mardi 18 juin 2013

En Iran seul le guide suprême à la main – Afchine Alavi

RTL, 16 juin, journal de 8h - Il s'appelle Hassan Rohani, il a 64 ans, il est présenté comme modéré et il vient de créer la surprise en remportant dès le premier tour la présidentielle en Iran. Il succède à Mahmoud Ahmadinejad. Durant sa campagne il avait promis plus de souplesse dans le dialogue avec l'Occident. La politique iranienne peut-elle changer ? Politiques intérieures et extérieures, va-t-on vers moins de conservatisme ?
Sin Amir s'est rendu pour RTL dans la communauté iranienne de Paris. Reportage :
Depuis l'échec du mouvement réformiste iranien aux dernières élections de 2009, Mahmoud avait rangé sa carte d'électeur dans la poche de son tablier. Hier après-midi, dans la cuisine de son restaurant parisien, ce n'est pas sans surprise de ce Franco iranien a accueilli l'élection de Hassan Rohani, non sans espoir non plus :
« Parce que quand on est plus souple avec l'étranger, il y aura moins d'embargo moins de durcissement de leur part, et ça aidera Rohani de faire quelque chose de positif ».
 Un optimisme que ne partage pas Afchine. Quelques minutes après le résultat de l'élection hier, ils sont une cinquantaine d'expatriés comme lui à se réunir place du Trocadéro. Rohani ou un autre, peu importe pour Afchine, « en Iran seul le Guide suprême à la main » rappelle cette opposant au régime : « Entre Ahmadinejad et Rohani c'est la différence entre quelqu'un qui fonce en cassant tous les vases dans la chambre et quelqu'un qui va de manière un peu plus astucieux, mais pour arriver au même résultat, c'est-à-dire duper l'Occident, gagner du temps et prolonger la vie de cette théocratie qui est rejetée par la grande majorité des iraniens aujourd'hui. »
Pour ou contre ce résultat, au final l'ensemble des expatriés se rassemble depuis hier sur un seul point : leur impatience dans l'attente de jours meilleurs.

Le CFID appelle le gouvernement français de condamner l’attaque contre Liberty

                                                                              
CFID: Le Comité français pour un Iran démocratique (CFID) vient d’apprendre qu’une nouvelle attaque a été lancée contre le camp Liberty en Irak où ont été transférés en 2012 depuis le camp d’Achraf, plus de 3000 membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), la principale organisation démocratique d’opposition au régime iranien.

Cette nouvelle action criminelle survient – ce qui n’est pas innocent – au moment où se déroulent les élections présidentielles en Iran. Les auteurs, des groupes terroristes locaux en sont aidés par les Pasdarans iraniens et évidemment soutenus par les forces irakiennes qui n’ont, en tout cas, pas fait obstacle à cette attaque. Une quarantaine de roquettes ont atteint le camp, provoquant deux morts et environ 70 blessés.

Le CFID condamne ce crime odieux imputable aux régimes irakien et iranien et appelle les organismes internationaux et en particulier
l’ONU à se ressaisir. En effet suite à une précédente attaque du camp en février 2013, les habitants du camp avaient demandé une
meilleure protection, ce que l’UNAMI, dirigé par Martin Kobler, ne leur a pas accordé jusqu’à présent.

Le CFID demande notamment au gouvernement français de condamner cette attaque terroriste et d’intervenir sans délai pour
garantir la sécurité des résidents du camp Liberty, des réfugies ou demandeurs d’asile protégés par la loi internationale, y compris en
favorisant leur retour à Achraf mieux sécurisé. Ceci en attendant leur réinstallation dans des pays d’accueil.

Pour le CFID
François Colcombet

dimanche 16 juin 2013

Présidentielle en Iran: Maryam Radjavi dénonce une "mascarade électorale"

