mercredi 19 décembre 2012

Political prisoner Majid Assadi begins hunger strike


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HRANA News Agency –Political prisoner Majid Assadi in Ward 350 of Evin Prison began hunger strike for one week protesting the measures of the branch 15th of Iran’s Revolutionary Court by Judge Salavati.

According to a report by Human Rights Activists News Agency (HRANA), Political prisoner Majid Assadi in Ward 350 of Evin Prison began hunger strike for one week protesting the measures of the branch 15th of Iran’s Revolutionary Court by Judge Salavati toward two political prisoners in Ward 350 in Tehran’s Evin Prison. These two prisoners are Ali Moezi and Vahid Asghari, who were transferred to solitary confinement and banned from any visits.

By this action, he wants to attract the attention of world community to consider the situation of Political Prisoners who are banned of visiting their families.

Majid Assadi is a graduated Economic student at Allameh University in Tehran. He was arrested on Thursday, July 3, 2008 and passed 78 days in Solitary Confinement.

He was sentenced to four year in prison in May 2010. He was summoned to Evin prison to serve his sentence on Wednesday, October 5, 2011.

L'avenir pour nous est un Iran libre, un Iran démocratique – Alejo Vidal Quadras



CNRI – « Beaucoup d'entre nous dans ce Parlement partagent les objectifs et les valeurs du CNRI et de l'Ompi. Nous pensons que leur position dans cette opposition aux mollahs s'est avérée très démocratique et ils ont toujours été prêts à payer le prix fort pour la liberté en Iran. Le fait qu'ils aient payé un lourd tribut les a rendus crédibles », a déclaré Alejo Vidal Quadrras le 12 décembre à Strasbourg.
Le vice-président du PE s’exprimait dans la réunion de clôture des Amis d’un Iran Libre pour 2012 au Parlement européen. Voici les moments forts de son intervention :
L’assemblée plénière était très liée à l'Iran et au Prix Sakharov décernés à deux représentants de la société civile. Aujourd'hui, c'est l'occasion de nous rencontrer avant la fin de 2012. Donc, je pense qu'il serait bon de faire un petit résumé des événements de l’an dernier.
Beaucoup d'entre vous se souviennent sans doute qu’à cette époque, l'année dernière, nous étions très inquiets en raison de la date butoir imposée par Maliki et le gouvernement irakien pour fermer le camp d'Achraf. Nous avons lancé une campagne internationale majeure avec une pétition qui a été signée par plus de 400 parlementaires européens demandant de reporter la date butoir. Des pétitions similaires ont circulé dans les parlements nationaux à travers le monde. De nombreuses personnalités éminentes, des ONG et beaucoup de gens ont soutenu la cause.
Cette année, nous avons assisté à une décision très difficile mais courageuse de la direction du CNRI, notre bonne amie Madame Maryam Radjavi, qui a demandé aux résidents d'Achraf de partir dans un camp appelé ironiquement Liberty près de l'aéroport de Bagdad. À l'heure actuelle plus de 3100 personnes sont parties à Liberty et environ une centaine demeure à Achraf pour s'occuper des biens qui restent là-bas.
Selon le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, le camp Liberty est en fait une prison. Les résidents n'ont pas la liberté de mouvement. Ils n’ont pas accès à des avocats, le camp est entouré de très hauts murs ; il y a une présence policière intensive à l'intérieur du camp et beaucoup de problèmes d'infrastructure, l’eau, l’électricité, les égouts, qui n'ont pas été résolus.
Il y a aussi un signe de la cruauté du gouvernement irakien qui est la torture psychologique, parce que la personne en charge du camp Liberty est le colonel Sadegh, qui est celui qui a mené les massacres à Achraf en 2009 et 2011 qui ont fait plus de 40 tués. Donc, l'homme qui a mené ces massacres est l'homme en charge du camp Liberty. Je tiens à vous rappeler que le colonel Sadegh est poursuivi par la justice espagnole en vertu du principe de la compétence universelle.
Nous sommes préoccupés par la vision biaisée à Achraf et à Liberty de la MANUI et de l'envoyé de l'ONU M. Martin Kobler. Beaucoup d'entre nous avons été en contact avec M. Kobler en toute bonne foi dès les premières semaines qu'il a pris en charge le dossier d'Achraf. Nous pouvons dire maintenant que M. Kobler a suivi et poursuit un agenda politique qui n'est pas neutre ni impartial. Nous pensons que le Secrétaire général doit nommer un autre émissaire parce que M. Kobler comme je l'ai dit, est tout à fait partial et il serait bon d'avoir un envoyé sans préjugés à la place de M. Kobler. Nous nous sommes adressés plusieurs fois avec le Secrétaire général pour le lui demander.
