mercredi 31 juillet 2013

Rapport de l’ISJ au Conseil de sécurité de l’ONU sur Achraf et Liberty

                                              
CNRI – Le texte suivant est la première partie du rapport adressé à l’ONU par le Comité international pour l’application de la Justice présidé par Alejo Vidal-Quadras, président de l’ISJ et Vice-président du Parlement européen.  Le rapport est basé sur les communications continues de l’ISJ avec les habitants des deux camps, les rapports quotidiens des habitants, les rapports de la MANUI, les réunions et les entretiens avec les représentants des habitants, des Nations Unies, du gouvernement américain et de l’Union européenne, ainsi que de nombreuses correspondances avec les parties concernées.

Iran : les forces de sécurité confisquent des antennes à Chiraz

                              
CNRI – Les Forces de Sécurité en Iran ont fait une descente chez les particuliers dans un quartier de la ville de Chiraz située dans le sud du pays, pour confisquer les antennes satellites.
Selon les informations reçues d'Iran, durant la descente qui a visé le quartier de Pansad-Dastgah le 24 juillet, de nombreuses antennes satellites ont été saisies.
La semaine dernière également, dans une attaque d'ampleur contre plusieurs villages de la province de Chaharmahal-Bakhtiari, les forces de sécurité ont saisi des antennes chez l’habitant. Les informations indiquent que 300 antennes ont été confisquées.
Les habitants ont néanmoins affiché leur mépris, car quelques heures plus tard presque toutes les antennes satellite avaient été achetées et à nouveau installées.
Depuis le début juillet, les forces de sécurité en Iran ont intensifié les descentes chez l’habitant à travers le pays. Un responsable a récemment reconnu que le régime avait échoué dans sa tentative d'interdire à la population de regarder les chaînes satellite.
Malgré une loi de 1994 rendant les antennes illégales, plus de 70% des familles en possèdent et leur usage augmente, a déclaré le patron du réseau télévisé officiel Fardin Ali-Khah.
« Bien que leur usage soit à présent interdit, on peut en voir partout. Les statistiques montrent que l'usage des antennes paraboles n'a jamais baissé, et actuellement il y a 50 à 70% des familles iraniennes les utilisent. »
Le brouillage des signaux satellites et des autres méthodes pour empêcher leur usage ont également échoué, et le gouvernement doit maintenant trouver d'autres solutions, a souligné Ali-Khah.

Iran : un prisonnier pendu à Miandoab

                                                
CNRI – Les bourreaux du régime iranien ont pendu le 27 juillet un prisonnier dans la ville de Miandoab dans l'ouest du pays.
Le chef du judiciaire local a déclaré au réseau d'information officiel que la pendaison s’est déroulée dans la prison de la ville.
Le condamné avait été arrêté il y a quatre ans sur des accusations liées à la drogue, a-t-il déclaré, accusation passe-partout dont le régime se sert pour éliminer les protestataires et les prisonniers politiques.
Depuis la mascarade électorale du mois de juin, une centaine de prisonniers ont été exécutés en Iran.
Des exécutions se sont déroulées en public. Parmi les victimes se trouvaient six femmes et un prisonnier âgé de 15 ans lors de son arrestation. Un grand nombre de détenus ont été exécutés par groupes de 21, 11 et 6 personnes.

Des milliers de prisonniers se trouvent dans le couloir de la mort.

Iran : 25e anniversaire du massacre oublié des prisonniers en 1988

                           
L’intergroupe des Amis d'un Iran libre au Parlement européen (FOFI) commémore le massacre des prisonniers politiques par le régime iranien durant l’été 1988. Ce crime contre l'humanité n'a jamais été reconnu par Téhéran et reste l'une des tâches les plus sombres de l'histoire récente, même s’il est relativement mal connu en Occident.
Les exécutions ont commencé fin juillet et se sont poursuivies pendant plusieurs mois. Plus de 30.000 prisonniers politiques, dont l'écrasante majorité était des militants de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), ont été massacrés.
Le guide suprême, l'ayatollah Khomeiny avait publié un décret en juillet 1988 : « quiconque à n'importe quel stade continue d'appartenir à l'OMPI doit être exécuté. Anéantissez les ennemis de l'islam immédiatement.» Il avait ajouté : « Ceux qui sont dans les prisons à travers le pays et restent inébranlables dans leur soutien à l'Ompi, sont en guerre contre Dieu et sont condamnés à être exécutés (...) Il est naïf de faire preuve de miséricorde avec ceux qui sont en guerre contre Dieu. »
Les exécutions ont vite commencé et chaque jour des centaines de prisonniers politiques ont été pendus et leurs corps enterrés à la hâte dans des fosses communes dans toutes les grandes villes de l'Iran, en particulier au cimetière de Khavaran dans le sud de Téhéran.
L'ayatollah Hossein-Ali Montazeri, un religieux qui avait pendant dix ans été le successeur désigné du guide suprême l'ayatollah Khomeiny, avait fortement protesté contre les exécutions de masse et appelé à un moratoire, mais Khomeiny avait insisté pour qu’il n’y ait pas de pitié et ordonné que tous les prisonniers, adolescents et femmes enceintes compris, devaient être mis à mort immédiatement.
En raison de son opposition à la tuerie, l'ayatollah Montazeri est rapidement tombé en disgrâce auprès de Khomeiny et a finalement été destitué en mars 1989. En décembre 2000, Montazeri a publié ses mémoires, révélant des détails choquants sur le massacre et la violence de Khomeiny.
En 2008, pour le 20e anniversaire de ce massacre, Amnesty International a renouvelé son appel pour que les responsables du «massacre des prisons» rendent des comptes, en déclarant : « il ne doit y avoir aucune impunité pour ces violations flagrantes des droits de l'homme, indépendamment de la date à laquelle elles ont été commises ».
Le régime iranien continue de nier l'élimination des prisonniers politiques de 1988. Aucun des auteurs n'a encore été traduits en justice et aucun des hauts responsables du régime, y compris le guide suprême Ali Khamenei, n’a été tenu pour responsable.
Le nouveau président soi-disant «modéré» de l'Iran, Hassan Rohani, a été vice-commandant en chef des forces armées du régime à l'époque du massacre et depuis 1982 il est membre du Conseil suprême de défense du régime, de sorte qu’il était pleinement au courant de ce crime qu’il approuvait pleinement.
Dans un autre rapport en 2009, Amnesty International a appelé « les autorités iraniennes à arrêter immédiatement la destruction de centaines de tombes anonymes, individuelles et de masse à Khavaran, au sud de Téhéran, afin de s'assurer que le site soit préservé pour ouvrir une enquête médico-légale sur le site dans le cadre d'investigations approfondies, indépendantes, impartiales et qui auraient dû se faire depuis longtemps sur les exécutions massives qui ont débuté en 1988, souvent désignées en Iran comme le «massacre des prisons». L'organisation craint que les actions des autorités iraniennes soient destinées à détruire des preuves des violations des droits de l'homme pour priver les familles des victimes des massacres de 1988 de leur droit à la vérité, à la justice et à la réparation ».
FOFI appelle à faire rendre des comptes aux responsables d'un des crimes contre l'humanité les plus odieux depuis la Seconde Guerre mondiale.
Struan Stevenson, eurodéputé
Président de l’intergroupe des Amis d'un Iran libre
au Parlement européen

