L’exécution d’Ali Fahim, manifestant de 23 ans, révèle la profonde peur que les mollahs nourrissent envers la jeunesse rebelle iranienne
Mohseni Ejei a appelé à accélérer et à intensifier les condamnations à mort. Lors d’une réunion avec les membres du Haut Conseil du pouvoir judiciaire, il a demandé de faire un usage maximal des lois, y compris celles renforçant les sanctions pour espionnage, afin d’accélérer l’émission des jugements. Il a également insisté sur l’exécution rapide des peines, telles que la confiscation des biens et les exécutions, dans les cas où la loi le permet, et a appelé à ce que ces décisions soient rendues publiques dans les médias.
Ces déclarations interviennent alors que, ces derniers jours, au moins 10 prisonniers politiques ont été exécutés, dont 6 étaient membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (PMOI/MEK). Des informations indiquent également que des dizaines d’autres prisonniers sont en attente d’exécution.
L’insistance d’Ejei sur l’accélération de l’émission et de l’application de peines lourdes et d’exécutions intervient alors que les inquiétudes concernant le respect des procédures de procès équitable et la transparence du système judiciaire se sont accrues.
Dans une autre partie de son intervention, Mohseni Ejei a décrit la situation du pays comme une guerre totale et a souligné la nécessité d’une confrontation décisive avec les opposants, ainsi que d’un renforcement du contrôle des marchés et d’actions contre ce qu’il a qualifié de perturbateurs. Il a également affirmé que, malgré ces conditions, la vie quotidienne de la population n’avait pas été perturbée.
Dans le même temps, la concomitance de ces propos avec la récente vague d’exécutions et les informations faisant état d’un durcissement des peines a encore renforcé les inquiétudes quant à une intensification des approches sécuritaires et judiciaires dans le pays.
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