Nous demandons également à Mme Ashton d'exhorter l'Irak pour mettre fin aux restrictions à Liberty et de le déclarer comme un camp de réfugiés. Actuellement, ce n'est pas un camp de réfugiés, c’est un camp de concentration, c’est une prison, c’est pourquoi il devrait être officiellement appelé un camp de réfugiés.
Les Etats-Unis, l'Union européenne et les Nations Unies ne devraient pas permettre le pillage des biens des résidents d'Achraf par le gouvernement irakien et devraient inviter les autorités irakiennes à en permettre la vente car il s’agit du fruit du travail de milliers de les personnes pendant plus de 25 ans. Cela vaut des centaines de millions et ces biens ont des propriétaires et les droits de propriété doivent être respectés.
Le plus grand événement politique pour l'opposition iranienne en 2012 a été la décision prise par le département d'État américain de retirer l'opposition démocratique iranienne de la liste terroriste. Il s’agit d'une avancée politique majeure et elle a été acquise par les efforts inlassables des membres et des partisans de la Résistance iranienne et par la collaboration et le sacrifice des résidents d'Achraf.
Nous devons féliciter Mme Radjavi pour cette décision difficile mais courageuse et lui exprimer notre gratitude pour son leadership dans des circonstances difficiles. Nous espérons que les Etats-Unis compenseront les torts causés par cette désignation qui était illégitime dès le départ et qui a contribué à bloquer la route pour un changement de régime en Iran. Le fait d'être sur la liste noire a eu des conséquences. J’ose dire que le fait de figurer sur cette liste a eu un coût en vies humaines et ce n'est pas quelque chose que nous pouvons prendre à la légère. Les Etats-Unis devraient y réfléchir et penser à une indemnisation équitable du CNRI.
Aujourd'hui, après le printemps arabe, nous voyons une escalade des extrémismes dans la région. Regardez la situation de l'Egypte, par exemple, et les alternatives démocratiques souffrent d'une sorte de fondamentalisme et de tous ces facteurs ont une source et la source est à Téhéran.
Certains d'entre nous ont dit cela quand le printemps arabe a commencé et certains ont dit « oh la démocratie est arrivée en Afrique du Nord, nous vivons dans le meilleur des mondes ». Certains d'entre nous ont immédiatement été accusés de pessimisme et nous avons dit être prudents parce que le régime des mollahs ne serait pas passif dans ces circonstances, il allait essayer d'obtenir quelque avantage dans cette situation et c’est ce qu’il le fait. La situation en Egypte et dans d'autres pays le prouvent.
Donc, nous avons un autre problème maintenant, l'influence du régime iranien qui est claire en Irak et qui s'étend maintenant au reste de la région. Parfois, nous devrions réfléchir à notre politique étrangère, parce que certaines questions sont élémentaires. Ma question est de savoir pourquoi nous avons, ainsi que les États-Unis et nos alliés, pris de telles décisions et tombons toujours dans les mêmes pièges et voulons toujours complaire aux méchants ? C'est très décevant.
Mais regardons vers l'avenir et l'avenir pour nous est un Iran libre, un Iran démocratique. Beaucoup d'entre nous dans ce Parlement partagent les objectifs et les valeurs du CNRI et de l'Ompi. Nous pensons que leur position dans cette opposition aux mollahs s'est avérée très démocratique et ils ont toujours été prêts à payer le prix fort pour la liberté en Iran. Le fait qu'ils aient payé un lourd tribut les a rendus crédibles.
Le leader historique de l'OMPI Massoud Radjavi était en prison pendant sept ans à l'époque chah, plusieurs membres de sa famille ont été tués par le régime. Mme Radjavi elle-même a perdu deux sœurs dans ce combat.  Donc personne ne peut demander plus à un leadership. Rien ne peut remplacer les vies perdues au cours de ces années de répression. Nous devons nous accrocher à l'espoir que l'Iran sera libéré de la tyrannie et que ses habitants vivront dans la paix et la démocratie. Nous allons bien sûr continuer à travailler, en tant que vos amis, pour atteindre ces objectifs.
L'expérience de toutes ces années a prouvé qu'il n'y a qu'un chemin, nous devons persévérer, nous devons être constants, nous devons être déterminés et à la fin les choses se feront. Je me souviens que la sortie de liste des Etats-Unis semblait presque impossible, mais c'est arrivé. Pourquoi est-ce arrivé ? Cela ne s’est pas fait parce qu'un jour, tout à coup, Hillary Clinton, a vu la lumière de la vérité.  Non, c'est arrivé à cause de la pression constante que nous et beaucoup d'autres avons exercée pendant de nombreuses années et ce conjointement avec le sacrifice des résidents d'Achraf. Cette année, nous avons beaucoup de raisons de nous réjouir, comme la radiation, et d’autres qui sont une source de grande préoccupation, comme la situation à Liberty. Mais il faut continuer à se battre pour les choses auxquelles nous croyons.
Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël.

