mardi 28 octobre 2014
Mother decries Iran: 'They killed my Reyhaneh!'
Maryam Rajavi: confronting extremism depends on a pure, tolerant and democratic Islam
In a parliamentary conference on the occasion of ending prosecution of Iranian Resistance in France Maryam Rajavi: To confront extremism one should depend on a pure, tolerant and democratic Islam The regional crisis is caused by the crimes of the Iranian regime in Iraq and Syria and will only end with the eviction of the Iranian regime On Tuesday, Mrs. Maryam Rajavi, President-elect of the Iranian Resistance, stipulated: “ISIS is the by-product of unprecedented crimes of mullahs in Iran, Bashar al-Assad in Syria, Maliki in Iraq, and their sectarian policy against a large section of the population in Iraq and Syria.”
Iran: Voice recording of Reyhaneh Jabbari heartbreaking message to her mother
NCRI - Reyhaneh Jabbari, the Iranian woman who was hanged on Saturday by the Iranian regime’s henchman after 7 years imprisonment had released her will in a voice message.
Click hear to listen to her heartbreaking message to her family in April - beginning with her mother Sholeh - 26-year-old Reyhaneh Jabbari.
Click hear to listen to her heartbreaking message to her family in April - beginning with her mother Sholeh - 26-year-old Reyhaneh Jabbari.
She tells how she trusted the law under the criminal rule of mullahs in Iran, but has faced death for the crime of defending herself against an agent of Iranian regime’s intelligence who tried to abuse her.
Reyhaneh Jabbari's voice message in Persian which is considered her will or last letter has been translated to English and distributed by the National Council of Resistance of Iran (NCRI).
The criminal execution of Ms. Rayhaneh Jabbari after seven and a half years incarceration and torture took place despite widespread protests and international calls.
All evidences indicate that her execution had political reasons and motives and that this execution was unlawful even in the framework of mullahs’ medieval laws.
Mrs. Jabbari’s resistance and refusal to give in to the pressures of the suppressive agents and her refusal to succumb to their dictated demands had doubled the mullahs’ regime anger towards her.
In a voice recording on April 1, 2014 addressing her mother she said: “…the court charged me with being coldblooded in the murder and of being a cruel criminal. I shed no tears, did not beg, and did not cry out loud since I believed in the support of the law… how naïve were we that we expected justice from the judges. I embrace death because in the court of God I charge the investigative officers, I charge the interrogator, I charge the judge of the Supreme Court of the country, those who severely beat me… In the court of the creator of the world I charge… all those who inattentively, falsely or out of fear wronged me.”
Mrs. Maryam Rajavi, President-elect of the Iranian Resistance, hailed the perseverance of Reyhaneh Jabbari and offered her sympathy to her bereaved family. She called on the Iranian people, especially the women and the youth, to express their solidarity with Reyhaneh’s family and to protest and resist the criminal death sentences and the savage suppression of women, such as the acid attacks.
Mrs. Rajavi called for an independent international probe into the execution of Reyhaneh Jabbari as an example of arbitrary, extrajudicial and criminal death sentences that have taken on added dimensions since Rouhani’s tenure.
Iran - Le Rapporteur de l’ONU, Ahmed Shaheed relève 852 exécutions en 15 mois
CNRI - Ahmed Shaheed, rapporteur des Nations unies pour l'Iran, a exprimé son inquiétude lundi au sujet du nombre croissant d'exécutions en Iran. En effet, l'ONU a dénombré plus de 852 exécutions ces 15 derniers mois en Iran, soit le taux d'exécutions par rapport au nombre d'habitants le plus important au monde.
Cette situation est selon lui le signe d'une détérioration de la situation des droits de l'homme depuis l'arrivée au pouvoir d'Hassan Rohani.
"Le nombre de crimes punis de la peine capitale est choquant", a souligné Ahmed Shahee. "On a vu une personne exécutée pour avoir fait un don à une organisation étrangère".
