Cette action consciente a dépassé les murs des prisons et appelle désormais la société à une solidarité et à une responsabilité actives. « Non aux exécutions » n'est plus aujourd'hui un simple slogan ; c'est une revendication humaine qui a acquis la capacité de devenir un appel national et mondial.
Le texte intégral de la déclaration pour la cent deuxième semaine de la campagne « Mardis non aux exécutions » est présenté ci-dessous :
La campagne « Non aux exécutions mardi » se poursuit pour sa cent deuxième semaine dans cinquante-cinq prisons différentes.
Au cours de la cent deuxième semaine de la campagne « Mardi sans exécutions », début 2026, le régime iranien, partisan des exécutions, a pendu plus de 2 200 de nos concitoyens au cours de l’année écoulée [2025], dont dix-neuf prisonniers politiques et idéologiques. Cette semaine encore, le prisonnier politique Seyed Mohammad Mousavi, originaire de Shadegan et détenu à la prison de Sheiban à Ahvaz, a été condamné à mort et rejoint la liste des dizaines d’autres prisonniers politiques dont la vie est en danger.
Le régime fasciste religieux qui dirige l'Iran a également exécuté 167 personnes, dont une femme, entre le 22 décembre 2025 et aujourd'hui.
Cette semaine, nous sommes en grève de la faim tandis que le peuple iranien, protestant contre la situation économique et politique catastrophique, manifeste, se rassemble et fait grève pour le dixième jour consécutif, exigeant la chute de ce régime despotique. Un régime qui, depuis quarante-sept ans, soumet le peuple à l'oppression et à la tyrannie, et s'attaque à ses vies et à ses moyens de subsistance. Nous, membres de ce mouvement, tout en saluant et en honorant la mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans ce soulèvement national, affirmons notre solidarité avec le peuple courageux et épris de liberté et restons à ses côtés jusqu'au bout. Ni les tirs directs sur les jeunes, ni l'arrestation des étudiants, ni la torture et les aveux forcés des manifestants ne pourront faire taire la voix de la justice. Sans aucun doute, après des années d'oppression dictatoriale, ces luttes aboutiront à la liberté, à l'égalité et à la démocratie pour tous les Iraniens.
Les prisonniers politiques participant à la campagne « Mardis sans exécutions » sont en grève de la faim le mardi 6 janvier 2026, pour la cent deuxième semaine, dans cinquante-cinq prisons en Iran. la résistance – à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons – se poursuit sans relâche.

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