dimanche 10 novembre 2013

Maryam Radjavi: à moins de l’exécution complète des 6 résolutions du CSNU, le régime iranien veut tromper le monde

                                 
Jouer avec la paix et la sécurité mondiale et régionale, pour renforcer son exportation du terrorisme et de l’intégrisme
 
L’accord avec les mollahs sans la pleine suspension des projets nucléaires leur fera gagner du temps pour produire la bombe
 
CNRI - A la suite de l’échec des trois jours de négociations entre les  5+1 et le régime iranien, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a estimé que tout accord sans l’application complète des six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU,  n’est qu’une nouvelle tromperie du fascisme religieux au pouvoir en Iran, visant à jouer avec la paix régionale et mondiale, et renforcer l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme.
 
Elle a ajouté que la Résistance iranienne avait déjà annoncé que tout accord de la communauté internationale avec le régime iranien, sans la suspension complète de l’enrichissement d’uranium, l’arrêt de la production et des installations de centrifugeuses, la fermeture complète du site d’eau lourde d’Arak, l’acceptation du protocole additionnel et l’accès libre de l’AEIA à tous les sites et experts du régime – tenus hors de portée de l’agence depuis des années – donnera encore plus de possibilité au régime de se doter de la bombe atomique.
 
Obtenir l’arme nucléaire entre dans la stratégie de survie du régime et il poursuivra son projet aussi longtemps que possible. Les hautes autorités du régime ont souligné à maintes reprises que tout recul dans ce domaine les mènera à leur renversement. Ainsi, sur ordre de Khamenei, Rohani et son ministre des Affaires étrangères cherchent à tromper le monde, pour continuer à violer les résolutions du CSNU, poursuivre l’enrichissement d’uranium, tourner le dos au protocole additionnel, refuser de remettre l’uranium enrichi tout en convaincant la communauté internationale d’annuler les sanctions en partie ou dans leur totalité. 
 
Voilà onze ans que les sites de Natanz et d’Arak ont été révélés par la Résistance iranienne en aout 2002. Depuis, le régime des mollahs n’a pas volontairement informé l’AIEA ou même révélé un seul site ou un seul projet nucléaire. Ce n’est qu’après leur révélation par la Résistance ou leur découverte par l’AIEA et après de multiples tentatives de dissimulation et beaucoup de retard, que le régime a été forcé de reconnaitre ces révélations. Ces derniers mois, la Résistance iranienne a dévoilé un nouveau site totalement secret dans la région de Damavand appelé “Maadan-e-Charq”. Elle a aussi révélé que les mollahs déménageaient dans l’urgence de SPND (l’Organisation de l’Innovation dans la Défense et la Recherche) dans un nouveau site clandestin à Téhéran. Le SPND est un centre de recherche et de conception du projet nucléaire consacré à la fabrication de la bombe atomique. 
 
Dans les années 2003-2004 quand la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avaient conclu un accord avec Rohani pour qu’il suspende son programme nucléaire, le régime avait profité de cette opportunité pour compléter son programme nucléaire. Rohani avait dit dans une interview à la télévision d’Etat le 28 mai 2013, à propos de la suspension de l’enrichissement : “Nous l’avons complété (...) Nous avons négocié à Téhéran en octobre 2003. Et vous savez quand l’UFC a été lancé ?! Vous savez quand on a fait des yellow cake ?! En hiver 2004. On l’avait suspendu?! On l’a complété, oui !” 

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