mardi 30 juillet 2013

Iran : un député demande la libération des prisonniers politiques

                                               
AFP: Un député conservateur iranien a réclamé dimanche devant le Parlement la libération des "prisonniers politiques" et une clarification du sort des opposants Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, en résidence surveillée depuis plus de deux ans, selon son site personnel.
"Après la récente élection (...) il faut que les traces de la crise de 2009 soient effacées, les prisonniers politiques qui n'ont commis aucun autre crime que d'émettre des critiques soient libérés et que le sort de MM. Moussavi et Karoubi soit clarifié", a déclaré Ali Motahari connu pour ses prises de position critiques.
MM. Karoubi et Moussavi, candidats malheureux de 2009 face au conservateur Mahmoud Ahmadinejad avaient dénoncé des fraudes massives appelant leurs partisans à descendre dans la rue.
Les manifestations qui avaient suivi le scrutin avaient été durement réprimées, faisant des dizaines de morts. Des milliers de personnes avaient été arrêtées, dont des dizaines sont toujours en prison. MM. Karoubi et Moussavi ont été placés en résidence surveillée en février 2011.
"Qu'au moins, ils (MM. Karoubi et Moussavi) puissent se défendre. Les punir et les priver de leurs droits sans décision de justice n'est pas acceptable selon la religion et la raison", a-t-il affirmé, demandant au nouveau président élu Hassan Rohani, qui doit prendre ses fonctions samedi, d'intervenir. Il a aussi demandé au chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah Sadegh Larijani de les libérer sans tenir compte des "pressions des responsables sécuritaires".
Hassan Rohani, soutenu par une coalition de modérés et réformateurs, a remporté la présidentielle du 14 juin avec près de 51% des voix dès le premier tour face aux candidats conservateurs.
Il a promis des réformes notamment une libéralisation politique et culturelle et une amélioration des relations avec les pays occidentaux, sans toutefois céder sur les droits nucléaires de l'Iran.

L’ambassadeur des mollahs charge des terroristes liés à la Force Qods de bombarder Liberty pendant le Ramadan

                                               
Selon des rapports obtenus de l’intérieur du régime iranien, Dana’ifar, l’ambassadeur des mollahs en Irak, a chargé des groupes irakiens affiliés à la force terroriste Qods de bombarder encore à la roquette le camp Liberty avant la fin du ramadan (8 aout). La semaine dernière, Dana’ifar qui est aussi un commandant de la force Qods, a convoqué dans son ambassade les chefs de Assaeb al-Haq et du Hezbollah irakien, ainsi que de hautes autorités de la sécurité irakienne et des membres du comité de répression du camp Liberty au cabinet du premier ministre. Il a demandé à Assaeb Al-Haq et au Hezbollah irakien d’attaquer à nouveau le camp Liberty avant la fin du Ramadan. Il leur a promis de leur fournir des roquettes de 107 mm et de nouvelles armes modernes.
En coordination avec les autorités irakiennes, l’ambassade du régime veut programmer cette attaque de manière à ce qu’elle soit liée à la crise d’insécurité qui frappe Bagdad. Dans cette rencontre, l’ambassadeur du régime a aussi demandé au comité de répression de Liberty de faire montre la pression pour la rendre intolérable aux habitants.
Près de six mois après l’attaque du 9 février, le gouvernement irakien s’abstient de fournir le minimum d’équipements de protection à Liberty, aux frais des habitants. Des centaines de rencontres, de lettres et de contacts téléphoniques avec les autorités américaines, irakiennes et onusiennes dans ce domaine n’ont mené à rien. 
Le 5 avril 2013, le CNRI avait révélé que « Moslehi (ministre du renseignement des mollahs) a souligné dans son rapport (de sa visite en Irak) au cabinet de Khamenei : Maliki et Faleh Fayaz ont donné des assurances d’interdire le retour des murs de bétons en T de protection, d’étendre la superficie du camp et d’y mener des construction, ainsi que d’y faire entrer des sacs de sable, ce que les Moudjahidines avaient demandé pour augmenter la sécurité à Liberty. »
Le 23 juillet, le représentant du gouvernement irakien dans la réunion de la direction du camp a une fois de plus annoncé aux habitants que le gouvernement s’opposait au retour des murs de bétons en T et au transfert des gilets et des casques de protection ainsi qu’aux équipements médicaux d’Achraf. Il s’est même opposé à l’entrée de pelles et de pioches pour creuser des abris élémentaires. Tout indique la préparation d’un nouveau massacre.
L’ambassade américaine en Irak avait annoncé le 11 février que des attaques semblables à celles du 9 février pourraient subvenir à tout moment. Le 26 juillet l’ambassade a de nouveau donné un avertissement : « Des attaques terroristes ont ôté la vie à des centaines de personnes depuis février 2013, et ces attaques peuvent éclater à tout moment. »
La Résistance iranienne souligne la responsabilité des Etats-Unis et de l’ONU dans la protection des habitants de Liberty. Vu qu’ils ont été transférés à Liberty sur les garanties américaines et onusiennes, elle leur demande des mesures urgentes pour empêcher une nouvelle tuerie et de fournir un minimum de moyens de sécurité à Liberty. Faire obstacle à ces moyens relève du crime de guerre et du crime contre l’humanité.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 juillet 2013

lundi 29 juillet 2013

LE « COMITE DE MORT » DU MASSACRE DE 1988 (3)

Les cinq membres du comité de la mort
Khomeiny a mis en place une « commission d'amnistie » dans les prisons. En réalité, il s’agissait d’un comité de la mort composé de trois individus : un représentant du ministère du Renseignement (Vevak), un juge religieux et un procureur. C’est au Vevak que revenait la décision finale. Ils tenaient un procès de quelques minutes. Ils demandaient surtout si le ou la détenu(e) était fidèle à l'OMPI. Les Moudjahidine constituaient plus de 90 % des détenus. Si les prisonniers n'étaient pas disposés à collaborer totalement avec le régime contre l'OMPI, c’était considéré comme un signe de sympathie avec l'organisation et la peine était l’exécution immédiate. La tâche du comité de la mort était de déterminer si un prisonnier était un ennemi de Dieu ou non. Dans le cas des prisonniers Moudjahidine, cette décision était souvent prise après une seule question sur leur affiliation à un parti. Ceux qui disaient « Moudjahidine » plutôt que le péjoratif « Monafeghine » étaient envoyés à la potence.