"Le nombre de crimes punis de la peine capitale est choquant", a souligné Ahmed Shahee. "On a vu une personne exécutée pour avoir fait un don à une organisation étrangère".
M. Shaheed, qui doit présenter son rapport à l'Assemblée générale de l'ONU mardi, s'est également dit choqué par la pendaison samedi d'une jeune femme qui avait poignardé un homme en train de l'agresser sexuellement. De très nombreuses voies se sont d'ailleurs élevées dans la communauté internationale ce week-end pour dire leur indignation et mettre en doute l'équité du procès de la jeune femme.
Hassan Rohani "est incapable de régler ce problème, d'inverser cette tendance et de respecter ses promesses" sur le sujet, a ajouté M. Shaheed, notant que le président iranien manquait de soutien au Parlement pour faire avancer son programme politique.
Ahmed Shaheed, nommé en 2011, n'a jamais pu se rendre en Iran depuis qu'il occupe ce poste. Il s'est toutefois entretenu avec plus de 400 Iraniens, en utilisant Skype notamment, et a également pu converser au téléphone avec des personnes emprisonnées.
Dans son rapport, M. Shaheed a également noté que la liberté de la presse était entravée dans la République islamique, avec 35 journalistes derrière les barreaux. Et près de 300 personnes sont en prison pour leurs pratiques religieuses.
L'Assemblée générale de l'ONU doit voter le mois prochain un projet de résolution proposé par le Canada pour condamner les violations des droits de l'homme en Iran.
Avec AFP
Avec AFP
Mesures répressives et provocations des agents irakiens à Liberty
Appel au retrait de Liberty des agents répressifs aux ordres de la Force Qods
CNRI- Sur ordres du régime iranien, les mesures hostiles et les harcèlements par les forces irakiennes continuent au camp Liberty via des éléments qui ces dernières années ont été impliqués directement dans trois massacres à Achraf. Ces agents reçoivent beaucoup de leurs ordres directement de la Forces Qods.
Le 26 octobre, le capitaine Haidar Azab, agent irakien bien connu ayant joué un rôle direct dans les massacres à Achraf de juillet 2009, avril 2011 et septembre 2013, a tenté de faire monter la tension et de provoquer un affrontement avec les habitants. Dans ce but, il est allé au point où se tient la police à l’aile ouest du camp et a voulu entrer par là. Plusieurs habitants inquiets de sa présence ont protesté contre sa venue et exigé qu’il quitte le camp.
En réponse, Haidar Azab a pointé un fusil sur eux et les a menacés. Il a aussi pris des photos des habitants. (Voir les photos jointes)
En plus des trois massacres, Haidar Azab qui a eu un rôle direct dans l’organisation et le commandement d’autres attaques contre Achraf et dans la mise en place du blocus inhumain d’Achraf et de Liberty.
Il a été cité à comparaitre par la justice espagnole pour crime contre la communauté internationale. Actuellement, avec le major Ahmed Khozair, il est un des principaux éléments à avoir imposé des conditions quasi carcérales à Liberty et bloqué l’accès des habitants aux services médicaux et de logistique.
La Résistance iranienne avertit que les provocations de ces agents préparent le terrain d’autres mesures répressives à Liberty.
Vu les engagements écrits répétés du gouvernement américain et de l’ONU sur la sécurité et le bien-être des habitants de Liberty, elle appelle à une intervention immédiate des USA et de l’ONU pour mettre fin à ce type de mesures et à retirer de Liberty ces agents répressifs qui reçoivent leur ordres de la Forces Qods.
Iran- Le testament émouvant de la jeune Reyhaneh Jabbari
CNRI - Reyhaneh Jabbari a enregistré, en avril, son testament sous la forme d'un message émouvant à sa mère. En voici la traduction: « Chère Sholeh, j'ai appris aujourd'hui que mon tour est venu de faire face à Qisas (la loi du Talion). Je me sens blessée que tu ne m'aies pas avertie toi-même que j'en étais à la dernière page du livre de ma vie. Ne penses-tu pas que j'aurais dû le savoir ? Tu sais combien je me sens honteuse de te savoir si triste. Pourquoi n'as-tu pas saisi l'occasion (d'une visite) pour me laisser embrasser ta main et celle de papa ?
