L'Iran traverse l'un des moments les plus critiques – et en même temps les plus porteurs d'espoir – de son histoire contemporaine. De même que le peuple iranien a jadis renversé la dictature des Pahlavi, le système théocratique du Velayat-e Faqih se trouve aujourd'hui confronté à une colère populaire grandissante et à une détermination inflexible qui annoncent sans équivoque sa chute.
Le soulèvement national qui a débuté en janvier 2026 n'est plus une vague de protestation passagère. Il s'agit d'un mouvement radical, organisé et irréversible dont l'objectif déclaré est la fin définitive de la dictature en Iran, sans substitution, sans réforme superficielle ni retour à un autoritarisme recyclé.
Certains observateurs s'attardent sur le rôle des acteurs étrangers ; d'autres s'inquiètent des conséquences régionales. Mais le fait central et indéniable est la détermination du peuple iranien lui-même. La société a franchi un cap historique, passant d'une phase de résistance à une phase de victoire . À ce stade, aucune force ne semble capable de réduire le mouvement au silence.
Les dictatures ne s'effondrent pas sans faire de bruit.
L'histoire montre qu'aucune dictature ne renonce au pouvoir volontairement. Dans ses dernières phases, le régime autoritaire recourt généralement à la peur, à la désinformation, aux divisions internes et à la manipulation délibérée du climat politique. Souvent, il tente de détourner l'énergie populaire vers une nouvelle forme de contrôle, présentée cette fois sous les appellations de modération, de réforme ou de démocratie dirigée.
La question essentielle aujourd'hui est de savoir si ce scénario bien connu aboutira une fois de plus. Le soulèvement iranien sera-t-il déraillé, réprimé ou détourné ? Ou atteindra-t-il son objectif final ?
La réponse est déjà visible dans les rues, dans les slogans des jeunes manifestants, dans les grèves nationales et dans le sang des victimes de la violence d'État. L'histoire ne recule pas. Après des décennies de dictature religieuse, la société iranienne n'est plus disposée à transiger avec aucune forme de pouvoir autoritaire.
Une génération qui n'a plus rien à perdre
Ce qui distingue le soulèvement actuel des mouvements de protestation précédents, c'est sa radicalisation complète. L'époque où l'on espérait des réformes internes, un changement progressif, un dialogue avec le pouvoir ou une résistance purement civile est révolue depuis longtemps.
Le slogan qui résonne aujourd'hui dans les rues et les universités est clair et sans équivoque : « La liberté ou la mort. » La jeunesse iranienne – celle qui a payé le prix le plus lourd – affirme ouvertement n'avoir plus rien à perdre. Le régime en place lui a dépouillé son avenir, sa sécurité, sa dignité, ses moyens de subsistance et même son droit fondamental à la vie.
Cette réalité a transformé la peur en défi.
De la protestation à la confrontation révolutionnaire
L'ampleur du soulèvement souligne cette transformation. Les manifestations se sont étendues à plus de 190 villes. Des affrontements continus ont éclaté dans des centaines de localités. Des civils non armés font face à des forces de sécurité lourdement équipées. Des grèves généralisées ont paralysé des secteurs clés dans au moins 12 provinces, du Kurdistan à l'Azerbaïdjan occidental.
La répression a perdu son effet dissuasif. Au contraire, elle est devenue le principal accélérateur d'une situation révolutionnaire à grande échelle.
Chaque exécution, chaque descente de police nocturne, chaque annonce d'un manifestant tué attise la colère populaire et renforce la détermination collective, notamment chez les jeunes. Ce renversement de la répression n'est pas fortuit ; il caractérise les dernières phases des grandes révolutions. Le régime ne maîtrise plus l'escalade. Chaque acte de violence amplifie et renforce la résistance.
Les frappes comme arme stratégique
Les grèves récentes dépassent largement le cadre des revendications ouvrières traditionnelles. Elles sont devenues une composante intégrante d'une stratégie révolutionnaire radicalisée. Lorsque chauffeurs routiers, enseignants, ouvriers, étudiants et même des secteurs traditionnellement conservateurs cessent simultanément le travail, la légitimité économique du régime s'effondre.
Conjuguées à une résistance de rue continue, les grèves cessent d'être une tactique de pression. Elles deviennent une attaque directe contre les fondements économiques et politiques du régime.
C’est précisément ainsi que se désagrègent les systèmes autoritaires.
La leçon de 1979 et son avertissement
La révolution de 1979 n'a réussi qu'après avoir dépassé le stade de revendications limitées et être entrée dans une phase de radicalisation complète. Si ce soulèvement était resté cantonné à des protestations réformistes ou sectorielles, la monarchie aurait probablement pu survivre.
La même règle historique s'applique aujourd'hui : la dictature ne cède que face à une force populaire unie, organisée et radicale.
La société iranienne a tiré cette leçon, à un prix exorbitant.
Une vision claire au-delà de la dictature
Le peuple iranien ne se soulève pas seulement contre la répression ; il se soulève pour un avenir défini. Sa revendication fondamentale est l’instauration d’une république démocratique fondée sur la liberté, la justice sociale, la séparation de la religion et de l’État et une véritable souveraineté populaire.
Toute force ou faction cherchant à reproduire l'autoritarisme après la chute du système actuel – sous quelque appellation que ce soit – s'exposera à une défaite stratégique. La conscience politique de la société a trop évolué pour permettre un retour en arrière.
L'avenir de l'Iran n'est plus une aspiration abstraite. C'est un horizon tangible, façonné par le sacrifice, l'unité et une dynamique irréversible.
Un chemin irréversible vers l'avenir
Le soulèvement iranien se poursuit. Cette fois, il a atteint un niveau de radicalisme révolutionnaire irréversible.
La liberté n'est plus un rêve lointain. Elle devient une réalité.
Et ce chemin – marqué par la résistance, la solidarité et la détermination – est le chemin qui mène à la victoire finale du peuple iranien.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire