Selon des sources bien informées, l'opération a eu lieu vers 11h30 dans la section abritant les prisonniers politiques du quartier 7 de la prison d'Evin, située à Téhéran. Des gardiens de prison sont entrés dans le quartier sans fournir d'explication ni présenter de mandat et ont utilisé la force pour séparer les trois prisonniers politiques des autres détenus. https://as-human-lu.blogspot.com/2026/08/blog-post_745.html?m=1
D'après des témoins, les agents ont violemment battu les trois détenus. Leurs vêtements ont été déchirés et des blessures visibles ont été constatées sur leurs corps. Les témoins ont également rapporté que l'atmosphère à l'intérieur du quartier était extrêmement tendue durant toute l'opération.
Mutation vers un lieu non divulgué
Selon le rapport, Amirhossein Moradi, Ehsan Rostami et Afshin Heyratian ont été extraits de force du service après avoir été battus et transférés dans un lieu tenu secret.
Au moment de la publication, les autorités pénitentiaires n'avaient fourni aucune explication quant aux raisons du transfert ni au lieu de détention des trois prisonniers. Leurs familles et leurs avocats ignorent également tout de leur état de santé et de leur sort, ce qui suscite des inquiétudes quant à leur sécurité et à la possibilité de nouveaux mauvais traitements.
Qui sont les trois prisonniers transférés ?
Amirhossein Moradi est étudiant à l'Université de technologie Sharif, l'une des plus prestigieuses d'Iran. Ehsan Rostami est un prisonnier politique et Afshin Heyratian est un militant des droits de l'enfant qui a déjà fait l'objet de poursuites judiciaires en raison de ses activités en faveur des droits civiques et humains.
Le transfert simultané des trois prisonniers sans aucune explication officielle a soulevé des questions quant aux motivations de cette action et à leur situation actuelle.
Des responsables pénitentiaires étaient présents lors de l'opération.
Selon des sources bien informées, l'opération de transfert s'est déroulée en présence de plusieurs responsables de la prison d'Evin. D'après le rapport, Yousefi, adjoint chargé des affaires sanitaires ; Fathollahi, chef des gardiens ; Sadeghi, adjoint chargé de la protection ; Rostami, chef adjoint des gardiens ; Haghjoo, chef des inspections ; et Mahmoudi, chef du quartier 7, étaient présents, accompagnés de plusieurs gardiens.
D’après ces sources, la présence simultanée de plusieurs hauts responsables pénitentiaires indique que l’opération avait été planifiée à l’avance.
Inquiétudes croissantes concernant le sort des prisonniers
Plusieurs heures après le transfert des trois prisonniers, aucune information officielle n'a été communiquée concernant leur lieu de détention ou leur état. Ce manque d'informations à la disposition de leurs familles et de leurs avocats a encore accru leurs inquiétudes quant à leur sort.
Cet incident survient alors que le quartier 7 de la prison d'Evin a déjà été critiqué à plusieurs reprises par des organisations de défense des droits de l'homme en raison des mauvaises conditions de détention, de l'hygiène inadéquate, du manque d'installations et du traitement réservé aux prisonniers politiques.

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