LES EXECUTIONS MASSIVES DE1988 ONT COMMENCE SUR UN DECRET DE MORT DE KHOMEINY (2)

Le « décret de mort » rédigé par Khomeiny pour les exécutions massives de prisonniers politiques en Iran en 1988.
A la fin de la guerre Iran-Irak, Khomeiny qui sentait la défaite imminente, a décidé de se venger sur les prisonniers politiques. Il a émis des fatwas (décrets religieux) ordonnant de massacrer tous ceux qui refusaient le repentir et la collaboration totale avec le régime.
La boucherie a commencé avec chaque jour des centaines de pendaisons et de cadavres enterrés à la hâte dans des fosses communes un peu partout dans les grandes villes, en particulier à Téhéran.
Khomeiny avait décrété : « quiconque, à n'importe quel stade, continue d'appartenir aux Monafeghine (terme péjoratif pour désigner l’Ompi) doit être exécuté. Anéantissez immédiatement les ennemis de l'islam.» Il avait ajouté : « Ceux qui sont dans les prisons à travers le pays et restent inébranlables dans leur soutien à l’OMPI sont en guerre contre Dieu et condamnés à être exécutés (...) Il est naïf de faire preuve de miséricorde à ceux qui font la guerre à Dieu. »

1988 : massacre des prisonniers politiques en Iran (1)

                                                          Un des charniers des victimes du massacre de 1998
Durant l'été 1988, le régime iranien a sommairement exécuté des dizaines de milliers de détenus politiques à travers l'Iran. Il n'a jamais reconnu ces exécutions ni fourni la moindre information sur le nombre de prisonniers tués.
La majorité des victimes purgeaient des peines de prison pour leurs activités politiques ou avaient terminé leur peine mais étaient toujours incarcérées. Certains avaient déjà été emprisonnés et libérés, mais avaient de nouveau été arrêtés pour être exécutés pendant le massacre.

Le carnage a commencé à la fin juillet et s'est poursuivie sans relâche pendant quelques mois. Quand il s'est arrêté à l'automne, quelque 30.000 prisonniers politiques, dont l’écrasante majorité était des militants de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), avaient été assassinés.

dimanche 28 juillet 2013

IRANIAN OPPOSITION WARNS OF PENDING ATTACKS IN NEXT DAYS ON CAMP LIBERTY, IRAQ, WHERE MEK MEMBERS ARE CURRENTLY RESIDING



Saturday, 27 July 2013
INU - Paris- In a statement issued today, the National Council of Resistance of Iran announced that it has received reports from inside Iran, indicating that Hassan Danaifar, clerical regime’s ambassador to Baghdad, has ordered Iraqi groups affiliated with the Iranian regime to again rocket attacks on Camp Liberty during the holy month of Ramadan.

According to the NCRI statement, last week Danaifar summoned to the regime’s embassy leaders of Asaib al-Haq and Iraqi Hezbollah groups, as well as senior Iraqi security officials and members of the Ashraf and Liberty Suppression Committee in the Iraqi Prime Ministry.   
NCRI statement said that another attack would likely be launched  on July 28-July 30, to coincide with the annual ritual, mourned by Shiites, marking the anniversary of the martyrdom of Ali, Shiites’ first Imam. 
Tehran's ambassador has promised the Iraqi groups 107mm missiles and advanced machineguns in return, the NCRI statement added. Danaifar told members of the Suppression Committee to escalate pressures on Camp Liberty to make the situation intolerable for the residents.
About six months after the February 9 attack, the Government of Iraq (GoI) continues to obstruct the provision of minimum security requirements to Camp Liberty at the residents’ own expense. Hundreds of meetings with,  as well as letters and phone calls to U.S., Iraqi and UN officials in this regard have been futile.
In the camp’s management meeting on July 23, GoI’s representative informed the residents that his government opposes returning the protective T-walls, transferring the protective vests and helmets and medical equipment from Camp Ashraf to Liberty. He even opposed the entry of 200 shovels and hacks to the camp to dig rudimentary trenches. 
On February 11, the U.S. Embassy in Iraq declared that attacks similar to February 9 may recur at any time. The U.S. Embassy warned on July 26: “Terror attacks have claimed lives of several hundred people since February 2013, and such terror attacks may occur at any time.”
Underscoring the responsibility of United States and United Nations for the protection of Liberty residents, and considering that they were transferred to Camp Liberty with guarantees from the U.S. and the UN, the Iranian resistance called for immediate action to prevent a new massacre and to provide the minimum security requirements for Camp Liberty. 

Iranian regime orders Qods Force affiliated Iraqi groups to attack Camp Liberty

Iranian regime orders Qods Force affiliated Iraqi groups to attack Camp Liberty

samedi 27 juillet 2013

Interview choquante d’un ancien fonctionnaire de l’ONU sur les camps Liberty et Achraf

