samedi 7 février 2026

Arrestation et disparition forcée de quatre sœurs à Téhéran

 Dans le contexte de la poursuite de la vague d’arrestations faisant suite aux manifestations nationales en Iran, des rapports font état de l’arrestation et de la disparition forcée continue de quatre sœurs à Téhéran. Des semaines après leur arrestation, leur lieu de détention et leur situation juridique demeurent inconnus.

Niusha Nakhai et Mona Nakhai ont été arrêtées il y a environ 26 jours, tandis que Kimia Davoudi et Tara Davoudi ont été arrêtées il y a près de trois semaines par les forces de sécurité et transférées vers des lieux non divulgués.

À ce jour, aucune information officielle n’a été communiquée concernant leur lieu de détention ni leur statut juridique.

Tara Davoudi, ancienne étudiante en topographie (géomatique) à l’université d’Ispahan, et sa sœur Kimia Davoudi, ancienne étudiante en droit à l’université Razi de Kermanshah, ont été arrêtées sans mandat judiciaire et auraient été soumises à des violences par les forces gouvernementales.

Plus de 21 jours après leur arrestation, leurs familles restent totalement sans nouvelles concernant leur sort.

Dans une autre affaire, aux premières heures du 9 janvier 2026, les forces de sécurité ont fait irruption au domicile familial de Mona Nakhai et Niusha Nakhai et ont arrêté les deux sœurs. Le motif invoqué pour leur arrestation était la présence de leur véhicule personnel sur l’une des rues de Téhéran dans la nuit du 8 janvier 2026.

Selon les informations disponibles, les deux détenues ont été privées de leurs droits les plus élémentaires, notamment l’accès à un avocat et des contacts réguliers avec leur famille. Elles n’ont été autorisées qu’à deux brefs appels téléphoniques avec leurs proches depuis leur arrestation.

Par ailleurs, trois citoyens kurdes, dont deux femmes, Saba Khormayi et Somayeh Nazari, ainsi qu’un enfant de 14 ans, Bahar Akbari, ont été arrêtés les 8 et 9 janvier dans les villes de Harsin et de Kermanshah par les forces du régime et transférés vers des centres de détention pour mineurs.

Somayeh Nazari est accusée de « moharebeh » (guerre contre Dieu), ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la possibilité de lourdes condamnations à son encontre. 

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