lundi 14 septembre 2026

Le seuil de pauvreté en Iran atteint 700 millions de rials, tandis que le coût minimum de la vie s’élève à 900 millions

 Selon un rapport de l’agence de presse publique ILNA, le seuil de pauvreté en Iran a dépassé les 700 millions de rials par mois, alors que le revenu mensuel minimum des travailleurs, avantages sociaux inclus, est inférieur à 250 millions de rials (environ 107 dollars). Cet écart démontre que le revenu d’une grande partie des travailleurs n’atteint même pas le tiers du montant nécessaire pour s’extraire de la pauvreté. Les travailleurs et les groupes les plus vulnérables d’Iran confrontés à la pression inflationniste

Citant les propos d’un militant syndical, l’ILNA a estimé les dépenses mensuelles d’une famille ouvrière à environ 900 millions de rials (près de 383 dollars). Par conséquent, l’écart entre le revenu minimum et le coût réel de la vie atteint environ 650 millions de rials par mois. Cela signifie qu’un travailleur doit cumuler plusieurs emplois pour combler ce déficit de 650 millions de rials, sous peine de sombrer dans la pauvreté.

Selon ce même rapport, les chiffres de l’inflation dressent un tableau encore plus alarmant des conditions de vie de la population. L’inflation en glissement annuel a été rapportée à 2 020 %, tandis que l’inflation ponctuelle (d’un mois à l’autre) pour les produits alimentaires a atteint 127,5 %. L’inflation annuelle pour le deuxième décile de revenus s’élevait également à 78,3 %, contre 67,6 % pour le dixième décile.

Sur le marché des changes, le taux du dollar sur le marché libre a atteint environ 2,35 millions de rials. La hausse du coût des marchandises, du logement, des soins de santé et d’autres besoins essentiels a accru la pression sur les ménages à faibles revenus. Il en résulte une réduction constante du panier de consommation des familles ouvrières et la disparition d’une grande partie des biens et services essentiels de leur quotidien.

Les politiques gouvernementales en matière de conditions de vie se font au détriment des travailleurs. Plutôt que de subventions ou de bons alimentaires, les travailleurs ont besoin de salaires en adéquation avec le coût réel de la vie. Alors que le seuil de pauvreté dépasse les 700 millions de rials, comment un salaire inférieur à 200 ou 250 millions de rials pourrait-il couvrir les dépenses d’une famille ?

Ces chiffres sont publiés alors que la hausse du prix de l’essence et d’autres frais de subsistance a encore alourdi la pression économique pesant sur les salariés. Le problème ne réside pas uniquement dans la faiblesse des salaires, mais dans l’écart grandissant entre les revenus et le coût de la vie — un fossé qui se creuse chaque jour davantage sous l’effet des politiques économiques du régime iranien.

Dans ce contexte, même le cumul de plusieurs emplois ne garantit pas une existence un tant soit peu décente à de nombreux travailleurs. Le fait que le seuil de pauvreté s’établisse à 700 millions de rials, alors que le revenu minimum est inférieur à 250 millions de rials, illustre clairement l’effondrement du pouvoir d’achat et l’aggravation de la pauvreté au sein de la classe laborieuse.

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