                                         
PARIS, AFP: La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil) Maryam Radjavi a dénoncé samedi une "mascarade électorale" après l'annonce de la victoire surprise au premier tour de la présidentielle du religieux modéré Hassan Rohani.
Il s'agit d'"une mascarade électorale du régime des mollahs dans la crainte d'un soulèvement", a déclaré la présidente élue du CNRI, dont les Moudjahidine du peuple sont la principale composante, dans un communiqué publié à Paris.
"C'est le mollah Rohani qui a émergé. Ayant trempé depuis le début dans tous les crimes du régime, il ne trompe personne dans un rôle de +modéré+", ajoute Mme Radjavi, qui rappelle que "Rohani a été secrétaire du Conseil suprême de sécurité national (CSSN) du régime pendant 16 ans", "a été un des fondateurs de l'Association du clergé combattant" et "représente actuellement (le Guide suprême Ali) Khamenei au CSSN".
"Pour éviter le soulèvement populaire et une répétition des événements qui ont éclaté il y a quatre ans, le régime a bouclé à toute vitesse cette élection et, à son habitude, a multiplié par 4 ou 5 les votes", affirme la présidente du CNRI qui qualifie de "grotesque" le taux annoncé de 72% de participation au scrutin.
"Rien ne changera en Iran sans la liberté d'expression et sans les droits de l'homme, et tant qu'il y aura des prisonniers politiques, qu'il n'y aura pas de liberté d'action pour les partis, que la politique d'agression du régime se poursuivra en Syrie et en Irak, et que le régime insistera pour obtenir la bombe", poursuit-elle.
Maryam Radjavi a par ailleurs mis en cause la responsabilité d'Ali Khamenei dans l'attaque perpétrée dans la nuit de vendredi à samedi contre un camp d'opposants iraniens près de Bagdad qui, selon un nouveau bilan du CNRI, a fait 2 morts et 50 blessés.
"Avec l'attaque meurtrière d'aujourd'hui, Khamenei a l'intention de dissimuler les crises de son régime et d'empêcher un soulèvement populaire en instaurant la terreur", accuse Mme Radjavi qui demande à l'Onu de ramener les habitants du camp Liberty vers leur ancienne base d'Achraf où, selon elle, "ils bénéficieront de plus de sécurité".

Manifestation à Paris contre la mascarade électorale en Iran (France 3)


France 3 - 19/20 Ile de France – 15 juin 2013-06-15 - La Résistance iranienne dont le siège est à Auvers-sur-Oise a organisé un rassemblement cet après-midi sur l’esplanade des droits de l’homme au Trocadéro pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une mascarade électorale, à savoir l’élection présidentielle qui a eu lieu hier.
C’est d’ailleurs le réformateur Hassan Rohani qui vient de l’emporter.
Juste avant le camp Liberty d’opposants iraniens avait été attaqué, je vous propose à ce sujet d’entendre la réaction de l’un des membres de cette résistance.
Afchine Alavi, membre du Conseil national de la Résistance iranienne :
Le régime va continuer sur la même voie étant donné que le guide suprême détient les rênes du pouvoir. Il va continuer sa fuite en avant et il craint avant tout, en raison du fait qu’il sort affaibli, une insurrection en Iran. C’est la raison pour laquelle il vient d’attaquer le camp Liberty, parce que ce camp est un symbole de résistance et de liberté pour le peuple iranien.

Le chef du HCR condamne l'attaque contre un camp d'Iraniens en Irak


GENÈVE, 15 juin 2013 (AFP) - Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a condamné l'attaque contre un camp hébergeant des Moudjahidine du peuple, un groupe d'opposition iranien, qui a fait des morts et des blessés samedi près de Bagdad.
Le Haut-Commissaire "condamne fermement l'attaque aux tirs de roquette" ayant eu lieu samedi "contre le Camp Liberty en Irak qui aurait tué deux personnes et blessé des dizaines" d'autres, indique l'agence onusienne dans un communiqué.
"C'est un nouvel acte inadmissible et horrible de violence", a déclaré M. Guterres, cité dans le communiqué.
"J'appelle le gouvernement irakien à prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité des résidents (du camp) et pour empêcher toute autre attaque", a-t-il ajouté.
Il s'agit de la deuxième attaque ayant entrainé la mort de personnes dans le Camp Liberty depuis janvier.
Le 9 février, une première attaque au mortier et à la roquette avait tué huit personnes et causé des dizaines de blessés, relève le HCR.
Le Haut-Commissaire lance par ailleurs un appel à tous les pays pour qu'ils aident à trouver des "solutions urgentes pour les résidents du Camp Liberty".
Il présente aussi ses condoléances aux familles des victimes.
Un peu plus tôt samedi, une porte-parole de l'ONU avait annoncé qu'il y avait eu une "attaque meurtrière" contre le camp hébergeant des Moudjahidine du peuple.
A Paris, un porte-parole du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a dénoncé l'absence d'agents de l'ONU au moment de l'attaque.
Selon Shahriar Kia, un porte-parole des Moudjahidine du peuple de Camp Liberty, plus d'une dizaine de "missiles" ont touché le camp.
Les deux porte-parole ont critiqué le refus de l'ONU de ramener les habitants de Camp Liberty à leur ancienne base du Camp Achraf, près de la frontière iranienne. Les Moudjahidine du peuple, chassés d'Iran dans les années 1980, y avaient été accueillis par Saddam Hussein.
Quelque 3.000 opposants iraniens vivent actuellement au Camp Liberty, où ils ont été transférés fin 2012.
Il s'agit d'un camp de transit, ultime étape avant leur départ d'Irak en vertu d'un accord entre l'ONU et Bagdad. Lors du dernier départ en date, 14 résidents du camp sont partis en mai pour l'Albanie, qui a accepté d'accueillir à terme plus de 200 Moudjahidine du peuple.
Le CNRI a dénoncé samedi les "promesses mensongères de sécurité et de transfert rapide vers des pays tiers" qui ont permis à l'ONU de convaincre les opposants iraniens de se rendre dans "la prison de Liberty".

