Pages

dimanche 11 janvier 2026

Quatorzième nuit : affrontements dans 30 points de Téhéran et plusieurs villes d’Iran

 Destruction de centres gouvernementaux à Nezamabad et barrages à Tehransar et Sattari dans la capitale

Dans la soirée de samedi 10 janvier 2026, au quatorzième jour du soulèvement national, les villes d’Iran ont été le théâtre de vastes manifestations et affrontements avec les forces répressives. Jusqu’à présent, le soulèvement s’est étendu à 192 villes à travers l’Iran et à plus de 120 points dans Téhéran.

Samedi soir, outre Téhéran, de nombreuses villes comme Kermanchah, Guilan-e-Gharb, Racht, Ispahan, Qorveh, Machhad, Chiraz, Kazeroun, Tabriz, Oroumieh, Qom, Qazvine, Sanandaj, Izeh, Darreh-Darij, Hamedan, Ahwaz, Karaj, Gonbad-e-Kavous, Qouchan, Kerman et Saqqez ont été le théâtre d’affrontements entre la population et les jeunes insurgés d’une part, et les forces répressives d’autre part.

À Téhéran, des jeunes insurgés ont affronté les forces de répression et se sont heurtés aux agents dans au moins 30 points, notamment à Pounak, Pakdacht, Saadat-Abad, Gomrok, Taleghani, place Heravi, Ariashahr, Chahrak-e Gharb, Chitgar, Ekbatan, place Rah-Ahan, Salsabil, Qeytarieh, boulevard Ferdous, Jannat-Abad, Chah-Abad, 17 Shahrivar, Andisheh, Shariati, Rahmat-Abad, Sattarkhan, Nezamabad, carrefour Farahzad, Haft-Hoz, Pasdaran, Tehransar, boulevard Kashani, boulevard Sattari et Valiasr.

À Nezamabad, les affrontements ont été violents et plusieurs centres gouvernementaux ont été détruits. À Tehransar, les jeunes ont bloqué les axes d’attaque des forces de répression en allumant des feux et ont libéré le quartier. Sur le boulevard Sattari, ils ont incendié un pont piéton afin d’empêcher le passage des forces ennemies. Pris de panique face à la population, le régime a utilisé des drones sur le boulevard Ferdows pour surveiller les manifestations.

Une foule nombreuse a scandé sur le boulevard Kachani le slogan « Ordure, ordure », et dans d’autres points les slogans « Cette année est l’année du sang, Seyed Ali sera renversé » et « À bas le dictateur ».

À Qouchan, des jeunes insurgés ont mené une attaque audacieuse, se sont emparés de la préfecture et l’ont incendiée. À Dashtiari, dans le Sistan-Baloutchistan, deux membres des forces de sécurité ont été tués lors d’affrontements avec la population et les jeunes. À Kerman, les manifestations populaires ont dégénéré en affrontements avec les agents de Khamenei. À Karadj, sur le boulevard Banafcheh et dans la phase 3 d’Andisheh, une vague de manifestants est descendue dans la rue en scandant « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah ».

Samedi, un grand nombre de manifestants ont été tués ou blessés par les tirs des forces de répression, et un nombre encore plus important a été arrêté. Le pasdaran Ali Larijani a reconnu hier que « plusieurs citoyens ordinaires » avaient été tués ou blessés, et a averti que l’appareil judiciaire du régime traiterait les personnes arrêtées avec « fermeté ».

Source : CNRI 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire