Le pouvoir judiciaire du régime a retenu contre ces jeunes rebelles les chefs d’accusation suivants : participation à des actions visant à porter atteinte à la sécurité nationale dans l’intention de s’opposer au système, incendie du centre [de la milice] du Bassidj de la mosquée Jafari à Kou-ye Nasr (Guisha) à Téhéran, incendie du soi-disant séminaire portant le nom trompeur d’« Imam Hadi », destruction de biens publics, affrontements avec des agents des forces de sécurité et de police, incendie de motos de miliciens du Bassidj et blocage de rues.
La mosquée Jafari et le centre de la milice du Bassidj qui s’y trouve constituent un des centres majeurs de répression de l’ouest de Téhéran. Selon le quotidien officiel Hamshahri du 21 avril 2025, elle avait été placée sous le contrôle d’Ebrahim Raïssi, l’un des principaux responsables du massacre de 1988, pendant 20 ans. Le mollah criminel Ahmad Alamolhoda a envoyé Raïssi «comme imam de la mosquée Jafari de Guisha » en 1996.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré : L’exécution de ces jeunes pleins de bravoure descendus dans la rue pour la liberté de leur peuple et de leur patrie ne parviendra pas à sauver ce régime en crise, et renforcera la détermination des jeunes rebelles à lutter contre ce régime illégitime. Le jour viendra, où dans un Iran libre, les dirigeants de ce régime et les responsables de 47 ans d’exécutions et de massacres seront traduits en justice.
Mme Radjavi a une nouvelle fois appelé le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Union européenne et ses États membres à condamner fermement les exécutions criminelles en Iran et à prendre des mesures efficaces pour mettre fin à l’exécution des prisonniers politiques et des manifestants. Elle a souligné que le régime iranien considérait le silence face aux exécutions quotidiennes comme un feu vert pour poursuivre ses crimes et ses massacres.

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