samedi 15 juin 2013

Cette 3e attaque a fait 70blessés ; 34 points d’impact de roquette répertoriés dans Liberty

                         
3e attaque à la roquette sur Liberty – N°6
Jusqu’à 16h00 heure locale, 34 points d’impact de roquette ont été répertoriés dans le camp Liberty. Le nombre des blessés se monte à 70. Deux membres de l’Ompi, Mme Kolthoum Sarahati et M. Javad Naghashan, ont été tués. Voir la vidéo
Depuis le 9 février date de la première attaque à la roquette, les habitants et leurs représentants n’ont cessé de réclamer dans des centaines de lettres, de rencontres et d’appels téléphoniques aux autorités onusiennes, irakiennes et américaines de leur fournir le minimum d’équipement de protection à Liberty. Cependant, malgré les promesses de Martin Kobler, rien n’a été fait.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 juin 2013

Maryam Radjavi demande aux USA et à l’ONU de ramener les habitants de Liberty à Achraf


3e attaque à la roquette sur Liberty – N°7
Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a qualifié l’attaque à la roquette d’aujourd’hui sur Liberty, qui a fait 2 morts et 70blessés, de sursaut d’impuissance de Khamenei face à la crise du renversement et le boycott de sa farce électorale. Quel que soit le résultat, a-t-elle ajouté, cette mascarade électorale fait entrer les mollahs dans une nouvelle phase de fragilité et d’instabilité. C’est pourquoi, avec l’attaque meurtrière d’aujourd’hui, Khamenei a l’intention de dissimuler les crises de son régime et d’empêcher un soulèvement populaire en instaurant la terreur.
Mme Radjavi a souligné que l’attaque traduit l’attitude irresponsable de l’Onu et du gouvernement américain qui sont restés passifs et silencieux pendant quatre mois face à l’urgence du danger qui menaçait la sécurité des habitants de Liberté. Depuis quatre mois, l’émissaire onusien en Irak n’a pris aucune mesure pour ouvrir les portes de Liberty et transférer les habitants à Achraf, et n’a pas fait le moindre effort pour fournir un minimum d’équipement de protection à Liberty.
Les familles des martyrs et des blessés, la communauté iranienne et la Résistance iranienne demandent que Martin Kobler soit poursuivi et traduit en justice pour avoir envoyé les Achrafiens à Liberty et pour ses actes délictueux.
A la suite de la 3e attaque meurtrière sur les habitants de Liberty, Mme Radjavi, dans l’après-midi du samedi 15 juin, a adressé une lettre au secrétaire d’Etat américain, au Secrétaire général de l’ONU et au Haut commissaire pour les réfugiés, afin de leur demander d’intervenir de toute urgence pour ramener les habitants de Liberty à Achraf où ils bénéficieront de plus de sécurité. Elle a mis en avant cette réalité voulant que le « régime iranien et le gouvernement irakien ont mis à l’ordre du jour le massacre des réfugiés et des demandeurs d’asile sans défense ».

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 juin 2013