Que 2013 apporte la liberté et la démocratie en Iran – Struan Stevenson



CNRI – « Je peux vous dire l'intention du régime en Irak qui est le deuxième régime le plus corrompu au monde. Ils veulent voler ces biens. Ces gens sont des voleurs et ils ont bloqué toute tentative des résidents d'Achraf de vendre leurs biens. Et il est absolument scandaleux pour les Nations Unies de fermer les yeux là-dessus », s’est indigné l’eurodéputé Struan Stevenson à Strasbourg le 12 décembre. 
Le président des Amis d'un Iran Libre s’exprimait à la réunion de clôture de ce comité interparlementaire pour 2012 au Parlement européen. Voici les moments forts de son intervention :
En ce moment il y a une centaine de personnes qui sont restées à Achraf pour s'occuper de leurs biens, acquis au fil de 25 ans. Nous estimons que les biens meubles se situent entre 25 et 50 millions d'euros, mais la propriété fixe est estimée autour de 500 millions d'euros.
Parce que 3400 personnes ont déjà été déplacées au camp Liberty, Martin Kobler l'émissaire de l'ONU dit qu’il veut fermer le dossier et faire partir la centaine d’habitants qui restent de telle sorte qu'il pourra prétendre à une grande victoire pour l'ONU : nous avons fermé Achraf, nous avons fait ce que demandait Nouri Al Maliki qui est, on le sait, une marionnette des mollahs en Iran. L'ONU peut se laver les mains de toute l'affaire et toutes ces personnes peuvent être entassées dans ce camp d’un demi-kilomètre carré. Elles vivaient auparavant dans cet endroit immense et maintenant elles sont entassées dans cette prison.
Ce n'est pas quelque chose que nous avons dit, c'est quelque chose que le groupe de travail de l'ONU a déclaré : ce sont des conditions semblables à celles d’une prison à Liberty. Martin Kobler a dit qu’ils mettent tous leurs biens meubles dans un coin à Achraf et ensuite, il transfèrera les 100 habitants restants au camp Liberty et on s’occupera correctement de leurs biens meubles.
Je peux vous dire l'intention du régime en Irak qui est désormais répertorié et reconnu internationalement comme le deuxième régime le plus corrompu au monde, seule la Somalie est plus corrompue. Ils veulent voler ces biens. Ces gens sont des voleurs et ils ont bloqué toute tentative des résidents d'Achraf de vendre leurs biens. Ils veulent se débarrasser des cent derniers habitants pour voler ces biens et en prendre possession. Et il est absolument scandaleux pour les Nations Unies de fermer les yeux là-dessus.
Martin Kobler ne doit en aucune façon cautionner le transfert des 100 dernières personnes, qui sont la seule protection des biens, jusqu'à ce que nous soyons assurés qu’ils soient vendus correctement, de manière équitable, pour couvrir les dépenses des personnes actuellement à Liberty jusqu'à ce que les personnes soient réinstallées. Cela coûtera environ 35.000 euros par personne au cours de la prochaine année pour s'occuper du bien-être et des moyens de subsistance de ces personnes et obtenir de l'aide pour leur réinstallation potentielle. Cela signifie que nous aurons besoin d’un total de 110.000.000 euros. Eh bien, je ne vois pas l'ONU se ruant avec un pot d'or disant que nous paierons pour cela. Je ne vois aucun des 27 Etats membres proposer de venir les aider financièrement. Où sont ces gens censés trouver l'argent ?
Ce financement viendra de la vente équitable de leurs biens et de leurs effets personnels. Or cette vente juste et ce droit sont refusés par l'émissaire de l'ONU Martin Kobler, et c'est absolument honteux.
Ce camp Liberty, ou camp Hourriyeh comme on l'appelle, a été décrit par le groupe de travail des Nations Unies comme similaire à une prison et cependant nous continuons à laisser l'ONU et la baronne Ashton à s’y référer comme un lieu de transit temporaire qui signifie que les réfugiés vont y passer quelques semaines avant d'être réinstallés. Nous avons déjà des gens là-bas depuis plus d'un an et il ne semble pas qu’il y aura de mouvement prochainement.
Ces gens sont en danger imminent, ils sont maintenant entassés dans ce demi-kilomètre carré entourés par des troupes sous les ordres de l’assassin en chef du massacre qui a eu lieu à Achraf. Ces personnes sont en véritable danger. Nous ne pouvons pas laisser faire la baronne Ashton, qui vient juste de caresser tout le monde dans le sens du poil pour l'attribution du prix Nobel de la paix. Elle ne peut pas rester les bras croisés et ignorer la situation. Le camp Liberty doit être désigné comme un camp de réfugiés, il ne peut pas continuer à être étiquetés comme LTT. Une fois qu’il aura sa nouvelle appellation, il donnera un statut de protection complète aux gens qui sont piégés à l'intérieur.
Nous devons commencer à encourager les États membres de l'UE à rapatrier et réinstaller ces personnes, à les sauver de cette situation épouvantable. Les promesses faites par l'ambassadeur Dan Fried qui est venu à plusieurs reprises nous tordre les bras pour tenter de nous persuader de faire partir les gens d'Achraf à Liberty. A moins de mettre en doute sa sincérité, nous voulons voir des actes États-Unis. Ils n'ont plus d’excuses derrière laquelle se cacher.
L'administration Obama a retiré l'OMPI de sa liste du terrorisme de sorte qu'elle ne peut plus se cacher derrière et qu’il n’y a plus d’excuse pour la baronne Ashton ou l'administration Obama. Elles doivent secourir ces personnes et le faire sans délai. J'ai donc trois demandes à adresser à la baronne Ashton :
Premièrement que le camp Liberty soit défini comme un camp de réfugiés.
Deuxièmement, que les États membres de l'UE reconnaissent Liberty comme un camp de réfugiés.
Troisièmement, que les résidents d'Achraf soient en mesure de vendre leurs propriétés et nous ne devons pas céder et assister au vol flagrant de ces biens par le gouvernement irakien et leurs agents iraniens.
Donc, ce matin, nous avons entendu les représentants de Nasrine Sotoudeh et Jafar Panahi. Le représentant de Mme Sotoudeh a déclaré que l'Iran est une prison vers laquelle se dirigent les rats. Certains rats qui se dirigent vers la prison d'Iran viennent d'Europe et je peux vous dire que j'ai été horrifié de voir certains de ces rats sous la forme de collègues de ce Parlement qui ont tenté de se rendre à Téhéran récemment dans une délégation conviviale pour rencontrer les mollahs. La seule raison pour laquelle la visite a été annulée, c’est parce que nous avons décidé d'attribuer le prix Sakharov à ces deux personnes imminentes détenues en prison en Iran. Donc, nous devons être conscients de ces rats, nous devons nous en prémunir.
Nous devons regarder de l’avant, pour que 2013 apporte la liberté et la démocratie en Iran et le type de constitution que Mme Radjavi représente pour le peuple libre de l'Iran.

