lundi 23 mars 2026

Esmail Khatib : le rôle central du ministère du Renseignement dans la répression des soulèvements en Iran

 Ces dernières années, le ministère du Renseignement est devenu l’un des piliers centraux de la répression structurelle en Iran ; une institution qui s’est transformée d’un organe de renseignement classique en un bras exécutif de la répression violente des manifestations publiques. Cette transformation a atteint son apogée sous le mandat d’Esmail Khatib (2021–2025), période durant laquelle le ministère, en étroite coordination avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et d’autres institutions sécuritaires, a joué un rôle actif dans le contrôle de la société et la suppression de la dissidence.

Ahmadreza Radan : rôle central dans la mise en œuvre de la répression en Iran

 Commandement des forces de l’ordre du régime en Iran : sécurité intérieure et contrôle social

Ahmadreza Radan, commandant en chef des forces de l’ordre du régime en Iran (FARAJA), est considéré comme l’une des figures clés de la structure de sécurité intérieure du pays. Son parcours est étroitement associé à la gestion et à la mise en œuvre de politiques répressives à l’encontre des citoyens, en particulier dans le contexte des manifestations nationales.

La prison de Chabahar devient meurtrière : comment des protestations contre les pénuries alimentaires ont dégénéré en tirs à balles réelles

 Une protestation contre la dégradation des conditions de détention dans la prison de Chabahar, en Iran, se serait terminée par l’usage de tirs à balles réelles, suscitant de nouvelles inquiétudes quant au traitement des détenus.

Des informations en provenance du sud-est de l’Iran indiquent que des troubles à l’intérieur de la prison de Chabahar ont dégénéré en une répression meurtrière après que des détenus ont protesté contre les pénuries alimentaires et les mauvaises conditions de vie. Cet incident met en lumière un schéma plus large : lorsque des revendications émergent dans des systèmes fermés, elles sont souvent réprimées par la force plutôt que traitées.

dimanche 22 mars 2026

Le 23e jour de la guerre Iran-Iran, le président américain Donald Trump menace de bombarder les centrales électriques iraniennes.

 Alors que le conflit entre les États-Unis et le régime iranien entre dans une phase sans précédent, Donald Trump a déclaré que si le détroit d'Ormuz n'était pas rouvert sans incident et sans menace dans les 48 heures, les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes. Cette menace explicite est considérée comme l'une des positions officielles les plus fermes adoptées par Washington ces dernières semaines. Le détroit d'Ormuz, voie de transit énergétique parmi les plus vitales au monde, est actuellement fortement perturbé, et une grande partie du trafic maritime y est de facto interrompue.

22e jour de la guerre ; le Conseil de sécurité des Nations Unies a ordonné la réouverture du détroit d’Ormuz

Le plan de Reza Pahlavi pour l’Iran : un régime autoritaire (par Wesley Martin)

 Par: Wes Martin

Dans cette analyse, Wesley Martin, colonel (à la retraite) et ancien officier supérieur de la lutte antiterroriste pour l’ensemble des forces de la coalition en Irak, décrit le « Projet de prospérité de l’Iran » de Reza Pahlavi comme un projet autoritaire dissimulé sous un vernis de transition démocratique. Le colonel Martin soutient que Pahlavi se présente faussement comme le « Prince héritier » et le « Chef du soulèvement national », tout en élaborant un modèle de transition qui concentrerait un pouvoir exorbitant entre ses mains : la nomination du Conseil du soulèvement national, le contrôle de la direction des trois pouvoirs et la gouvernance par le biais de « lois temporaires » pendant une durée maximale de 180 jours. L’avertissement principal de Martin est sans appel : il ne s’agit pas d’un chemin vers la démocratie, mais d’une méthode pour remplacer une dictature par une autre.

Guerre à l’extérieur, propagande à l’intérieur : la tentative désespérée de Téhéran pour rassurer une base ébranlée

 Cette année, le message de la dictature cléricale pour Norouz n’était pas celui d’un État confiant, mais celui d’un régime tentant de contenir la panique. Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’Iran subit des attaques américano-israéliennes incessantes, l’assassinat de hauts responsables et des bombardements quasi quotidiens. Mais les frappes étrangères à elles seules n’expliquent pas le ton de la propagande du régime. La blessure la plus profonde a été ouverte plus tôt, lors du soulèvement national qui a culminé en janvier 2026 et a ébranlé l’État clérical jusque dans ses fondements. Reuters a décrit ces troubles comme les pires troubles intérieurs depuis la révolution de 1979, tandis qu’Amnesty International a qualifié janvier 2026 de période de répression la plus meurtrière de ses décennies d’études.

Bilan de la répression en Iran en 2025-2026 : plus de 2 600 exécutions et des dizaines de milliers d’arrestations en une seule année

 Un examen des violations des droits de l'homme révèle une forte augmentation des exécutions, des arrestations massives et des répressions meurtrières au cours de l'année 1404 en Iran.

Une année marquée par une répression croissante

Le bilan des droits humains en Iran durant l'année perse 1404 (21 mars 2025 – 20 mars 2026) figure parmi les plus sombres de l'histoire récente. Confronté à une grave crise de survie, le pouvoir en place a intensifié son recours à la répression, entraînant une augmentation dramatique des exécutions, des arrestations et des violences systémiques. Dès le début de l'année, le taux d'exécutions a augmenté de manière significative et a continué de croître de façon exponentielle au cours des mois suivants.