer la sécurité des femmes contre les violences a finalement échoué après de profondes révisions et de longues querelles au sein du régime, avant d’être totalement retiré par l’administration.

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