Des déclarations récentes, émanant de deux courants politiques iraniens très différents, ont mis en lumière une vérité dérangeante : l’avenir de l’Iran ne peut être assuré par des forces qui perçoivent les crises nationales avant tout comme une opportunité politique. Qu’elles émanent de représentants du pouvoir en place ou de figures de proue du mouvement monarchiste, les rhétoriques qui appellent à la prolongation du conflit révèlent une dangereuse propension à subordonner les intérêts des Iraniens ordinaires à des ambitions politiques.
mercredi 1 juillet 2026
L’Iran ne mérite ni théocratie ni monarchie : pourquoi les deux extrêmes ont trahi le peuple
Louis Freeh : la communauté internationale doit demander des comptes au régime iranien
La députée belge Kathleen Depoorter dénonce la tyrannie de Téhéran et exige la fin de la politique de complaisance
Mme Depoorter a affirmé que les événements des six derniers mois ont prouvé que le régime est irréformable et doit être remplacé. Elle a souligné que l’avenir de l’Iran ne serait pas dicté par une intervention étrangère, mais par le peuple iranien lui-même, notamment grâce aux efforts organisés des unités de résistance de l’OMPI. Saluant le courage des opposants confrontés à la torture systémique et aux exécutions, elle a noté que la répression des femmes par le régime est au cœur de son idéologie, tout en soulignant que la peur a désormais changé de camp pour gagner les oppresseurs.
Croissance économique négative de l'Iran : de la manipulation statistique à l'effondrement des investissements
Lorsque l'écart entre les chiffres officiels et la réalité devient trop important, la crise économique ne se limite plus à la production et à l'investissement ; elle érode également la confiance du public. La croissance économique négative de l'Iran en 2025 reflète l'effondrement des investissements, le recul de la consommation des ménages et le rôle de la structure de gouvernance, des sanctions internationales et de l'érosion du capital social dans le ralentissement de l'économie du pays.
Crise des médicaments : le coût de la chimiothérapie en Iran a décuplé
Une nouvelle vague de hausses du prix des médicaments en Iran a fait exploser le coût des soins médicaux. À titre d'exemple, le prix d'un cycle de chimiothérapie est passé d'environ 70 millions de rials il y a deux ans à près de 700 millions de rials. Ces augmentations touchent tous les médicaments, des génériques courants aux traitements spécialisés pour les patients atteints de maladies rares et chroniques. Les assureurs n'ont pas adapté leurs remboursements à cette hausse, obligeant les patients à payer la différence de leur poche.
Iran : le régime multiplie l’arrestation arbitraire de femmes après les manifestations
Les autorités iraniennes multiplient les lourdes condamnations à la prison d’Evin et à la prison de Vakilabad, tout en maintenant des détenues comme Nirvana Torbati Nejad ou Ashraf Mohammadi dans un flou juridique total. Ces mesures punitives s’accompagnent d’un déni de soins médicaux critiques, illustrant une escalade de la répression judiciaire à Téhéran, Machhad et Chiraz.
Violences sexuelles contre les femmes : détention secrète et impunité des auteurs de ces crimes à Shiraz (2009)
Face aux nombreux rapports concernant la répression des manifestations populaires de 2009 en Iran, le cas des centres de détention clandestins de Shiraz révèle un système horrible, organisé et ciblé de violences sexuelles et de viols perpétrés contre des femmes détenues, utilisé comme mécanisme de contrôle et d'intimidation. Ce qui confère à cette tragédie une actualité brûlante et une urgence absolue, c'est sa qualification juridique de « crime contre l'humanité ». En vertu des normes internationales impératives, de telles atrocités systématiques ne sont jamais soumises à prescription ; autrement dit, le temps qui passe n'altère en rien la légalité des poursuites engagées contre leurs auteurs. En exposant le rôle des milices paramilitaires dirigées par Houshang Fahandaj Saadi et la collusion judiciaire qui a facilité leur fuite, ce rapport n'est pas un simple récit du passé, mais une preuve concrète du cycle structurel persistant d'impunité en Iran.