« Le destin m'a permis de vivre pendant dix-neuf ans. Cette horrible nuit, c'est moi qui aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un recoin de la ville et quelques jours après, la police vous aurait appelés à la morgue pour l’identifier et là, vous auriez également appris que j'avais été violée. Le meurtrier n'aurait jamais été trouvé puisque nous n'avons ni leur argent, ni leur pouvoir. Votre vie se serait alors poursuivie dans la souffrance et la honte, et quelques années plus tard vous seriez morts de cette souffrance et tout serait terminé.
« Cependant, avec ce coup fatal, l'histoire a changé. Mon corps n'a pas été jeté n'importe où mais placé dans le tombeau qu'est la prison d’Evine et ses quartiers d'isolement et maintenant dans la prison de Chahr-e-Ray, qui est aussi un véritable tombeau. Mais pense que c'est le destin et ne te plains pas. Tu sais bien que la mort n'est pas la fin de la vie.
« Tu m'as appris qu'on vient sur cette terre pour gagner en expérience et apprendre une leçon et qu'une responsabilité vient s’ajouter sur nos épaules à chaque naissance. J'ai appris que parfois on doit se battre. Je me souviens quand tu m'as dit que le conducteur avait protesté contre l'homme qui me fouettait, mais ce dernier s'est tourné vers lui et, avec sa lanière, lui a cravaché la tête et le visage au point qu'il en est mort. Tu m'as dit que pour créer quelque chose de vraiment valable il fallait persévérer même si on doit en mourir.
« Tu nous as appris que puisque nous allions à l'école, nous devions nous conduire avec dignité, comme des grands, face aux querelles et aux plaintes. Est-ce que tu te rappelles combien tu insistais sur la manière de nous conduire ? Ton expérience ne m'a pas servie. Quand cet incident est survenu, ce que j'avais appris ne m'a pas aidée. Lorsque j'étais devant les juges, j'ai été présentée comme une meurtrière de sang-froid et une criminelle cruelle. Je n'ai pas pleuré. Je n'ai pas supplié. Je n'ai pas hurlé car je faisais confiance à la loi.
« Mais on m'a condamnée pour mon indifférence face à ce crime. Tu vois, je ne tuais même pas les moustiques et je prenais les cafards par les antennes pour les éloigner. Et maintenant je suis devenue une meurtrière qui a tué avec préméditation. Le traitement que je fais aux animaux a été interprété comme le signe que je voulais être un garçon et le juge ne s'est même pas préoccupé du fait qu'à l'époque de l'incident j'avais les ongles longs et vernis.
« Comme nous avons été naïves d’’attendre de la justice de la part d’un juge. Il ne s'est jamais interrogé sur le fait que mes mains ne sont pas rugueuses comme celles d'une sportive, particulièrement d'une boxeuse. Et ce pays dont tu m'as inculqué l'amour n'a jamais voulu de moi et personne n'est venu à mon aide quand je hurlais sous les coups de l'interrogateur et que je l'entendais me couvrir d’insultes. Quand j'ai retiré mes dernières traces de beauté en me rasant la tête, j'ai été récompensée : 11 jours d'isolement.
« Chère Sholeh, ne pleure pas de ce que tu entends. Le premier jour que je me suis trouvée au poste de police, un agent âgé, célibataire, m'a frappée à cause de mon vernis à ongle et j'ai compris que la beauté n'était pas acceptée à notre époque. La beauté de ce que l'on montre de soi, la beauté des pensées et des désirs, une belle écriture, la beauté des yeux et du regard et même la beauté d'une voix.