                                           
Le site Iran News Update a mené une interview exclusive à la mi-juillet avec l'ancien conseiller du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU (RSSG) en Irak, Tahar Boumedra.
L'interview de Boumedra arrive en réponse au RSSG Martin Kobler qui s’est adressé au Conseil de sécurité de l’ONU le 16 juillet 2013. Boumedra a parlé de divers sujets avec Iran News Update, détaillant des situations spécifiques qu'il a dû traiter lors de son séjour en Irak ainsi que les détails des conversations précises qu'il a eues avec son ancien collègue, Martin Kobler.
Question : Martin Kobler, dans ses remarques au Conseil de sécurité, a reproché aux dirigeants des habitants du camp Liberty et non au gouvernement irakien tous les problèmes du camp, notamment le manque de liberté de mouvement, le manque d'accès aux soins médicaux, à Internet et à toute autre communication. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ? Quel pouvoir la direction du camp a-t-elle ? Qui sont-ils ? Avez-vous eu des échanges avec eux ? Pourquoi une telle focalisation sur la direction des habitants ? Pour quelle raison le RSSG fait-il ces allégations ?
Tahar Boumedra : J'ai averti maintes fois qu’il s’agissait d’un plan cynique conçu par la Mission d’Assistance des Nations Unies en Irak (la MANUI) et le cabinet du Premier ministre irakien, soumis à la pression de l'ambassade iranienne à Bagdad. Depuis l’année dernière, j’ai alerté le monde sur ce plan, qui vise à fermer le camp d'Achraf et à en expulser les habitants hors d'Irak. Ils espéraient à l'époque que la fermeture du camp créerait un environnement favorable pour que les habitants se rebellent contre leurs représentants et prennent leur distance avec leur direction. A ce stade, on espérait qu'il serait facile de convaincre les habitants que la solution durable serait pour eux de retourner en Iran, puis l'armée irakienne aurait pénétré dans le camp pour arrêter l’équipe dirigeante. Ainsi, le plan nécessitait l’appellation de deux Lieux de Transit temporels (LTT).
Le premier, pour accueillir les «transfuges» qui souhaitaient retourner à l'Hôtel Al-Yamama en Iran. Le second, le camp Liberty, bien que mentionné dans le protocole d’accord comme un LTT, il offrait la possibilité d’être un centre de détention pour ceux qui ne souhaitent pas retourner en Iran ainsi que la direction du camp. Liberty est censé être un endroit où ceux qui refusent la défection resteront aussi longtemps que nécessaire pour briser leur détermination. C'est la raison pour laquelle le cabinet du Premier ministre irakien refuse d’autoriser les habitants à entreprendre des travaux susceptibles d'améliorer la qualité de vie à Liberty.
Pendant ce temps, le HCR a été appelé à entreprendre le processus de détermination du statut de réfugié (DSR) pour les résidents du camp Liberty, en espérant que l'issue finale de la procédure diviserait Liberty en deux catégories d’habitants, les personnes éligibles au statut de réfugié seront reconnues comme telles et bénéficieront d'une protection et celles qui ne le sont pas, principalement la direction, se verra refuser ce statut. C'était le plan et c'est en partie la raison pour laquelle le RSSG a fait ces allégations contre le représentant et la direction des habitants, dans son rapport au Conseil de Sécurité. Il prépare le terrain pour que le gouvernement irakien puisse prendre des mesures et que le HCR refuse d’octroyer le statut de réfugié à la direction. Une fois ce tri fait, il sera facile aux agents irakiens de s’introduire dans le camp et d'arrêter ceux qui ne répondent pas aux critères de réfugié. Si cela se produit, le processus RSD du HCR finira par se transformer en un feu vert pour la police et l'armée irakienne d’arrêter ceux qui sont exclus. Puisqu’ils seront recherchés par le régime iranien et finiront par être expulsés en Iran où ils seront condamnés à mort.
Ce plan a été élaboré il y a deux ans, en octobre 2011. J’ai mis en garde contre lui, j'ai averti le MANUI, j'ai averti l'ONU. J'ai également mis en garde contre des attaques sur le camp Liberty et rien n’a été fait pour les protéger. Cette année, le camp Liberty a été attaqué à trois reprises, la MANUI et le gouvernement irakien auraient pu empêcher ces pertes de vie résultant de ces attaques car elles étaient prévisibles et évitables, mais rien n'a été fait dans ce sens. J'avertis qu'il y aura encore de nouvelles attaques contre Liberty que le bureau du Premier ministre irakien a promis d'utiliser tous les moyens pour rendre de la vie des habitants d'Achraf  et de Liberty un enfer jusqu'à ce qu'ils partent d'Irak. Ceci est documenté et a été annoncé par le Conseil des Ministres comme la politique officielle du gouvernement.
Concernant la direction des camps
A ma connaissance et à l’évidence, ce ne sont que mes observations personnelles, les habitants d'Achraf, et maintenant de Liberty, forment un groupe distinct, bien organisé, bien éduqué, très discipliné et bénéficient de toutes sortes de compétences acquises dans les universités européennes et américaines. Ils sont également très dévoués à leur cause.
Leur dévouement à leur cause a fait l'objet de critiques et a servi à les stigmatiser comme un groupe terroriste ou une secte. Leur efficacité, leur résistance et leur succès ont été utilisés contre eux. Lorsque je m’adresse aux autorités irakiennes afin qu’elles leur donnent accès à des services publics et à des services, je reçois la réponse suivante : ces gens ont une vie meilleure que tout citoyen irakien de classe moyenne. Ma réponse aux officiers irakiens est que les habitants d’Achraf et de Liberty ne demandent ni la charité ou ni des services gratuits. Ils paient au prix du marché et même plus. Vous ne pouvez pas les blâmer pour les échecs du gouvernement irakien. Si le gouvernement irakien ne peut fournir la même chose à ses propres citoyens, vous ne pouvez l’imputer à cette petite population considérée par beaucoup d'Irakiens comme leurs invités d'honneur.
Question : Dans son témoignage au Conseil de Sécurité de l'ONU, Kobler a également affirmé que les habitants harcèlent les observateurs de l'ONU et ne coopèrent pas avec eux. Vous êtes allé leur rendre visite presque chaque semaine pendant un an. Quelle était leur attitude ? Avez-vous eu une telle expérience ? En tant que directeur du bureau des droits de l'homme de la MANUI, est-ce qu’un des observateurs de l'ONU vous a parlé d’incident de cette nature ? Quelle est votre expérience avec eux ?
Tahar Boumedra : Quand j'étais à Bagdad, j’avais la charge des dossiers du camp d'Achraf et de ses habitants, cela a commencé en janvier 2009. J'étais la personne qui se rendait au camp d'Achraf et plus tard, au camp Liberty chaque semaine et qui a été en contact avec eux 24/24h et 7/7j. Il était de mon devoir de surveiller et de suivre de près la situation des camps. Je n'ai jamais eu de problèmes pour accéder à n'importe quel endroit que je voulais visiter ou inspecter. Je n'ai jamais eu aucun problème pour visiter n’importe quel lieu, sans avertissement préalable.
J'ai mené des entretiens avec la plupart des gens qui ont quitté le camp dans le passé (mes entretiens sont archivés), personne ne m'a jamais dit avoir été maltraité ou privé de la liberté de quitter les camps. Ainsi, ces allégations sont effectivement destinées à créer un environnement favorable pour que les autorités irakiennes pénètrent dans le camp et arrêtent la direction. La réalité n'a rien à voir avec la coopération ou l'absence de coopération. Comme je le disais plus tôt, cela fait partie du plan visant à démanteler l'organisation et à arrêter ses dirigeants. Après avoir lu les déclarations du représentant spécial au Conseil de Sécurité, j’ai pu constater que la mise en œuvre du plan était en bonne voie.
Question : Avez-vous été exposé à ces sortes d'allégations lorsque le dossier d'Achraf vous a été remis ? Avez-vous déjà essayé de les corroborer ? Avez-vous jamais rencontré un cas d'abus des droits de l’homme dans le camp ? A quoi avez-vous été finalement confronté et quelle a été votre impression lorsque vous avez quitté Bagdad ?
Tahar Boumedra : Quand je suis allé à Bagdad en 2009, j'ai été briefé comme toute personne qui prend ses fonctions dans un nouveau poste. On m'a dit que j’allais avoir affaire à un groupe terroriste dangereux et que je devais être prudent. A l'époque je n'avais aucune raison de ne pas croire mes collègues quand ils m'ont informé de cela. Donc, au début de ma mission en Irak, j'étais très hostile aux dirigeants du camp. Mais au fil des mois et des années passés en interaction avec eux, je me suis rendu compte que l'information que j'avais reçue était totalement trompeuse.
J'ai découvert par moi-même que tout ce qui me parvenait des Achrafiens était crédible et que la plupart des informations que je recevais de l'appareil de sécurité irakien étaient invérifiables et qu’à long terme, cela s'avérait faux. Je connais beaucoup d'histoires que je pourrais vous raconter dans ce contexte, mais nous n’avons pas le temps. J'ai quitté Bagdad avec la profonde conviction que des jours difficiles sont encore à venir en Irak. Le système judiciaire est dysfonctionnel et peu fiable, le système de sécurité, l’arrestation et les systèmes de détention sont construits sur des divisions confessionnelles, la corruption paralyse le pays et l'hégémonie iranienne s’affiche ouvertement.
