vendredi 5 juin 2026

Les ouvriers sidérurgistes du Sistan-et-Baloutchistan sont confrontés à l'incertitude alors que l'économie iranienne poursuit sa spirale descendante

 Alors que les crises économiques et la stagnation de la production pèsent lourdement sur la vie des travailleurs, de nouveaux rapports en provenance de la province du Sistan-et-Baloutchistan font état de l'incertitude persistante qui pèse sur des dizaines d'employés licenciés de la société sidérurgique Pars Sistan. Ces travailleurs affirment qu'après leur licenciement, leurs droits n'ont été ni honorés ni versés, et que les démarches pour obtenir l'assurance chômage n'ont pas abouti. Selon eux, cette situation a plongé leurs familles dans une situation critique.

D'après des informations relayées par des sources locales, un nombre important d'employés de la société sidérurgique Pars Sistan ont été licenciés depuis la mi-mars. Les travailleurs ont été invités à déposer une demande d'assurance chômage auprès des autorités compétentes. Cependant, près de trois mois après cette décision, nombre d'entre eux attendent toujours une réponse à leur demande.

Les employés licenciés affirment qu'au moment de leur rupture de contrat, leur statut professionnel a été enregistré comme suspendu. Selon eux, cette situation a engendré de l'incertitude et des retards dans le versement de leurs primes d'ancienneté, de leurs indemnités de licenciement et autres droits. Certains d'entre eux indiquent que leurs démarches répétées pour faire valoir leurs droits sont restées vaines et qu'ils n'ont reçu aucune réponse claire de la part de la direction.

Les revendications des travailleurs face aux promesses de réemploi

Selon des sources locales, la direction a promis à certains employés licenciés de les réintégrer. Ces promesses ont dissuadé certains d'entre eux de porter plainte ou d'engager des poursuites judiciaires. Toutefois, le temps qui passe et l'absence de mesures concrètes pour leur réintégration suscitent des inquiétudes croissantes.

Les travailleurs affirment que, dans les conditions actuelles, il leur est devenu extrêmement difficile de subvenir à leurs besoins essentiels, de payer leur loyer et de couvrir les dépenses courantes de leur famille. Nombre d'entre eux attendent toujours le versement de leurs allocations chômage, sans qu'aucun calendrier précis n'ait été annoncé pour ces paiements.

Par ailleurs, des rapports indiquent que les problèmes rencontrés par cette unité industrielle remontent à plusieurs années. Les employés font état d'arrêts de production répétés dus à des pénuries de matières premières et de billettes d'acier. Selon eux, à certaines périodes, la production de barres d'armature a été interrompue et les produits nécessaires ont dû être approvisionnés depuis d'autres provinces.

Historique des problèmes de production et des préoccupations concernant la sécurité de l'emploi

Des sources locales ont également fait état de retards dans les projets de développement de l'usine. Selon elles, la deuxième phase du complexe sidérurgique Pars Sistan n'est toujours pas opérationnelle, plusieurs années après les travaux. Cette situation suscite des inquiétudes quant à l'avenir de l'usine et à la sécurité de l'emploi de ses salariés.

Ces dernières années, des informations avaient déjà fait état de réductions d'activité, d'arrêts temporaires de chaînes de production et de retards de paiement des salaires. Aujourd'hui, les licenciements massifs et la précarité de l'emploi des travailleurs ont de nouveau attiré l'attention du public régional sur la situation de cette usine.

Les travailleurs licenciés ont demandé au ministère du Travail, à l'organisme de sécurité sociale, au gouvernorat de la province du Sistan-et-Baloutchistan et à la direction de la société sidérurgique Pars Sistan de clarifier leur situation professionnelle. Ils réclament également le paiement immédiat de leurs indemnités, le versement des primes d'ancienneté dues et l'accélération du versement des allocations chômage.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire