mercredi 22 avril 2026

Des eurodéputés exigent la fin du silence sur les exécutions en Iran et la reconnaissance du CNRI

BRUXELLES, 22 avril 2026 — Alors que les exécutions politiques en Iran atteignent un seuil critique, une conférence de haut niveau au Parlement européen a plaidé aujourd’hui pour un changement de paradigme fondamental dans l’approche de l’Union européenne vis-à-vis de Téhéran. L’événement, intitulé « Iran : Agissez pour mettre fin aux exécutions – Quelle est la position de l’UE ? », a réuni une large coalition transpartisane de parlementaires et de personnalités internationales afin d’aborder ce qu’ils ont décrit comme la « fragilité existentielle » du régime clérical et l’impératif pour l’UE de soutenir la résistance organisée du peuple iranien. Les intervenants ont rejeté à la fois la théocratie actuelle et tout retour à un régime monarchique, soulignant que le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et son Plan en dix points représentent la seule voie viable vers une république démocratique et non nucléaire.

Paralysie économique de l’Iran : 54 jours de blocus numérique et effondrement post-guerre

 Les secteurs numérique et industriel iraniens sont quasiment paralysés par une coupure d’Internet de 54 jours, qui s’ajoute aux ravages d’un conflit régional de 39 jours. Cette double crise a coupé le pays de l’économie mondiale, laissant des millions de citoyens sans ressources et perturbant le fonctionnement même de l’État. Le mercredi 22 avril 2026, le fossé entre le discours officiel du gouvernement et la réalité du terrain a atteint un point de rupture, alors que l’administration tentait de gérer les conséquences de ce que les observateurs qualifient de plus longue interruption des communications de l’histoire du pays.

L’effondrement des moyens de subsistance à Téhéran ; le loyer est devenu un cauchemar

 Un examen des annonces de location dans les 4e et 5e arrondissements de Téhéran montre que les loyers moyens demandés en avril ont atteint environ 10 milliards de rials pour le dépôt de garantie et 310 millions de rials pour le loyer mensuel (environ 6 700 $ et 205 $) ; des chiffres lourds et choquants qui démontrent clairement la profondeur de la crise du logement et l'incapacité croissante des ménages à se loger.

Dans le même temps, le salaire minimum d'un travailleur ayant deux enfants atteint à peine 100 dollars par mois.

Crise du logement locatif dans le contexte de la guerre ; impasse pour les locataires iraniens

Éditorial : L’Iran à un tournant décisif

 L’Iran traverse une période charnière de son histoire moderne. Le soulèvement de janvier 2026, la répression sanglante de milliers de manifestants par le Corps des gardiens de la révolution islamique, la mort du guide suprême Ali Khamenei et deux guerres dévastatrices ont placé le pays face à un choix décisif. Ces événements n’ont pas seulement ébranlé le régime ; ils ont dissipé les illusions longtemps entretenues quant à sa nature, ses méthodes et les forces susceptibles de façonner l’avenir de l’Iran.

Entre frappes renouvelées et concessions, le régime iranien déclare la « guerre » à son propre peuple

 Pris entre la perspective humiliante d’une soumission diplomatique à Islamabad et une campagne incessante de frappes militaires extérieures, le régime iranien a retourné sa fureur contre lui-même, abandonnant formellement toute prétention de droit civil. Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, chef du pouvoir judiciaire, a déclaré dimanche 19 avril que le système judiciaire du pays était passé en « état de guerre ». S’adressant à un sommet réunissant de hauts responsables judiciaires, M. Mohseni-Eje’i a explicitement lié la dissidence intérieure aux services de renseignement étrangers, affirmant que toute opposition interne servait désormais les objectifs stratégiques d’Israël et des États-Unis et serait poursuivie pour trahison en temps de guerre.

Exécution en Iran du jeune insurgé courageux Amirali Mirjafari

 • Le pouvoir judiciaire des mollahs : Amirali Mirjafari a été exécuté pour attaque des forces « chargées de la sécurité », incendie d’une moto des forces de sécurité et incendie d’un local des miliciens du Bassidj dans la mosquée Qolhak

• Mme Radjavi a averti les mollahs et les pasdarans qu’ils devront rendre des comptes pour ces exécutions quotidiennes et ces effusions de sang sans fin

A l’aube de ce mardi 21 avril en Iran, le jeune insurgé courageux Amirali Mirjafari, 24 ans, étudiant et technicien informatique, arrêté lors du soulèvement national de janvier, a été pendu à Téhéran. Avant lui, trois jeunes insurgés courageux de Qom avaient été exécutés le 19 mars, et quatre autres jeunes insurgés de Narmak (Téhéran) avaient été exécutés en avril.

Des usines fermées aux salles de classe obscures, la ruine économique de l’Iran présage l’avenir du régime

 La dictature cléricale est confrontée à un double effondrement de ses fondements sociaux et économiques : une coupure d’internet de 52 jours et les ravages de la guerre plongent le pays dans une crise générationnelle. Tandis que le pouvoir judiciaire se maintient en état de guerre pour étouffer toute dissidence, les infrastructures du pays sont incapables de fournir les services les plus élémentaires, laissant des millions d’élèves et d’étudiants dans une situation d’incertitude scolaire et plongeant l’économie dans une profonde récession, exacerbée par la crise d’internet.