Question : Le régime iranien a-t-i été impliqué dans l'affaire d'Achraf et de ses résidents ? Martin Kobler communiquait-il avec le gouvernement iranien et l’avez-vous accompagné à une réunion avec des responsables iraniens ?
Réponse : La MANUI interagit avec tous les acteurs en Irak, avec toutes les missions diplomatiques, y compris l'ambassade iranienne. Nous avons périodiquement rendu visite à l'ambassadeur d'Iran en Irak. Au début, cela s’est fait dans la situation où une population iranienne vivant à Achraf avait besoin d'aide et d'assistance pour quitter l'Irak. Plus tard, avec l'arrivée du RSSG Kobler, les consultations se sont transformées en coordination d’efforts visant à fermer le camp d'Achraf et à expulser ses habitants dans le camp Liberty afin de les contrôler plus étroitement. Les diplomates iraniens ont toujours insisté sur le fait qu'ils sont prêts à amnistier les habitants, mais qu’ils ne tolèreront jamais la présence de ses dirigeants en Irak. Lorsque la MANUI a demandé à l'ambassadeur d'Iran de fournir un document écrit garantissant que ceux qui seront renvoyés en Iran ne seront pas persécutés. Il a refusé de le faire.
Quand il y avait du retard dans le processus de réinstallation, le RSSG se confondait en excuses et passait beaucoup de temps à justifier ces retards à l'ambassadeur iranien. Lorsque le RSSG a demandé un visa pour se rendre en Iran, il lui a été signifié que sa demande ne serait envisagée que lorsque les habitants commenceraient à quitter le camp d'Achraf. En effet, dès que le troisième groupe d’habitants a quitté le camp d'Achraf, le RSSG Kobler a été récompensé. Son visa lui a été accordé et il s'est rendu à Téhéran.
Question : Pouvez-vous nous éclairer sur la façon dont ces rapports ont été préparés et envoyés au siège des Nations Unies ? Vos rapports se sont-ils retrouvés sur le bureau du gratin de l'ONU, alors que vous étiez à Bagdad – était-ce là un moyen d'alarmer les hauts gradés de ce qui se passe sous l’emblème de l'ONU ou tout devait passer par Kobler ?
Réponse : Il s'agit d'une procédure à suivre dans les rapports publics de l'ONU. Vous ne pouvez pas envoyer un rapport directement à New York. Vous devez passer par la hiérarchie. La hiérarchie fait les contrôles politiques et le bilan et s'assurent que l’on ne contredit pas ouvertement le gouvernement d'Irak en particulier lorsque la question touche à l'Etat de droit et aux droits de l’homme.
D'une certaine manière, les rapports doivent être modelés et façonnés pour être politiquement corrects avant qu’ils n’atteignent leur destination à New York. Par exemple dans les rapports au sujet d’Achraf, le mot attaque doit être remplacée par confrontation, les exécutions sommaires et extrajudiciaires sont remplacées par usage excessif de la force. Dans le premier cas, l'objectif est de jeter le blâme à part égale sur la victime et l'agresseur tandis que dans le second cas, l’objectif consiste à diminuer la gravité de l'infraction et à baisser le niveau d’un probable crime contre l'humanité susceptible de sanctions disciplinaires.
Question : Aucune des choses promises par Kobler aux habitants n’a abouti. Etait-ce un canular depuis le début et n’y avait-il aucun intérêt sincère de les mettre en lieu sûr ou bien l’ONU a-t-elle été incapable de respecter ses engagements ?
Réponse : Nous avons en réalité manipulé les rapports, nous avons même trafiqué les photos du camp Liberty. Martin Kobler a chargé mon équipe d’aller prendre des photos du camp Liberty, de sélectionner les lieux présentables du camp Liberty et de les partager avec la communauté internationale et les citoyens d'Achraf. C'était avant la fermeture du camp d'Achraf. Les photos trafiquées ont été utilisées pour tromper les Achrafiens et la communauté internationale. Je l’affirme et celui qui conteste la crédibilité de ma déclaration devra dépêcher une commission d'enquête indépendante.
Question : Vous étiez le premier responsable de l'ONU à avoir visité le camp Liberty. Quelle a été votre impression et qu’avez-vous observé ? L’avez-vous trouvé approprié pour que les habitants puissent y être transférés ? Liberty n’a-t-il jamais être inspecté dans une perspective sécuritaire ? A-t-il jamais été évalué pour convenir au transfert, selon un point de vue sécuritaire ?
Tahar Boumedra : J'ai été le premier à mener une mission au camp Liberty début décembre 2011. J'ai signalé que le camp n'était pas prêt à accueillir 3200 personnes. Le RSSG a rejeté le rapport et demandé au HCR de donner pouvoir à un expert en matière d’abri afin qu’il évalue les conditions humanitaires au camp Liberty. Quand l'expert de nationalité suisse est arrivé à Bagdad, le RSSG Kobler lui a répété à plusieurs reprises : « vous êtes chargé de certifier ».
Après deux semaines de travail d'évaluation, l'expert a rédigé un rapport disant que le HCR ne pouvait pas certifier. Le RSSG Kobler a rejeté le rapport et a fait un communiqué de presse où il a déclaré que le camp Liberty avait été certifié conforme aux normes humanitaires requises pour les réfugiés. Une autre évaluation a été faite par le personnel de sécurité de la MANUI pour vérifier si le camp Liberty était conforme aux exigences de sécurité.
Le rapport a constaté que le camp est particulièrement vulnérable aux attaques de roquettes et des mesures ont été recommandées pour atténuer les risques de sécurité. Encore une fois, ce rapport a été rejeté et une action a été menée consistant à recruter environ 60 agents de sécurité pour renforcer la protection de la MANUI et du personnel du HCR. Mais rien n'a été fait pour la sûreté et la sécurité des habitants. Au contraire, les Irakiens ont procédé à l'enlèvement des murs en T existant autour des unités de logement pour que les mouvements des résidents à l'intérieur du camp soient étroitement contrôlés.
Question : Comment Kobler a-t-il réussi à obtenir la certification selon laquelle Liberty est conforme aux normes de l'ONU ?
Tahar Boumedra : Des gens ont travaillé pour maintenir leurs positions ou recevoir des promotions. Ils font leur travail pour satisfaire leurs superviseurs. Il y en a d'autres qui font le travail parce qu'ils ont été recrutés pour le faire. Je suis allé à Bagdad pour faire la promotion et la protection des droits de l'homme dans un environnement des Nations Unies qui fonctionne principalement pour protéger ses emplois et chercher les promotions. Dans ce contexte, vous comprendrez pourquoi les rapports sont trafiqués et façonnés selon les souhaits du superviseur. C'est ainsi que le RSSG Kobler s'en est tiré avec des rapports manipulés. Tous les chefs des sections de la MANUI étaient fondamentalement en désaccord avec le RSSG Kobler, mais pas en mesure de défendre ce qu'ils croyaient être juste. La MANUI est une mission politique où la voix du patron prévaut toujours, qu’elle soit vraie ou fausse.
Question : Avez-vous accompagné Kobler dans ses négociations avec les dirigeants de l’OMPI sur la situation ? Si non, quelle en était la raison ? Vous étiez la personne en charge du dossier - il était naturel que vous l'accompagniez.
Tahar Boumedra : Même si j'étais son conseiller, il ne m'a pas invité à l'accompagner. Il a préféré se rendre à ces réunions avec des officiers subalternes qui acquiesçaient à tout ce qu'il faisait. Il savait que je n'aurais jamais soutenu ses suggestions qui sont illégales ou immorales.
Question : Etes vous en train de dire qu’il y a des dissimulations ? Pourquoi n’y-a-t-il eu aucune mission d’enquête ?
Tahar Boumedra : Je crains que la dissimulation fasse partie intégrante de la politique de la MANUI. J'ai fait des déclarations dans ce sens et j’ai demandé maintes et maintes fois que si l'ONU devait mettre en doute mes allégations, elle devrait soit me traduire en justice pour violation de la confidentialité et pour déclarations diffamatoires, soit envoyer une commission d'enquête indépendante pour examiner la question. Ils refusent de faire l'un ou l'autre et gardent le silence.
Et je leur dis que le silence n'est pas une option. Parce que nous sommes face à une situation qui coûte des vies, où des gens sont blessés, qui créée beaucoup de douleur et de souffrances inutiles, absolument inutiles. Le meurtre et la mutilation sont absolument inutiles. Ce que font la MANUI et l'ONU est absolument immoral, illégal et sape les valeurs fondamentales de la Charte des Nations Unies. C'est la raison qui m'a poussé à me distancier des actions de la MANUI et à démissionner.
Question : Dernière question. Qu'en est-il du transfert hors d'Irak ? Sur la base de votre expérience, avez-vous déjà eu l'impression que les habitants ne voulaient pas quitter l'Irak ou qu'ils n'étaient pas prêts à coopérer avec le HCR comme Martin Kobler l’a maintes fois affirmé ?

