jeudi 3 août 2017

L’Association des enseignants iraniens condamne les injustices du pouvoir judiciaire

 Dans un communiqué, l’Association des enseignants de Téhéran a fermement condamné les verdicts injustes rendus par le pouvoir judiciaire contre des enseignants iraniens.
Voici un extrait du communiqué : « Les pressions et abus contre les militants et syndicats indépendants continuent sans relache en Iran. Alors que les deux factions politiques du pays ont essayé de gagner les votes du corps enseignant au cours de la campagne électorale en faisant de fausses promesses dans le domaine de l’éducation, ces promesses ont vite fait d’être oubliées.
Des militants syndicaux sont convoqués devant les tribunaux et emprisonnés. Ils sont souvent condamnés injustement alors que leurs collègues n’ont pas informés.
Parmi eux, Mohsen Omrani, un enseignant et militant syndical de Bouchehr (au sud de l’Iran), purge une peine de prison depuis mai 2017. Il a été condamné à un an et demi d'emprisonnement et a été démis de ses fonctions pour deux ans. Il est actuellement souffrant de diverses maladies, mais a été privé de traitement adéquat.
Reza Moslemi, un autre enseignant et militant syndical de la province de Hamedan, a été emprisonné sans justification. Taher Ghaderzadeh, membre du syndicat des enseignants du Kurdistan, a été condamné à 91 jours d'emprisonnement en raison de ses activités militantes.
Les militants syndicaux sont confrontés à des condamnations pénales dans des conditions carcérales difficiles alors que les pilleurs des biens publics sont libérés sous caution à coût de millions de dollars. Ces enseignants réclamaient seulement leurs créances et essayaient d'améliorer la qualité de l’enseignement public.
L’association des enseignants de Téhéran condamne les ordres judiciaires contre des militants tels que Reza Moslemi et Taher Ghaderzadeh et appelle à la libération inconditionnelle de Mohsen Omrani. L'Association des enseignants souligne également que la poursuite de ce processus injuste et discriminatoire transforme le pouvoir judiciaire en un organisme discrédité auprès de l'opinion publique.
Malheureusement, les autorités judiciaires ne sont pas décidées à modifier les procédures en vigueur, la détention d’Esmail Abdi en est une illustration.
Malgré tous les obstacles, les organisations et syndicats indépendants, y compris l’Association des enseignants de Téhéran, continueront à agir pour que cessent les fausses accusations contre les activités syndicales et réclamer la libération des enseignants emprisonnés injustement dans le pays. »

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