Six cents jours de sit-in devant l'ONU à Genève

                  

La Tribune de Genève, 18 décembre  - Etre un opposant iranien, ce n'est pas une sinécure dans cet Irak de l'après-Saddam Hussein, où le pouvoir est contrôlé par la majorité chiite. Hier à Genève, des sympathisants des Moudjahidine du peuple se sont rassemblés pour marquer les 600  jours de leur sit-in devant le Palis des Nations.
 Ils réclament en effet au Haut commissariat de l'ONU pour le réfugiés (HCR) qu'il prenne d'urgence sou s sa protection le camp irakien Liberty, où les Moudjahidine attendent d'être enregistrés par l'agence onusienne puis envoyés vers un pays d'asile, pour éviter que Bagdad ne les extrade vers l'Iran des mollahs.
Or à entendre ces manifestants, le camp Liberty, où les Iraniens ont transférés les Moudjahidine, porterait très mal son nom. "C'est une prison,! Il n'y a pas de liberté de mouvement et les conditions humanitaires minimales ne sont pas respectées", dénonce Simin Far, du comité des familles des habitants d'Achraf.
C'est au camp d'Achraf que vivaient les 3500 membres des Moudjahidine du peuple jusqu'au début de l'année. l'armée irakienne avait tenté de les en déloger par la violence en avril 2011. C'est alors qu'avait démarré le sit-in devant l'ONU à Genève.
Andrés Allemand avec ATS

lundi 17 décembre 2012

Iran : Nouvelles méthodes de torture des prisonniers politiques à Zahedan



Pressions sur les familles pour obtenir des aveux forcés des détenus
CNRI - Le régime iranien a mis sous pressions le père du prisonnier politique Abdolvahab Rigui, condamné à mort, pour qu’il blâme son fils à la télévision. S’il refuse, son fils sera exécuté. Son frère, Abdolvasset Rigui, a été pendu le 21 octobre, avec deux autres détenus dénommés Abdoljalil Kahrazehi et Yahya Chari Zehi à la prison de Zahedan (sud-est de l’Iran) pour « Moharebeh » ou guerre contre Dieu.