Tahar Boumedra : C'est mon jugement aujourd'hui et ça l’était déjà quand j'étais en Irak.  Les habitants étaient et sont encore traités injustement, mais ils sont parvenus à une pleine coopération avec le HCR. Ils étaient prêts à être interrogés par le HCR depuis septembre 2011, mais le gouvernement irakien n’a pas laissé le HCR les interroger tant qu’ils n’étaient pas transférés à Liberty, parce que, comme je l'ai dit, ils avaient d'autres priorités. Le RSSG a coopéré activement avec le gouvernement irakien pour mettre en œuvre la réinstallation forcée, et, malheureusement, le HCR a dû se soumettre à cette procédure.

Iran, safe area or the territory of systematic violation of human rights?

vendredi 26 juillet 2013

Thousands of hectares of forests in various parts of Iran burn in fire

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Some fires were deliberately set for repressive and security objectives; others due to lack of attention by relevant government agencies


According to the mullahs’ regime media, in forest fires that began in the beginning of hot season in vast areas of forests in northern, western and southern Iran, irrecoverable losses were inflicted on Iran’s national assets. Considering the increase of temperature and decrease of humidity, such fires could have been fully predictable, and preventing fires or at least containing them and decreasing losses could have been fully feasible by setting up fire stations, constant patrols and taking necessary measures. 
The regime’s media, which always keep silence about these news or report the losses much less than the reality, reported that: “During past thirteen days, at least there were 10 widespread fire incidents in different locations in north, west and south of the country and several thousand hectares of pastures and forests of Hirkani, Zagros, Arasbaran and Irani- Torni burnt in fire. Hundreds of hectares of forest lands of the country from Latian Park in Tehran, wildlife conservation in Miankaleh, forests of Noorabad in Mamassani, forests of Pariz in Kerman, Shahanshah land in Khorramabad, forests of Golestan, Sanandaj, Dalahu, Pasargad, Jangal Abr and Arasbaran  and also thousands of hectares of forests in the region of Estahban in Fars province caught fire. (Etemad state-run newspaper- July 20, 2013) 
According to local residents, fires in forests of Nowsoud and Nowdesheh in Kurdistan on July 12 and 13 were lit deliberately by IRGC.  They say such fires have happened repeatedly in farms and forests of Kurdistan for “military and security” objectives in an attempt to have better control on border areas. Thus, the governor’s office or the fire department takes don’t do anything to extinguish the fire. Repressive forces even prevent people who try to put out fire.   
Mullahs’ negligence to such disasters comes at a time that - thanks to the mullahs’ regime rule - desert and wasteland areas are growing every day and forests are being destroyed increasingly. According to the UN Food and Agriculture Organization (FAO), “Iran’s forest areas are 11,075,000 hectares … which is 7% of the total area of Iran” (State-run daily Etemad- November, 12 2012). A decrease in the area of country’s forests from 18,000,000 hectares to less than 12,000,000 hectares shows that more than 33% of forests have been destroyed during the mullahs’ rule. 
The clerical regime refrains allocating any budget or providing minimum equipment to deal with these disasters. While the regime’s suppressive units use different kinds of helicopters to brutally crack down on protesters, there are no helicopters and equipment to control fire incidents in forests and pastures, and contrary to other countries, the regime does not use military in these incidents for extinguishing fire. 
The mullahs’ regime has brought nothing but massacre and destruction for the Iranian people. All country’s assets have been spent either for suppression of oppressed people or on ominous nuclear projects and export of terrorism and fundamentalism, or have been plundered by the regime leaders and their families.

Secretariat of the National Council of Resistance of Iran  
July 22, 2013

Iran : 20 prisonniers pendus

                                         
CNRI – Les bourreaux du régime iranien ont exécuté au moins 20 autres prisonniers ces derniers jours sans que cela soit rapporté par les médias officiels.
Sept prisonniers ont été pendus le 21 juillet dans la prison centrale d'Iranchahr et cinq autres le 20 juillet à la prison centrale de Zahedan (sud-est de l’Iran), d'après des informations reçues d'Iran.
Le régime iranien a également pendu huit prisonniers le 9 juillet à la prison centrale de Karadj, en banlieue de Téhéran.
Ces informations n'ont pas été jusqu'à présent rapportées par les médias. Trois des victimes ont été identifiées comme étant Jalil, Hassan et Rabani.

