La campagne « Non aux exécutions le mardi », fondée sur des grèves de la faim hebdomadaires menées par les détenus, est devenue l'un des mouvements de protestation les plus longs en milieu carcéral. Organisée chaque mardi, elle se poursuit avec la participation de détenus dans au moins 56 prisons.
Les participants à la campagne ont annoncé que, malgré les pressions et les restrictions en vigueur, ils restent déterminés et poursuivent leur grève de la faim hebdomadaire. La poursuite de ce mouvement témoigne de la persistance de la contestation au sein des prisons.
Selon des informations publiées, cette grève de la faim s'est déroulée dans un contexte de coupures d'internet et de restrictions de communication ayant fortement réduit la capacité à envoyer des communiqués et à fournir des informations publiques.
Néanmoins, les prisonniers affirment que la grève de la faim se poursuit et que, même coupés du monde extérieur, ce mouvement de protestation continue. La poursuite de cette campagne dans ces conditions témoigne de son organisation et de sa résilience au sein des prisons.
Le maintien en isolement cellulaire des prisonniers après les événements de Ghezel Hesar
Alors que se poursuit la campagne « Non aux exécutions le mardi », des informations font état du maintien en isolement de plusieurs prisonniers politiques. Selon ces informations, quatre d'entre eux – Saeed Masouri, Sepehr Emamjomeh, Loghman Aminpour et Meysam Dehbanzadeh – y sont toujours détenus depuis 25 jours.
Ces individus ont été extraits du quartier 4 de la prison de Ghezel Hesar à la suite d'un raid mené par les gardiens, battus puis transférés vers des lieux inconnus. Ces faits se sont déroulés au moment même où des exécutions étaient menées dans cette prison.
Selon des sources bien informées, le transfert de prisonniers politiques en isolement cellulaire avant l'exécution de leurs peines est une pratique récurrente dans cette prison.
La simultanéité des peines de répression et d'exécution
Des rapports indiquent que les mesures de sécurité en prison, notamment les transferts en isolement et les pressions exercées sur les détenus, sont souvent mises en œuvre simultanément aux exécutions de peines de mort. Ce chevauchement a accru les inquiétudes quant aux conditions de détention et à la manière dont les peines sont appliquées.
Le non-retour des corps des personnes exécutées ; la persistance d'une tendance inquiétante
Parallèlement à ces événements, des informations ont fait état du non-retour des corps de certains prisonniers politiques exécutés à leurs familles. Selon ces informations, plus de quinze jours après l'exécution des peines de mort, les dépouilles de plusieurs prisonniers – dont Vahid Bani Amerian, Mohammad Taghavi, Babak Alipour, Pouya Ghobadi, Abolhassan Montazar et Akbar Daneshvarkar – n'ont toujours pas été remises à leurs familles.
Cette campagne, qui en est à sa 116e semaine, se poursuit dans un contexte carcéral marqué par la pression sécuritaire, les restrictions de communication et les récents événements. Malgré cela, les détenus participants ont souligné que ce processus n'est pas terminé et qu'il se poursuivra.
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