Rezvaneh Sadeghi : trois balles dans la tête et détention prolongée dans un état d’urgence
Rezvaneh Sadeghi a été arrêtée lors des manifestations nationales de janvier 2026. Trois balles en caoutchouc provenant de tirs d’armes à feu restent logées dans sa tête, et aucune intervention n’a été entreprise à ce jour pour les retirer.
L’état de Rezvaneh Sadeghi exige un examen immédiat par un spécialiste, des examens d’imagerie médicale et une décision clinique concernant l’extraction de ces projectiles. Pourtant, malgré la dégradation de son état physique, elle demeure en détention et continue d’être privée de soins médicaux adéquats.
Narges Alishahi : absence continue d’informations sur l’état de son dossier
Narges Alishahi est détenue aux côtés de Rezvaneh Sadeghi dans le quartier 5 de la prison de Fardis. Bien que son lieu de détention soit identifié, il n’existe aucune information concernant la date de son arrestation, les accusations portées contre elle, son état physique, la chambre du tribunal chargée de son dossier ou son accès à un avocat et à sa famille.
L’absence d’informations relatives au cas de Narges Alishahi accroît les inquiétudes concernant sa détention dans une incertitude judiciaire totale.
Diana Taherabadi : une adolescente de 16 ans accusée de « Moharebeh »
Diana Taherabadi, une adolescente de 16 ans, a elle aussi été arrêtée lors du soulèvement de janvier 2026. Elle est actuellement maintenue dans la section de la prison de Fardis appelée le « jardin d’enfants ».
L’accusation portée contre cette adolescente est liée à l’incendie d’un kiosque de police durant les manifestations.
Le dossier de Taherabadi est instruit sous la qualification de « Moharebeh », un chef d’inculpation qui, dans la législation du régime des mollahs, peut entraîner des peines extrêmement lourdes, y compris l’exécution.
La procédure concernant le dossier de Diana Taherabadi a été suspendue en raison de son âge de 16 ans, et la décision finale pourrait être reportée jusqu’à ce qu’elle atteigne la majorité légale.
Sara Mousiqi : blessure à l’épaule après interrogatoire et privation de traitement
Sara Mousiqi, âgée de 42 ans et architecte de profession, a été arrêtée à la suite d’un raid des forces de sécurité à son domicile en mai 2026 et se trouve actuellement à la prison de Qarchak.
Mousiqi a fait face à des accusations incluant l’« insulte au guide suprême », l’« insulte au fondateur de la République islamique et aux sacralités » ainsi que des « liaisons avec des gouvernements hostiles », et a été condamnée à une peine de six ans de prison.
Elle a rejeté les accusations relatives à la coopération avec d’autres gouvernements et a déclaré que son activité s’était limitée à la publication de quelques stories sur sa page personnelle.
Sara Mousiqi a interjeté appel du jugement rendu mais n’a pas encore reçu de réponse concernant ce recours.
Elle a été frappée pendant les interrogatoires et a subi une blessure à l’épaule. Malgré cette blessure, elle n’a pas été transférée vers des centres médicaux à ce jour et n’a pas reçu les soins spécialisés adéquats et nécessaires.
Le maintien en détention de Sara Mousiqi sans prise en compte appropriée de sa blessure physique suscite de vives inquiétudes quant à son état de santé.

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