La Résistance iranienne appelle à secourir les demandeurs d’asile iraniens

                                            
à la suite du naufrage d’un bateau de demandeurs d’asile au large de l’Indonésie
Suite au tragique naufrage d’un bateau de demandeurs d’asile qui voulaient se réfugier en Australie en passant par l’Indonésie, la Résistance iranienne attire l’attention de la communauté mondiale et des organismes internationaux concernés sur la nécessité d’accueillir et de secourir les demandeurs d’asile iraniens qui ont fui l’enfer de la mort, des exécutions et des tortures du régime des mollahs.
Une grande partie des passagers seraient des Iraniens, des Irakiens et des Syriens. Tout en présentant ses condoléances aux victimes de ce désastre, la Résistance iranienne demande aux gouvernements de l’Indonésie et de l’Australie de secourir de toute urgence les rescapés et de reconnaitre leur doit d’asile, dans le respect des normes de refugiés et des droits humains.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 juillet 2013

mercredi 24 juillet 2013

Le HCR fait part de son inquiétude pour la sécurité des Iraniens du camp Liberty

                               
Communiqué du Haut Commissariat pour les Réfugiés de l’ONU, 19 juillet 2013 :
Les habitants du camp du Nouvel Irak (ancien camp d’Achraf) et traitement de leur dossier en vue de solutions
Le HCR a exprimé sa profonde inquiétude continue pour la sûreté et la sécurité des habitants d’Hurrya, lieu de transit temporaire (LTT), à la suite de la seconde attaque meurtrière du 15 juin. Le HCR a réitéré le besoin urgent de renforcer la protection physique, demandant au gouvernement irakien de faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir la sécurité des habitants.
Invoquant leurs préoccupations en matière de sécurité à la suite des deux attaques menées sur le camp Hurriya, un certain nombre d’habitants ont décidé de ne pas participer aux entretiens organisés pour eux par le HCR pour traiter leurs cas. Néanmoins, conformément au Protocole d'Accord entre les Nations Unies et le gouvernement irakien du 25 décembre 2011 sur la situation des habitants du camp du Nouvel Irak, le HCR continue de traiter les demandes des habitants qui ont été transférés, volontairement, au camp Hurriya et qui s’engagent avec le HCR.
Les habitants du camp qui ont soumis des demandes de protection internationale sont officiellement demandeurs d'asile en vertu du droit international. En l'absence de système national de jugement en Irak, le HCR considère ces requêtes au cas par cas dans une procédure appropriée. Des entretiens individuels auront lieu - avec ceux qui s'y engagent - dans un endroit sûr et neutre, en toute confidentialité. Les cas de ceux qui nécessitent une protection internationale déterminée sont actuellement transmis aux Etats. En attendant leur réinstallation hors d’Irak, les résidents sont en transit au camp Hurriya, tandis que leurs requêtes sont traitées, comme le prévoit le Protocole d'Accord mentionné ci-dessus.
Le droit international exige que les demandeurs d'asile puissent bénéficier d'une protection de base pour leur sécurité et leur bien-être. Ceci comprend la protection contre toute expulsion ou le retour aux frontières des territoires où leur vie ou liberté seraient menacées (principe de non-refoulement) ainsi qu’un traitement conformément aux normes humanitaires de base - y compris, et c’est le plus important, leur sécurité. La principale responsabilité d’assurer le respect de ces normes incombe au gouvernement irakien. La liberté de mouvement est la condition la plus souhaitable tandis que la procédure a lieu.

Le HCR, avec le gouvernement irakien, la MANUI et d’autres acteurs concernés, y compris surtout la communauté internationale, reste engagé à assumer sa part dans la recherche de solutions pacifiques à ce problème qui dure depuis longtemps. En conséquence, le HCR et la MANUI poursuivent leurs efforts conjointement pour trouver des solutions, y compris les opportunités de réinstallation des habitants qui souhaitent quitter l'Irak. À ce jour, un total de 135 résidents sont partis dans d'autres pays.
(Traduction de l’original en anglais)

Le point de vue de l’ex-directeur des Droits de l'Homme de la Mission d'Assistance des Nations Unies en Irak

                        
The Hill : Par Tahar Boumedra* - Cette semaine, la session du Conseil de Sécurité de l'ONU discutera de la possibilité d'étendre le mandat de la Mission d'Assistance des Nations Unies en Irak (MANUI). On s'attend à ce que le chef de la MANUI, le Représentant Spécial du Secrétaire Général (RSSG) l'ambassadeur Martin Kobler, présente son dernier rapport périodique sur la situation des habitants du camp Achraf/Liberty avant qu'il ne quitte l'Irak pour la République Démocratique du Congo, où il dirigera une autre mission complexe de l'ONU.
Le RSSG Kobler a fait de sa priorité d'aider le gouvernement irakien à fermer le camp d'Achraf où près de 3400 exilés iraniens vivaient depuis 27 ans et à les transférer dans une ancienne base de l'armée américaine (camp Liberty) près de l'aéroport de Bagdad où ils attendraient leur départ d'Irak. Pour agir dans ce sens, le RSSG Kobler a signé le 25 décembre 2011 un protocole d'entente (MoU) avec le gouvernement d'Irak posant les conditions pour leur transfert et pour que le Bureau du Haut-commissaire de l'ONU pour les Réfugiés entreprenne le processus de détermination de leur statut de réfugié (DSR) comme une première étape pour les envoyer hors d'Irak.
Le RSSG avait promis à la population du camp d'Achraf que leur transfert au camp Liberty avait pour objectif d'assurer leur sécurité. Le HCR avait donné comme condition que le processus DSR se déroule dans un lieu neutre et sûr à l'extérieur du camp d'Achraf. Alors que le MoU avait d'autres objectifs cyniques secrets, les résidents d'Achraf ont été trompés en partant au camp Liberty avec la fausse promesse qu’il assurerait leur sécurité et répondrait aux normes internationales.
Le HCR avait promis une période de six mois pour faire ce qu'il devait et réinstaller les résidents dans des pays tiers. J'avais à plusieurs reprises mis en garde que le camp Liberty n'était ni sûr ni sécurisé et ne répondait pas aux normes humanitaires internationales en vigueur, dont les directives de l'ONU sur le processus applicable pour l'expulsion forcée. J'avais également averti que le processus de réinstallation prendra des décennies et que le gouvernement d'Irak avait officiellement mis en garde qu'il n'autorisera pas une réinstallation de facto en Irak et qu'il les éliminera par « tous les moyens ».
Mes avertissements sont restés ignorés. Le camp Liberty a rapidement prouvé ses limites humanitaires et sécuritaires. Il s'est transformé en centre de détention, certains l'ont qualifié de « champ de massacre », avec une population qui subit des privations et une persécution quotidienne ainsi qu'une interdiction de toute visite des acteurs qui pourraient attirer l'attention de la communauté internationale sur cette affaire de manière indépendante. Les ONGs, les médias indépendants, les parlementaires, y compris les parlementaires irakiens, les diplomates ainsi que les représentants d'autres organismes de l'ONU à part la MANUI sont empêchés d'entrer dans le camp.
Les résidents de Liberty sont privés des droits les plus fondamentaux, comme l'accès à la justice et à la liberté de mouvement. Même enterrer les morts s'est avéré un sérieux défi pour les habitants de Liberty, contrairement à l'enseignement islamique. Les persécutions quotidiennes des habitants se sont rapidement transformées en attaques armées contre eux.
Des roquettes se sont abattues sur eux le 9 février, le 28 avril et le 15 juin de cette année, d'un endroit proche connu pour avoir une présence massive de l'armée irakienne. Onze personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées. La MANUI a condamné à peine l'attaque. En lieu de cela, le RSSG a appelé les représentants des habitants à autoriser les résidents à davantage de liberté de communication. Quelqu'un peut-il jouir de liberté de communication s'il est privé de sa liberté de mouvement, sa liberté de rencontrer des avocats, des ONGs, des parlementaires ? Qu'est-ce que la liberté de communication signifie pour une population placée de force dans un centre de détention sans le respect de la loi ?
Dans la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui, les habitants du camp Liberty sont enfermés dans un centre de détention manquant des exigences minimales de sécurité et de conditions humanitaires. Ils restent exposés à un grave danger imminent. Si rien n'est fait pour les sauver de cette situation, il ne fait aucun doute qu'il y aura davantage d'attaques à la roquette, qu'il y aura davantage de vies perdues et énormément de souffrance pour les habitants et leurs familles.
Le camp Liberty représente aujourd'hui un véritable cas où la responsabilité de protéger est la plus nécessaire et la plus appropriée. Cela ne nécessite aucune opération complexe ni coûteuse. La seule chose nécessaire est de déclarer qu’il s’agit d’un camp de réfugié et d'exiger du gouvernement irakien d'assurer efficacement leur sécurité et leur dignité pendant que le HCR continue son travail en vue de les réinstaller hors d'Irak. La contribution de la communauté internationale pour réinstaller cette petite population s'inscrira dans l'histoire comme une occasion où les États membres de l'ONU ont respecté leurs engagements et ont fait respecter les valeurs essentielles de la Charte de l'ONU.
Toutes nouvelles attaques contre la population sans défense déstabiliseront gravement l'intégrité et la crédibilité des Nations Unies et de ses États membres qui ont pris en charge la responsabilité de les placer au camp Liberty.
*Boumedra était directeur des Droits de l'Homme de la Mission d'Assistance des Nations Unies en Irak (MANUI), et conseiller du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU (RSSG) pour Achraf de 2009 à 2012.