Par le passé déjà, le régime promettait l’annulation de la peine de mort de leurs enfants si les parents acceptaient de les condamner à la télévision, puis en s’appuyant sur ces condamnations télévisées, il faisait exécuter les détenus. 
En même temps, pour augmenter la pression sur les prisonniers à Zahedan et pour les briser, le régime leur fait subir de nouvelles tortures : suspendre un prisonnier à un poteau de 1,80 m installé dans un couloir de la prison avec des menottes durant six jours et nuits ; obliger les détenus à avaler de l’huile de ricin pour provoquer des coliques et n’autoriser l’utilisation des toilettes que trois fois par jour ; réduire la ration alimentaire au minimum tout en la rendant totalement immangeable ; laisser les prisonniers souffrir du froid mordant du désert de Zahedan avec un minimum de vêtements. Ces tortures ont de terribles conséquences physiques et entrainent des douleurs rénales et digestives.
Ces tortures sont pratiquées dans le couloir et sous les yeux de tous pour créer un climat de terreur et étouffer dans l’œuf toute tentative de protestation.
Actuellement, les prisonniers sont soumis à l’enfer de la drogue par des bandes du régime. Le directeur des inspections de la centrale de Zahedan, Mohammad Naroui, a fait fortune dans le trafic de drogue en prison.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 décembre 2012 
 

dimanche 16 décembre 2012

Le groupe de travail de l’ONU sur les arrestations arbitraires juge à nouveau que les conditions aux camps d’Achraf et Liberty sont celles d’une prison



Maryam Radjavi : Le blocus et toutes les restrictions inhumaines et illégales au camp Liberty doivent être levés sans délai ; il faut lui donner le statut de camp de réfugiés aux normes internationales sous le drapeau des Nations Unies.
Suite à la publication du deuxième avis du groupe de travail de l’ONU sur les arrestations arbitraires, assimilant les conditions de vie à Achraf et Liberty à celles de centres de détention, en violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international des droits civils et politiques, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a qualifié cet avis de certificat de honte pour tous ceux qui, par la tromperie, le mensonge et l’hypocrisie, ont imposé un déplacement forcé aux combattants de la liberté de l’Iran en les transférant à la prison Liberty.
Mme Radjavi a affirmé que malheureusement tous ces agissements illégaux et cruels ont été menés avec la complicité du Représentant spécial du Secrétaire général en Irak qui agit ouvertement en prenant le parti du gouvernement installé par les mollahs en Irak.
Soulignant que sur la base de cet avis, les violations des droits fondamentaux des résidents d’Achraf et de Liberty et la transformation de ces camps en prison ont été rapportées aux organes et mécanismes de défense des droits humains concernés, Mme Radjavi a rappelé que la prison Liberty doit être sans délai déclarée un camp de réfugiés sous le drapeau des Nations Unies. Son blocus et toutes les restrictions inhumaines et illégales doivent être immédiatement levés. Cela nécessite une action urgente du gouvernement américain, de l’Union européenne, du Secrétaire général de l’ONU, du Haut Commissariat aux réfugiés et du Haut Commissariat aux droits de l’homme.
La Résistance iranienne demande vigoureusement au Conseil de sécurité de l’ONU  de prendre en compte les deux rapports spécialisés du groupe de travail du Conseil des droits de l’homme de l’Assemblée générale de l’ONU comme la base de son action au lieu des déclarations biaisées et totalement dénuées de vérité de Martin Kobler contre les réfugiés dans défense d’Achraf et Liberty le 29 novembre devant le Conseil de sécurité.
Dans son communiqué du 5 décembre 2012, le secrétariat du CNRI avait dénoncé les déclarations honteuses de Martin Kobler pour saper délibérément les négociations et les accords sur la vente des biens des Achrafiens, dissimuler la vérité, recourir aux mensonges flagrants et violer les droits des réfugiés dans le but d’assurer les intérêts du fascisme religieux au pouvoir en Iran et de son gouvernement fantoche en Irak.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 décembre 2012