mardi 29 juin 2021

Un tribunal iranien condamne 14 personnes à 450 coups de fouet dans le sud-est de l’Iran

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CSDHI – Le 24 juin, le tribunal révolutionnaire de Zahedan, dans le sud-est de l’Iran, a condamné 14 personnes à un total de 450 coups de fouet, entre autres punitions.

14 personnes condamnées au fouet

Selon l’agence de presse officielle IRNA, les autorités iraniennes ont accusé, les 14 personnes, de délits économiques. La justice des mollahs les ont condamnées à un total de 450 coups de fouet, un total de 184 ans de prison, des amendes et la confiscation de leurs biens. Le procureur du tribunal de Zahedan a déclaré que les « accusés » sont actuellement en prison.

L’identité des 14 personnes est inconnue.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Au cours du seul mois de juin, les tribunaux iraniens ont prononcé 20 condamnations à la flagellation.

Un étudiant condamné à 100 coups de fouet

Le 25 juin, le tribunal pénal de Téhéran a condamné un étudiant universitaire à 100 coups de fouet, entre autres sanctions, pour relation extraconjugale.

Le 15 juin, le pouvoir judiciaire iranien a condamné quatre personnes à des coups de fouet à Téhéran pour des délits économiques, en plus d’autres punitions.

Le 9 juin, un retraité et militant syndical iranien est condamné à la prison et au fouet pour avoir manifesté. Ismail Gerami, 67 ans, a participé à des manifestations organisées par des retraités pour obtenir des salaires plus élevés à Téhéran.

Le recours de l’Iran aux châtiments dégradants et à la torture

Le régime iranien est l’un des rares États qui recourt encore à des châtiments dégradants. Pourtant, toutes les conventions internationales relatives aux droits civils et politiques ont interdit le recours à des châtiments inhumains tels que l’exécution et la flagellation.

Le régime inflige régulièrement la flagellation à ses opposants politiques, y compris les manifestants et les dissidents.

Plus de 100 « délits » sont passibles d’une peine de fouet en vertu de la loi iranienne. Ces délits comprennent le vol, les agressions, le vandalisme, la diffamation, les relations extraconjugales et la fraude. Elles couvrent également des actes qui ne devraient pas être criminalisés. Par exemple, l’adultère, les relations intimes entre hommes et femmes non mariés, l' »atteinte aux bonnes mœurs » et les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe.

Source : Iran News Wire

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