« Chère Sholeh, ne pleure pas de ce que tu entends. Le premier jour que je me suis trouvée au poste de police, un agent âgé, célibataire, m'a frappée à cause de mon vernis à ongle et j'ai compris que la beauté n'était pas acceptée à notre époque. La beauté de ce que l'on montre de soi, la beauté des pensées et des désirs, une belle écriture, la beauté des yeux et du regard et même la beauté d'une voix.
« Ma bien chère Maman, mes idées ont changé et tu n'en es pas responsable. Mes mots sont sans fin et je les donne tous à quelqu'un afin qu'ils te soient remis au cas où je serais exécutée en ton absence et sans que tu le saches. Je t'ai laissé en héritage beaucoup de textes manuscrits.
« Cependant, avant ma mort je souhaite que tu fasses quelque chose pour moi, que tu dois me donner dans toute la mesure de tes possibilités et par n'importe quel moyen. En vérité, c'est la seule chose que je veuille en ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu auras besoin de temps pour le faire. C'est pourquoi je te dis une partie de mon testament à l'avance. S'il te plaît ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire de l'intérieur de la prison une telle lettre qui a à être approuvée par le responsable de la prison; de sorte que tu vas encore souffrir par ma faute. C'est la seule chose que même si tu devais avoir à supplier pour le faire, je ne m'en fâcherais pas, bien que je t'aie souvent dit que je ne voulais pas que tu supplies pour m'éviter l'exécution.
« Cependant, avant ma mort je souhaite que tu fasses quelque chose pour moi, que tu dois me donner dans toute la mesure de tes possibilités et par n'importe quel moyen. En vérité, c'est la seule chose que je veuille en ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu auras besoin de temps pour le faire. C'est pourquoi je te dis une partie de mon testament à l'avance. S'il te plaît ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire de l'intérieur de la prison une telle lettre qui a à être approuvée par le responsable de la prison; de sorte que tu vas encore souffrir par ma faute. C'est la seule chose que même si tu devais avoir à supplier pour le faire, je ne m'en fâcherais pas, bien que je t'aie souvent dit que je ne voulais pas que tu supplies pour m'éviter l'exécution.
« Ma douce mère, chère Sholeh, toi qui m'es plus précieuse que la vie, je ne veux pas pourrir sous la terre. Je ne veux pas que mes yeux ou mon jeune coeur se transforment en poussière. Supplie pour qu'aussitôt après la pendaison, mon coeur, mes reins, mes yeux, mes os et toute partie de moi qui peut être transplantée soient retirés de mon corps et donnés en cadeau à quelqu'un qui en a besoin. Je ne désire pas que le receveur connaisse mon nom, m'achète des fleurs ni même qu'il prie pour moi. Je te dis du fond du coeur que je ne désire pas être placée dans une tombe devant laquelle tu viendrais pleurer et souffrir. Je ne veux pas que tu portes le deuil pour moi. Fais tout ton possible pour oublier ces jours funestes. Donne-moi au vent pour qu'il m'emporte.
« Le monde ne nous a pas aimés. Il n'a pas voulu de mon destin. Et maintenant je me rends et j’attends la mort à bras ouvert. Parce que devant le jugement de Dieu j'accuserai les inspecteurs, j'accuserai l’interrogateur Shamlou, j'accuserai le juge, et les juges de la cour suprême du pays qui m'ont battue quand j'étais éveillée et n'ont pas arrêté de me harceler. Devant le tribunal du Créateur, j'accuserai le Dr Farvandi, j'accuserai Qassem Shabani et tous ceux qui par ignorance ou par leurs mensonges m'ont fait du tort et ont piétiné mes droits et n'ont pas tenu compte du fait que la réalité est parfois différente de ce qu'elle paraît être.
« Chère Sholeh au coeur tendre, dans l'autre monde c'est toi et moi qui serons les accusatrices et les autres qui seront les accusés. Nous verrons ce que Dieu veut. J'aimerais t'embrasser jusqu'à ma mort. Je t'aime.
Reyhaneh, 1er avril 2014 »
Reyhaneh, 1er avril 2014 »
lundi 27 octobre 2014
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