jeudi 3 août 2017

Visite des responsables européens en Iran en plein milieu des exécutions est une insulte aux valeurs universelles des droits de l'Homme

 La Commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne condamne fermement la visite de Mme Mogherini et d'autres responsables européens en Iran sous le régime du fascisme religieux et leur participation à l’investiture de son illégitime président. Ces déplacements, alors qu'au moins 101 exécutions ont eu lieu dans le seul mois de juillet en Iran, sont une insulte aux valeurs universelles des droits de l'Homme dont l'UE se considère comme protectrice et défenseur.

Tout investissement sur le régime des mollahs - alors que tous les signes indiquent qu'il entre dans sa phase terminale - sont condamnés à échouer avec des déficits, ne gravant dans l’esprit de chaque Iraniens une image de l'Europe lançant une corde pour sauver le régime.
Rohani, qui porte un masque de modération, n'a d'autre mission que de garder au pouvoir le système de Velayat-e-Faqih (suprématie du Guide suprême) et de retarder son renversement. Avec le slogan «Non au bourreau, non à l'imposteur, mon vote est un changement de régime », le peuple iranien, a exprimé son aversion pour les dernières simulacres d’élections et les soi-disant « candidats », qui ont tous été approuvés par le Guide suprême du régime. Plus de 3000 prisonniers ont été exécutés pendant le premier mandat de Rohani en tant que président. Il décrit ces exécutions comme m’accomplissement de "la loi Divine ou de la loi approuvée par le Majlis". En 1980, il a appelé publiquement à l'exécution des opposants du régime lors des prières du vendredi. Il est l'un des hauts responsables de la répression, de l’effort pour la production de la bombe nucléaire, de la guerre et des massacres perpétrés dans la région.
Khamenei a répété à plusieurs reprises: "Si nous n'arrêtons pas l'ennemi en Syrie, nous devrions les affronter à Téhéran, Fars, Khorasan et Esfahan". Rohani a également avoué que si les Gardiens de la révolution «ne résistaient pas à Bagdad et Samarra, à Falloujah et à Ramadi, et s'ils n'avaient pas aidé le gouvernement syrien à Damas et à Alep, nous aurions pas la sécurité de négocier dans le cadre de l’accord nucléaire “ (8 février 2016).
Khamenei a déclaré le 10 mai 2017: "Les ennemis veulent un changement dans le comportement du régime ... le changement de comportement signifie la destruction du système islamique".
Les membres du cabinet de Rohani ont joué un rôle majeur dans la guerre, la répression et l'exportation du terrorisme et du fondamentalisme. Dans son premier gouvernement, le ministre de la Justice, Mostafa Pour-Mohammadi, a été l'un des principaux responsables du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988.
Au cours du mandat de Rohani, la répression des opposants politiques et des défenseurs des droits de l'Homme, des travailleurs, des femmes, des enseignants, des avocats, des journalistes et des militants de l'Internet s'est intensifiée. Des prisonniers politiques ne sont pas libérés, même après la fin de leur peine. Les meurtres sous la torture, les décès lents et l'anéantissement des prisonniers, et les décès suspects dans les prisons continuent. La répression et la discrimination à l'égard des femmes, qui sont institutionnalisées dans les lois du régime, se sont élargies avec la séparation des genres et le droit discriminatoire de « la chasteté et de l’hijab ». Différents groupes ethniques et nationalités ont été persécutés davantage. La répression des musulmans sunnites s'est intensifiée, les attaques contre les églises domestiques et les détentions arbitraires et la pression contre les adeptes des autres religions se sont intensifiées.
Investir sur la modération d’un régime dominé par le principe du Guide suprême, qui a à son actif 120 000 exécutions politiques, équivaut à renforcer le côté le plus cruel du régime, au détriment du peuple iranien et de la paix et la tranquillité dans la région. Aucun changement en Iran ne peut être imaginé sans la fin de la répression, de l'exécution, de la torture, ainsi que de l'ingérence agressive en Syrie, en Irak et au Yémen et la fin des projets nucléaires et balistiques. Toute relation avec le régime iranien doit être subordonnée à la suspension des exécutions et à l'amélioration de la situation des droits humains. C'est la volonté du peuple iranien et une nécessité pour la paix et la tranquillité dans la région et dans le monde.
Conseil national de la Résistance iranienne - Commission des affaires étrangères
Le 3 août 2017

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire