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samedi 7 février 2026

Hausse alarmante des condamnations à mort et exécutions extrajudiciaires de manifestants en Iran

 Suite à la répression sanglante des manifestations à travers le pays, des milliers de personnes ont été arrêtées en lien avec ces manifestations.

La plupart des détenus sont actuellement incarcérés dans des centres de détention, des prisons et des installations non officielles ou secrètes sous le contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et du ministère du Renseignement. Nombre d'entre eux sont maintenus en isolement complet, sans aucune information sur leur état, sans accès à leurs familles ni à leurs avocats, et totalement hors de tout contrôle judiciaire effectif.

De hauts responsables du régime iranien, dont le chef du pouvoir judiciaire, ont publiquement ordonné la tenue de procès accélérés et l'imposition de peines sévères. Ils qualifient systématiquement les manifestants de « terroristes », d'« agents étrangers » et de « mohareb » (accusés de faire la guerre à Dieu), des accusations passibles de la peine de mort en vertu de la loi iranienne. Depuis la première semaine des manifestations, les médias d'État ont diffusé des centaines d'aveux extorqués sous la contrainte, la torture et les menaces proférées contre les détenus et leurs familles.

De nombreux témoignages indiquent également que certains manifestants blessés en détention ont été abattus d'une balle dans le pied ou privés délibérément de soins médicaux, ce qui a entraîné leur mort. Il semblerait que plusieurs manifestants aient été exécutés en secret après leur arrestation, sans aucune procédure judiciaire.

Compte tenu des conditions épouvantables des détenus liés aux manifestations, une situation d'urgence est apparue en Iran qui requiert l'attention et l'action immédiates de la communauté internationale.

Le régime iranien cherche à étouffer toute nouvelle vague de protestation en instaurant un climat de terreur et à prolonger la survie d'un système instable et fragile. L'exécution est l'arme la plus efficace dont dispose ce gouvernement pour semer la peur et la terreur au sein de la société. Les autorités tentent de poursuivre le massacre des manifestants, désormais incarcérés dans les prisons et les centres de détention après avoir défilé dans les rues. Des milliers de manifestants détenus, sans défense et maintenus dans des conditions inhumaines, sont exposés à la torture, aux disparitions forcées et au risque imminent d'être exécutés ou tués à l'issue de procès-spectacles. De par sa responsabilité juridique et morale, la communauté internationale est tenue d'agir immédiatement pour protéger leurs vies.

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