mardi 7 avril 2026

Le régime iranien à bout de souffle, fait appel à des mercenaires étrangers et à des enfants soldats


 Signe évident de faiblesse, le régime iranien a intensifié son recours à des milices chiites étrangères, et même à des enfants soldats, pour réprimer les troubles intérieurs, révélant ainsi la fragilité de son propre appareil sécuritaire. De nombreux rapports en provenance de la province du Sistan-et-Baloutchistan confirment l’arrivée organisée de combattants de la brigade pakistanaise Liwa Zainabiyoun et de la division afghane Liwa Fatemiyoun. Des unités sont logées dans des bâtiments publics, notamment des écoles, dans des villes comme Zahedan, Zabol et Chabahar. Des sources locales décrivent ces déploiements comme étant généralisés et coordonnés, survenant dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans la région.

Des médias, notamment des chaînes régionales arabophones comme Al Arabiya, ont rapporté le passage de convois des Forces de mobilisation populaire irakiennes (Hachd al-Chaabi) entre Bassora et l’Iran. Ces mouvements, observés à l’entrée de zones frontalières comme Khorramshahr et le Khuzestan, sont généralement interprétés comme des renforts pour des opérations de contrôle intérieur plutôt que comme des déplacements de routine.

Des combattants étrangers établissent des points de contrôle dans des zones instables

Parallèlement, des unités Zainabiyoun et Fatemiyoun ont été documentées en train d’établir des points de contrôle dans les zones urbaines et le long des principaux axes routiers de Chabahar, Zahedan et des districts environnants comme Dust Mohammad. Des témoins oculaires rapportent que ces forces arrêtent les véhicules pour des inspections et, dans certains cas, procèdent à des fouilles corporelles de civils sans fournir d’explications claires. Nombre de ces combattants ne maîtriseraient pas suffisamment le persan ou le baloutche, ce qui a engendré des malentendus et exacerbé les tensions lors des interactions avec les habitants.

À plusieurs reprises, les milices étrangères ont opéré indépendamment des forces de sécurité iraniennes, soulevant des questions quant à leurs structures de commandement et à la coordination de leurs opérations. Des rapports font également état d’activités conjointes avec les forces du régime dans d’autres régions, ce qui contribue à la confusion concernant leur rôle et leur autorité exacts sur le terrain.

Une présence de longue date désormais renforcée en pleine crise

Ce renforcement actuel n’est pas entièrement nouveau ; des rapports antérieurs avaient déjà fait état de la présence de combattants de Zainabiyoun dans les zones côtières méridionales du Sistan-et-Baloutchistan, notamment à Chabahar, Konarak, Sirik et Minab, ainsi que dans des projets économiques tels que le complexe pétrochimique de Chabahar. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’ampleur et la visibilité de ces déploiements, qui se sont étendus aux zones urbaines centrales et aux institutions publiques comme les écoles. Les observateurs locaux attribuent cette expansion au besoin de renforts humains du régime, confronté à la fois à des manifestations internes et à des pressions extérieures.

Cette approche a incité les habitants et les analystes à penser que ces mesures reflètent une forte attrition au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et l’affaiblissement du contrôle du régime sur les provinces clés.

Le régime recrute des enfants dès l’âge de 12 ans pour des missions de sécurité

Aggravant le tableau d’un système de sécurité déjà sous tension, le CGRI a lancé une campagne de recrutement ouverte aux volontaires âgés de 12 ans et plus, via les bases des Bassidj et les mosquées. Des témoignages et des images vérifiés montrent des enfants de 12 à 13 ans armés et postés à des points de contrôle ou participant à des patrouilles dans des villes comme Téhéran, Mashhad et Kermanshah. Les organisations de défense des droits humains ont condamné cette pratique, la qualifiant de violation du droit international qui expose les mineurs à un danger direct lors d’opérations de sécurité.

Des témoignages provenant de plusieurs provinces décrivent des adolescents occupant des postes aux côtés des forces adultes, illustrant une fois de plus la difficulté du régime à combler ses pénuries d’effectifs.

Réaction locale et inquiétudes sociales croissantes

Dans les zones touchées, notamment dans les communautés à majorité baloutche, les habitants expriment une inquiétude grandissante face à la présence de forces non iraniennes chargées du maintien de l’ordre dans les rues. Des témoignages font état de traitements irrespectueux, voire humiliants, lors de contrôles routiers, alimentant le ressentiment et provoquant des affrontements sporadiques. Le manque de transparence concernant le mandat de ces milices n’a fait qu’accentuer le malaise et les spéculations quant aux intentions du régime.

Ces événements surviennent alors que le pouvoir clérical doit faire face simultanément à des conflits extérieurs et à des mouvements de contestation menés par la jeunesse, ce qui le pousse à mobiliser des supplétifs étrangers pour maintenir l’ordre dans les villes.

Tout indique un appareil sécuritaire épuisé et à bout de souffle, incapable de contrôler l’ensemble du pays, un appareil qui, depuis 2017, a démontré à maintes reprises être prêt à tout risquer pour mettre fin à la dictature cléricale.

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