Le rôle de la Grande-Bretagne dans la trahison honteuse de l'ONU

                         
Nous avons pris part au traitement épouvantable de milliers d’opposants iraniens sans défense en exil en Irak
Par Christopher Booker
www.telegraph.co.uk, 20 juillet 2013 - La semaine dernière, devant le Conseil de Sécurité de l'ONU à New York, s’est déroulé le dernier chapitre étranger de l'une des histoires les plus extraordinaires que j’ai eu à suivre dans cette rubrique. Il y a eu devant le Conseil, ce témoignage de Martin Kobler qui vient de prendre sa retraite après deux ans comme représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en Irak. Mais M. Kobler est accusé de collusion avec le régime iranien dans une conspiration pour trahir des milliers d’opposants iraniens sans défense, qui depuis des années vivent en exil en Irak, permettant que des dizaines d'entre eux soient assassinés et des centaines d’autres blessés.

Les opposants qui sont des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), appartiennent au plus grand groupe d'opposition iranien, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui a longtemps œuvré pour remplacer par une démocratie moderne l’impitoyable dictature religieuse du pays dirigée par le guide suprême l'ayatollah Khamenei. Le régime de Téhéran considère le CNRI comme son ennemi le plus détesté et aucun de ses membres n’est devenu plus vulnérable que les 3.400 hommes et femmes qui depuis le début des années 1980, vivent en exil dans une jolie petite ville qu'ils ont construite dans le désert irakien, connue sous le nom du camp d'Achraf.
A peine les dernières forces américaines avaient-elles quitté l'Irak en 2009 que le principal objectif de Téhéran, avec la pleine coopération du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, a été d'éliminer ces exilés qui, en 2003, avaient chacun reçu des garanties personnelles signées par un général américain pour leur sécurité. Tout d’abord, le camp d'Achraf a été soumis aux attaques meurtrières des troupes irakiennes agissant avec la tristement célèbre force Qods iranienne. Puis, en 2011, ils ont été dupés par M. Kobler, agissant comme Représentant Spécial de l'ONU, en étant transférés dans une ancienne base militaire américaine, ironiquement appelée le « camp Liberty », qui s'est avérée n’être rien de plus qu'une prison cauchemardesque. Surveillés nuit et jour par des voyous armés, sans eau ni électricité, dépouillés de leurs biens, ils ont été victimes à trois reprises de lourdes attaques au mortier – dont l’une, le mois dernier, a causé davantage de morts et de blessés. Tout cela a été possible, apparemment, grâce à M. Kobler, dont l'un des principaux collaborateurs, tellement indigné par la tromperie dans laquelle il était impliqué, a démissionné l'an dernier et a fait un témoignage effrayant devant le Congrès américain et le Parlement européen.
Ce qui rend cette histoire encore plus remarquable, c'est le stupéfiant tableau de partisans que les deux côtés ont réussi à recruter. Le mois dernier, la Présidente du CNRI, Maryam Radjavi, a organisé un vaste rassemblement à Paris en présence non seulement de 100.000 exilés iraniens, mais également d’un nombre impressionnant de personnalités politiques venant de 47 pays à travers le monde, allant de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani jusqu’à d’importants membres du Parlement européen – ainsi qu’une pléiade d'anciens hauts fonctionnaires américains, des généraux et des avocats.
Le plus déconcertant dans tout cela, a été le rôle joué non seulement par l'ONU elle-même, mais également par le Département d'Etat américain et par notre Foreign Office qui, au mépris des preuves, a continué à accorder à M. Kobler un soutien inconditionnel dans sa contribution à cette histoire honteuse.
Lorsqu'il a comparu devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, mardi dernier, le compte rendu aseptisé de son rapport en Irak a été promptement condamné par Mme Radjavi - confortée par une abondance de preuves écrites  – comme des «affabulations grotesques», une trahison systématique des droits de l'homme et « une tache sur le bilan de l'Organisation des Nations Unies ». Elle a averti que tous les signes d'une autre attaque meurtrière sur le camp Liberty étaient réunis et qu’elle ne tardera pas à arriver. Mais ce que nous devrions, en Grande-Bretagne, trouver le plus choquant de tout, c’est que notre propre gouvernement est encore, en notre nom, prêt à accorder son plein appui à ce qui a été sans doute l'acte de trahison le plus honteux que les Nations Unies aient jamais commis.