Les femmes détenues pour des raisons politiques en Iran continuent de subir des détentions prolongées, une incertitude judiciaire et de lourdes peines de prison. Parmi les cas récents figurent ceux de deux médecins et d’une mère endeuillée, détenues dans les prisons de Dowlatabad, à Ispahan, et de Sabzevar.
Zeynab Soleimani : une pédiatre détenue sans avoir été jugée
Zeynab Soleimani, médecin pédiatre, est détenue à la prison de Dowlatabad, à Ispahan, depuis avril 2026.
Selon les informations publiées, lors du soulèvement de janvier 2026, elle a apporté une assistance médicale aux manifestants blessés, notamment en retirant des plombs et des balles de leurs corps.
À ce jour, aucune audience judiciaire n’a été tenue dans son affaire et elle demeure en détention sans que sa situation judiciaire soit clarifiée.
Selon certaines informations, son état de santé mentale s’est gravement détérioré au cours de sa détention. Elle a été hospitalisée à trois reprises à l’hôpital psychiatrique Farabi d’Ispahan et a passé la majeure partie de sa détention à l’isolement.
Somayeh Afshar : une mère endeuillée condamnée à cinq ans de prison
Somayeh Afshar, mère d’Alireza Sepahi, arrêté lors des manifestations de janvier 2026, purge une peine de cinq ans de prison à la prison de Dowlatabad, à Ispahan.
Elle a été condamnée par la première chambre du tribunal révolutionnaire d’Ispahan pour des accusations liées aux manifestations.
Selon les informations disponibles, elle a été arrêtée environ vingt jours après l’arrestation de son fils. Des sources informées ont indiqué que son arrestation visait à exercer des pressions sur son fils afin de lui extorquer des aveux forcés.
Son fils, Alireza Sepahi, a été exécuté en octobre 2026 par le régime iranien.
Maintien en détention de Safiyeh Sabzevari
Safiyeh Sabzevari, médecin généraliste originaire de Sabzevar, est également détenue depuis le 5 septembre 2026.
Elle a été arrêtée après s’être présentée devant les autorités judiciaires de Sabzevar, puis transférée à la prison de cette ville.
Près de deux mois après son arrestation, elle demeure dans une situation de grande incertitude judiciaire. Aucune information n’a été rendue publique concernant les accusations retenues contre elle.
Safiyeh Sabzevari avait déjà été arrêtée dans le cadre des manifestations nationales.
Intensification de la répression contre les manifestantes et les familles endeuillées
Les détentions prolongées, l’isolement cellulaire, l’absence de garanties judiciaires et les lourdes peines de prison font partie des méthodes répressives utilisées par le régime iranien misogyne et clérical à l’encontre des manifestantes et des familles endeuillées.
Les cas de Zeynab Soleimani, Somayeh Afshar et Safiyeh Sabzevari illustrent les pressions sécuritaires et judiciaires exercées contre les femmes en Iran, non seulement en raison de leur participation aux manifestations, mais aussi pour avoir porté assistance médicale aux manifestants blessés ou réclamé justice pour leurs proches.

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