mardi 28 juillet 2026

« La seule solution est un changement de régime en Iran » : l’appel de Liam Fox à Rome

 Lors de la conférence internationale qui s’est tenue à Rome le 17 juillet 2026, l’ancien ministre britannique de la Défense, Sir Liam Fox, a prononcé un discours ferme, déclarant qu’« il n’existe qu’une seule solution au problème iranien : le changement de régime ».

Fox a critiqué l’accord sur le nucléaire de 2015, le qualifiant d’acte d’apaisement vicié qui a permis d’acheminer des fonds débloqués vers des groupes mandataires régionaux tout en ignorant les graves violations des droits de l’homme. L’ancien ministre britannique du Commerce international a affirmé que croire en une réforme au sein de l’establishment clérical relevait d’une naïveté tragique, avertissant qu’un régime affaibli ne fait que devenir plus dangereux. Soulignant la détermination de la population locale, il a déclaré que la communauté internationale ne devait pas faire preuve de faiblesse alors que la détermination du peuple iranien, elle, est inébranlable.

Guy Verhofstadt prône une « troisième stratégie » pour l’Iran : isolement total et reconnaissance de l’alternative démocratique

L’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt a prononcé un discours marquant lors de la conférence « L’Iran au-delà de la guerre : le pouvoir du peuple », qui s’est tenue à Rome le 17 juillet 2026. S’adressant à Maryam Radjavi, il a salué le leadership dont elle fait preuve à la tête de la Résistance iranienne en cette période cruciale.

M. Verhofstadt a rejeté la fausse dichotomie consistant à choisir entre la guerre et la politique de complaisance, appelant les dirigeants européens à abandonner leur « politique du silence » néfaste pour adopter une « troisième stratégie » ferme.

Cette stratégie repose sur deux piliers essentiels :

Le régime iranien exécute deux autres manifestants liés au soulèvement de janvier

 Les médias d’État iraniens ont rapporté, mardi 28 juillet, que le régime iranien avait procédé à l’exécution d’Abolfazl Sepahi Badjani et d’Amirhossein Safari Hosseinabadi en lien avec les manifestations de janvier 2026 à Malek Shahr, un quartier d’Ispahan.

Avec ces exécutions, quatre des douze accusés dans cette affaire à Ispahan ont désormais été exécutés.

Grève de la faim des mardis contre les exécutions : 131e semaine dans 59 prisons iraniennes

 Mardi 28 juillet, la campagne « Les mardis non aux exécutions » est entrée dans sa 131e semaine. Dans une déclaration réaffirmant sa détermination à poursuivre la contestation, le mouvement a annoncé qu’il honorait la mémoire de deux de ses membres exécutés, Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani.

Le communiqué a également condamné la poursuite des exécutions de prisonniers politiques et a appelé la communauté internationale à réagir de manière appropriée aux crimes perpétrés par le régime iranien. Voici la teneur du communiqué :

Les unités de résistance commémorent l'anniversaire des martyrs d'Ashraf et rejettent le pouvoir héréditaire par une campagne nationale

 Les activités commémoratives en l'honneur des martyrs d'Ashraf de 2009 ont été suivies d'une campagne nationale contestant la tentative du régime de légitimer la succession de Mojtaba Khamenei par l'autorité religieuse.

Ces derniers jours, des unités de résistance à travers l'Iran ont mené deux campagnes nationales coordonnées : l'une commémorant les martyrs de l'attaque de juillet 2009 contre le camp Ashraf en Irak, et l'autre dénonçant ce qu'elles ont décrit comme la tentative du régime iranien de légitimer la succession héréditaire de Mojtaba Khamenei au poste de guide suprême par le biais de la propagande religieuse.

Les femmes arrêtées lors du soulèvement de janvier 2026 font face à des peines de prison et des détentions

 Alors que les autorités iraniennes poursuivent les poursuites contre les femmes arrêtées lors du soulèvement de janvier 2026 et d’autres détenus, plusieurs femmes ont été condamnées à des peines de prison, à une détention prolongée ou restent maintenues dans un flou juridique total. Parmi les personnes touchées ces derniers jours figurent Kowkab Badaghi, Shadi Shadman, Mehregan Namavar, Shakila Ghasemi, Forouzan Ansari et Astareh Ansari.

lundi 27 juillet 2026

La migration depuis le sud de l’Iran à l’ombre du bellicisme du régime iranien

La migration et le déplacement des populations des villes du sud de l’Iran constituent l’une des conséquences de la guerre qui a bouleversé la vie de millions de personnes ces dernières semaines. Certains médias ont comparé la situation actuelle aux déplacements massifs de populations survenus dans le sud et l’ouest de l’Iran durant la guerre Iran-Irak, qui a duré huit ans.