mercredi 1 juillet 2026

Crise des médicaments : le coût de la chimiothérapie en Iran a décuplé

 Une nouvelle vague de hausses du prix des médicaments en Iran a fait exploser le coût des soins médicaux. À titre d'exemple, le prix d'un cycle de chimiothérapie est passé d'environ 70 millions de rials il y a deux ans à près de 700 millions de rials. Ces augmentations touchent tous les médicaments, des génériques courants aux traitements spécialisés pour les patients atteints de maladies rares et chroniques. Les assureurs n'ont pas adapté leurs remboursements à cette hausse, obligeant les patients à payer la différence de leur poche.

L'inflation dans le secteur de la santé a été nettement supérieure à l'inflation générale, atteignant 15,6 % en avril, 23,1 % en mai et 8,6 % en juin. Par ailleurs, les crédits de devises étrangères alloués aux médicaments et aux équipements médicaux ont été réduits de 3,5 milliards de dollars à 3 milliards de dollars.

Parmi les autres facteurs expliquant la hausse des coûts des soins de santé, on peut citer de graves pénuries de liquidités, le contrôle des prix imposé par le gouvernement, les retards de remboursement des assurances, la fragilité des chaînes d'approvisionnement et le passage forcé du transport des médicaments et des matières premières des voies maritimes aux voies terrestres en raison des tensions régionales résultant des politiques étrangères du régime iranien, ce qui a fortement augmenté les coûts de transport.

Il y a plusieurs mois, des représentants de l'industrie pharmaceutique avaient averti que la production ne pouvait se poursuivre sans réformes structurelles, mais le régime iranien n'a pris aucune mesure concrète. Le poids de la flambée des prix retombe directement sur les patients.

La politique étrangère destructrice du régime iranien, à l'origine de sanctions massives, de guerres par procuration et d'un isolement international, a réduit les allocations de devises étrangères et rendu les voies de transport plus coûteuses et moins sûres. Parallèlement, la corruption systémique, la mauvaise gestion économique, le contrôle des prix imposé par l'État et l'incapacité à allouer correctement les ressources ont poussé l'industrie pharmaceutique au bord du gouffre. De ce fait, les patients atteints de cancer et les personnes souffrant de maladies chroniques graves se trouvent aujourd'hui dans une situation extrêmement critique. Nombre d'entre eux abandonnent tout traitement, tandis que d'autres vendent leurs biens et s'endettent lourdement, ruinant ainsi leur vie et celle de leurs proches. Cette catastrophe humanitaire se déroule alors qu'une part importante des revenus pétroliers et des ressources nationales du pays est consacrée à la guerre, aux interventions aventuristes régionales, à la répression intérieure et au pillage par les institutions du régime, au lieu d'être investie dans la santé publique.

En persistant dans ces politiques vouées à l'échec, le régime iranien condamne de fait les patients à la mort ou à l'extrême pauvreté et a plongé la société iranienne dans une grave crise sanitaire.

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