Quatre années de non-paiement des salaires impayés dans le secteur des télécommunications ont plongé les employés dans une situation de précarité extrême. Selon un article de l'agence de presse officielle ILNA, paru le 21 mai, l'Association des travailleurs des télécommunications de la province de Téhéran a adressé un courrier au PDG de la Compagnie iranienne des télécommunications (TIA) pour réclamer le versement intégral et sans condition des arriérés de prestations sociales mensuelles et annuelles accumulés depuis quatre ans, conformément à la loi n° 89/24 relative au personnel, et ce, dès le début de l'année. S'inscrivant dans le mouvement de protestation qui touche divers secteurs d'activité, les employés des télécommunications de la province de Téhéran exigent le paiement des arriérés et l'application intégrale de la législation du travail. Pauvreté urbaine en Iran : l'effondrement de l'économie de la vie dans les grandes villes
samedi 23 mai 2026
vendredi 22 mai 2026
Iran : L’affaire Ekbatan et le recours à la peine de mort dans les poursuites liées aux manifestations
L'annulation de six condamnations à mort dans l'affaire très médiatisée du « canton d'Ekbatan » a soulevé de sérieuses inquiétudes quant au recours à la peine capitale, aux aveux extorqués et aux poursuites fondées sur des considérations sécuritaires contre les manifestants en Iran. Ce qui avait débuté comme l'une des réponses judiciaires les plus sévères au soulèvement national de 2022 s'est finalement soldé par l'acquittement de trois accusés pour meurtre et la réduction des peines de prison de trois autres, après que la Cour suprême a cassé les verdicts de peine capitale.
Le Parlement européen adopte à une écrasante majorité une résolution ferme condamnant la répression en Iran
Strasbourg, le Parlement européen a adopté à une large majorité, une résolution décisive condamnant la répression systématique du régime iranien, les exécutions secrètes de prisonniers politiques et de manifestants, ainsi que les violations généralisées des droits de l’homme. Le vote s’est déroulé lors de la session plénière officielle à Strasbourg, le jeudi 21 mai 2026. Il s’est soldé par 516 voix pour, 14 contre et 39 abstentions. Cette position est considérée comme l’une des plus fermes adoptées par le Parlement européen à l’encontre du régime iranien ces dernières années.
Plus de 300 personnalités internationales exhortent l'ONU à agir face à la recrudescence des exécutions en Iran
Une coalition de plus de 300 experts juridiques internationaux, anciens fonctionnaires des Nations Unies, lauréats du prix Nobel, juges et défenseurs des droits de l'homme a publié une lettre ouverte appelant les Nations Unies à prendre des mesures immédiates face à ce qu'ils décrivent comme une forte escalade des exécutions et de la répression politique en Iran.
Monde : 2025 a été une année record pour les exécutions
AMNESTY INTERNATIONAL – Le rapport annuel d’Amnesty International sur le recours à la peine de mort dans le monde révèle que le nombre d’exécutions en 2025 a atteint le plus haut niveau jamais enregistré par l’organisation de défense des droits humains depuis 1981, avec 2 707 personnes exécutées par les autorités de 17 pays.
jeudi 21 mai 2026
Éditorial | La rue : le front que le régime iranien craint plus que le ciel
Depuis la récente confrontation impliquant les États-Unis, Israël et le régime clérical en Iran, une scène se répète presque chaque soir : le régime fait descendre dans la rue sa propre base sociale, par ailleurs limitée. Rassemblements nocturnes, convois de motos et de voitures, cérémonies de brandissement de drapeaux, chants religieux, slogans belliqueux, distributions de nourriture, mobilisation d’adolescents et de familles liés aux institutions étatiques, et même entraînements au maniement des armes diffusés à la télévision publique : tout cela fait désormais partie de ce spectacle orchestré.
Exécution secrète de deux prisonniers politiques kurdes à la prison de Naqadeh, en Iran
Aux premières heures du mercredi 20 mai, les condamnations à mort de deux prisonniers politiques kurdes, Ramin Zeleh et Karim Maroufpour, ont été exécutées en secret à la prison centrale de Naqadeh. Selon des sources de défense des droits humains, les exécutions ont eu lieu sans que leurs familles en soient informées et sans qu'elles aient pu leur rendre un dernier hommage.
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