jeudi 3 août 2017

Iran : 101 exécutions enregistrées en juillet, dont deux femmes, des dizaines de jeunes et deux exécutions en public

 Maryam Radjavi appelle à manifester contre ces exécutions sauvages et pour faire traduire les dirigeants du régime pour crimes contre l’humanité

La machine à tuer du régime iranien s’est accélérée depuis le simulacre d’élection présidentielle, atteignant un record sans précédent de 101 prisonniers pendus seulement en juillet 2017. Le nombre réel d'exécutions est plus élevé, car ce chiffre ne prend pas en compte les exécutions secrètes.

La majorité des victimes étaient des jeunes, dont deux hommes de 24 et 27 ans qui ont été pendus en public à Torbat Heydarieh. Une femme âgée de 25 ans a été pendue à Babol ; un homme âgé de 24 ans à Kerman, deux hommes âgés de 26 ans à Zahedan, un homme âgé de 28 ans à Zabol, et un autre homme âgé de 28 ans à Gohardacht.
Dans un cas scandaleux, un ressortissant pakistanais arrêté à 13 ans, a été pendu après avoir été détenu pendant huit ans dans la prison de Zahedan. Javad Mear qui a été exécuté dans la prison centrale d'Ispahan le 24 juillet et avait moins de 18 ans au moment de son arrestation.
Les mollahs et les médias du régime ont admis qu’il y a quelques 5000 prisonniers dans le couloir de la mort en Iran qui ont entre 20 et 30 ans. (L'agence de presse officielle Mehr, le 23 novembre, 2016)
En plus des conditions carcérales intolérables, les prisonniers sont sévèrement battus et torturés dans les dernières heures qui précèdent leur exécution. Abbas Yousefi, exécuté à Gohardacht le 5 juillet, a été violemment agressé par les gangs mafieux soutenus par les responsables pénitentiaires avant son exécution. Le 17 juillet, à Ispahan, un prisonnier qui avait été blessé alors qu’il essayait de se suicider, a été amené à l’échafaud avec trois autres prisonniers après que ses blessures aient été pensées.
Les exécutions ont eu lieu dans les prisons de Gohardacht (15 exécutions), Zahedan (14 exécutions), Ourmia (11 exécutions), Ispahan (10 exécutions), Taybad (10 exécutions), Khorramabad, Zabol, Chabahar, Iranshahr, Mahabad, Miando’ab, Maragheh, Gatchsharan, Bandar Abbas, Arak, Semnan, Kerman, Hamedan, Kermanchah, Zanjan, Noshahr, Rasht, Gorgan, Babol, Noor, Nashtarood, Gha'emshahr et Torbat Heydarieh.
La présidente-élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a déclaré au sujet de cette frénésie meurtrière : «Assaillie par les crises et la crainte de soulèvements populaires, la théocratie au pouvoir en Iran n'a trouvé d’autre issue que d'intensifier la répression, en particulier en ayant recours aux exécutions massives et arbitraires. » Elle a exhorté la nation iranienne, en particulier les jeunes courageux, à protester contre ces exécutions brutales et à témoigner leur solidarité avec familles des victimes.
Elle déclaré : « Un pareille barbarie effrénée en plein 21e siècle est un grand test pour la communauté internationale. Va-t-elle montrer son attachement aux principes universels des droits de l’homme ? Ou les sacrifiera-t-elle sur l’autel de mesquines considérations économiques et politiques. La dictature religieuse des mollahs est la honte de l’humanité contemporaine et doit être mis au ban des nations. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit prendre des mesures adéquates pour poursuivre les dirigeants iraniens pour crimes contre l’humanité, notamment pour les 120,000 exécutions politiques intervenues sous ce régime depuis sa genèse. »
Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 2 août 2017

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