jeudi 23 juillet 2026

Iran : Plus de 300 femmes détenues dans des conditions de chaleur extrême à la prison de Sepidar à Ahvaz

 Des rapports en provenance du quartier des femmes de la prison d'Ahvaz Sepidar décrivent des conditions de détention critiques et inhumaines. La surpopulation extrême, l'absence de climatisation, le manque d'hygiène et les nombreuses restrictions imposées rendent le quotidien des détenues de plus en plus difficile.

Environ 302 femmes sont actuellement détenues dans le quartier des femmes de la prison. Sept jeunes enfants, dont deux nourrissons, vivent également dans ce quartier avec leurs mères, dans les mêmes conditions déplorables.

Risque de maladies infectieuses chez les détenus

Au moins quinze femmes incarcérées dans ce quartier souffrent de maladies contagieuses graves, notamment l'hépatite et le VIH. Des cas d'automutilation parmi certaines détenues ont suscité des inquiétudes quant à la transmission potentielle de ces maladies aux autres détenues, en particulier aux enfants hébergés dans le même quartier.

Chaleur extrême et pannes de courant répétées

Selon un détenu, les températures à Ahvaz ont dépassé les 50 degrés Celsius, et les femmes du quartier n'ont même pas accès à des installations de climatisation de base. Les climatiseurs des quartiers 5 et 6 sont hors service, et les fréquentes coupures de courant ont encore aggravé la situation. Le détenu a indiqué que la prison est concernée par les coupures d'électricité programmées, et que ces coupures répétées exercent une pression supplémentaire sur les détenus, déjà confinés dans un espace surpeuplé.

Surpopulation et manque d'hygiène

Elle a également indiqué que, bien que le quartier des femmes ait été conçu pour accueillir environ 200 personnes, il en abrite actuellement plus de 300. Selon son témoignage, le manque de réfrigération, l'eau contaminée, les sanitaires insalubres et les débordements d'égouts répétés figurent parmi les problèmes les plus graves du quartier. Elle a précisé que les détenues sont obligées de nettoyer elles-mêmes les sanitaires, tandis que les inondations d'eaux usées dans les zones de vie ont détruit leurs effets personnels, leurs vêtements et leurs provisions.

Crainte suite aux attaques à proximité et renforcement des restrictions

La prisonnière a également décrit l'impact psychologique de la situation de guerre, expliquant qu'après les attaques près de la prison de Sepidar, des cris et la panique se sont répandus dans le quartier des femmes, plongeant de nombreuses détenues dans un état d'anxiété extrême.

Elle a également indiqué que les femmes détenues dans ce service ont un accès limité aux espaces d'exercice extérieurs et que leurs déplacements à l'intérieur de la prison sont fortement restreints.

D'après son témoignage, les détenues sont tenues de porter en permanence des vêtements amples et longs, même à l'intérieur de leur cellule. Elles doivent également assister à la levée des couleurs matinale et saluer le drapeau iranien ; le petit-déjeuner n'est offert qu'à celles qui y participent.

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