jeudi 15 mai 2014

Iran: Le régime des mollahs interdit la vente et l’utilisation des logiciels de VPN

                          
 Le régime des mollahs interdit la vente et l’utilisation des logiciels de VPN (« Virtual Private Network »). Ces logiciels permettent notamment aux internautes de rester anonymes et être difficilement localisables.
Des mesures draconiennes contre la libre utilisation de l’Internet ont été annoncées lundi par le général Kamal Hadianfar, le chef du département de police chargé de contrôler les échanges sur Internet.
Les Iraniens utilisent des logiciels de VPN pour contourner la censure mise en place par le régime contre plusieurs millions de sites Web et de services Internet.
Handianfar a précisé que la loi sur l’interdiction des logiciels de VPN est en cours d’examen par la Commission juridique de Majlis (parlement du régime iranien).
Il a averti les internautes que l’utilisation d’un logiciel de VPN mettra toutes les informations les concernant à la disposition des entreprises qui possèdent les serveurs de VPN. Il a ajouté : «l’utilisation des logiciels de VPN par des criminels a rendu plus difficile l’identification des ces criminels et par ailleurs a augmenté les risques pour ceux qui utilisent ces logiciels. »
Une étude réalisée en 2013 a révélé que près de la moitié des 500 sites les plus visitées dans le monde – notamment des sites Internet sur la santé, les sciences, les sports, les informations et même les sites l’achat en ligne – sont bloqués en Iran. Par ailleurs, l’Iran est un des trois pays au monde qui bloquent Twitter, Facebook et YouTube.
Les agents du régime chargés de surveiller les échanges sur Internet ont arrêté des personnes qui vendaient des logiciels de VPN. L’an dernier, le Secrétaire du « Conseil supérieur du cyberespace » avait qualifié de « crime » l’utilisation des logiciels de contournement de systèmes de filtrage pour accéder à des réseaux sociaux sur Internet.
En Iran, trois organismes sont chargés de la cyber-répression : le Conseil supérieur pour le cyberespace, le Centre de surveillance de la criminalité organisée et le Corps des gardiens de la Révolution.
Le Conseil supérieur pour le cyberespace a été créé en mars 2012, sur ordre d’Ali Khamenei, le guide suprême du régime des mollahs. Ce Conseil est composé de responsables militaires et politiques, notamment le Président du Majlis, le chef de l’appareil judiciaire, le ministre de la Culture, le ministre des renseignements et de sécurité, le commandant des gardiens de la Révolution et le procureur général.
Les politiques et les décisions du Conseil supérieur pour le cyberespace sont appliqués par le «Groupe de travail chargé d’identifier les contenus criminels ». Ce groupe qui a été créé en 2008 compte 13 membres. Depuis sa création, cet organisme a ordonné la fermeture de plusieurs centaines de sites d’information.
Le Corps des gardiens de la Révolution d’Iran (pasdaran) contrôle la Compagnie des Télécommunications de l’Iran (TCI) qui est le principal fournisseur de services Internet dans le pays et qui par ailleurs délivre les ordres de blocage de sites Internet.

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