samedi 3 janvier 2026

La répression sanglante du soulèvement de janvier 2026

 La survie du régime au prix d'un bain de sang

Le soulèvement national, qui a débuté le 28 décembre 2025 en réaction à la misère extrême et au pillage systématique des richesses publiques, a une fois de plus révélé au monde entier la véritable nature du régime iranien. Les événements de ces derniers jours prouvent que la dictature religieuse ne connaît aucune limite morale ou légale dans sa quête du pouvoir. Le régime iranien a démontré qu'au lieu d'entendre les cris de la faim et la revendication de souveraineté du peuple, il ne répond que par la torture, la répression et la violence. Ce régime est prêt à transformer les rues des villes en bains de sang plutôt que de céder aux demandes les plus élémentaires de la population, car il perçoit toute concession comme synonyme de son effondrement total.

Identification de 8 manifestants tombés pour la liberté (jusqu'au 1er janvier 2026)

  1. Dariush Ansari Bakhtiarvand (Fooladshahr, Ispahan) – Tombé pour la liberté

Dariush Ansari, 37 ans, a été pris pour cible par des mercenaires du régime lors des courageuses manifestations de Fooladshahr le 31 décembre. Reconnu pour sa bravoure par la jeunesse de la ville, il a été victime de la tactique indiscriminée du « tir à vue » employée par les forces des Unités spéciales. Les Unités de résistance ont rapporté sur place : « Dariush était en première ligne ; des mercenaires à bord d’un véhicule Samand blanc lui ont tiré une balle dans la tête à bout portant pour intimider la foule, mais son sacrifice n’a fait qu’attiser la colère de la ville. »

  1. Amir-Hossein (Amir-Hesam) Khodayari-Fard (Koohdasht, Lorestan) – Manifestant tué

Ce jeune homme de 26 ans a été tué par les forces de sécurité sur la place de la Liberté à Koohdasht le 31 décembre. Le régime a tenté de lui fabriquer une fausse identité, prétendant qu'il était membre du Bassidj pour échapper à toute responsabilité ; cependant, la Résistance iranienne a démenti ces allégations, l'identifiant comme un fils dévoué du soulèvement. Sa famille a déclaré dans un bref message : « Amir-Hossein n'a jamais cédé à l'oppression. Il a défendu le pain et la liberté, et nous ne permettrons pas que son sang soit souillé par les médias mensongers du régime. »

  1. Shayan Asadollahi (Azna, Lorestan) – Tombé pour la liberté

Shayan, âgé de 30 ans, a perdu la vie le 1er janvier à Azna, ville devenue un foyer de tensions dans le conflit, après avoir été touché à la poitrine par une balle réelle. Il demeure un symbole de la résistance de la jeunesse du Lorestan face à la tyrannie. Des témoins oculaires ont rapporté que les forces de sécurité ont empêché l'accès aux secours même après que Shayan ait été blessé par balle, attaquant les manifestants qui tentaient de le transporter à l'aide de gaz lacrymogène.

  1. Wahab Ghaedi (Mousavi) (Azna, Lorestan) – Manifestant tué

Wahab a été assassiné par des hommes de main lors de la nuit sanglante du 1er janvier à Azna, alors qu'il défendait ses camarades manifestants. Son nom a été officiellement enregistré par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) comme pionnier du soulèvement. Selon la Société iranienne des droits de l'homme (HRS), la famille de Wahab a subi des pressions pour faire déclarer sa mort comme un « accident » en échange de sa dépouille, mais elle a courageusement résisté à ce chantage.

  1. Mostafa (adolescent de 15 ans – Azna, Lorestan) – Tombé pour la liberté

Mostafa, un courageux garçon de 15 ans pris pour cible par des munitions de guerre, est la figure la plus déchirante du soulèvement à ce jour. Son assassinat prouve que le régime prononce des arrêts de mort même contre des enfants. Selon des sources de la résistance, le corps de Mostafa a été enlevé par les forces de sécurité afin d'empêcher que ses funérailles publiques ne se transforment en une manifestation antigouvernementale massive.

  1. Sajjad Valamanesh Zilayi (Lordegan, Chaharmahal et Bakhtiari) – Manifestant tué

Sajjad, âgé de 28 ans, a été la cible de tirs directs dans la ville de Lordegan le 1er janvier. Fier membre du peuple Bakhtiari, il a sacrifié sa vie pour la liberté devant le bâtiment du gouvernorat de la ville.

  1. Ahmad Jalil (Lordegan, Chaharmahal et Bakhtiari) – Déchu pour la liberté

Ahmad, un jeune homme de 21 ans originaire de Lordegan, a été tué par balles aux côtés de Sajjad lors d'un raid brutal mené par la Garde spéciale contre des manifestants. Son nom figurait parmi les huit premières victimes dont la liste a été officiellement communiquée par la Résistance.

  1. Khodadad Shirvani Monfared (Marvdasht, Fars) – Manifestant tué

Khodadad Shirvani a été abattu dans les rues de Marvdasht le 1er janvier. Son cortège funèbre, marqué par des chants de « Mort au dictateur », s'est transformé en un nouveau champ de bataille contre le régime.

Documentation statistique et obligations internationales

Le nombre réel de manifestants tués est bien supérieur aux huit noms confirmés. Des informations faisant état de victimes dans des villes comme Zahedan, Nurabad et Harsin ont été reçues ; cependant, en raison de graves perturbations des télécommunications, la vérification de ces identités est toujours en cours.

Face à la persistance des massacres, les organes de défense des droits humains des Nations Unies et Amnesty International doivent dépêcher immédiatement des missions d'enquête en Iran afin d'empêcher la répétition du massacre de 2019 et condamner les responsables du régime pour crimes contre l'humanité. De plus, il est du devoir des gouvernements démocratiques de ne pas se contenter de simples déclarations. Le silence face à ces atrocités donne carte blanche à la dictature pour poursuivre sa campagne de torture et d'exécutions.

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