Javid Khales, un jeune homme qui a refusé d'obéir aux ordres de tirer sur la foule lors des manifestations nationales de janvier 2026, a été condamné à mort.
Alors que les manifestations se poursuivent et que la répression s'intensifie, la condamnation à mort de Javid Khales, un jeune soldat qui a refusé de tirer sur les manifestants, a ravivé les craintes d'une nouvelle vague d'exécutions extrajudiciaires. Cette sentence intervient au moment même où des responsables du pouvoir judiciaire ont ouvertement évoqué la possibilité de procès sommaires et d'une application rapide des peines de mort contre les personnes arrêtées lors des manifestations.
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L'arrestation d'un soldat pour avoir désobéi aux ordres de tirer sur des personnes
D'après les informations reçues, Javid Khales est un jeune soldat qui, lors des manifestations nationales de janvier, a été arrêté pour avoir refusé d'obéir aux ordres de tirer sur les manifestants et a été transféré à la prison d'Ispahan.
Cette arrestation a eu lieu alors que les forces de sécurité, dans de nombreuses villes, tiraient directement sur les manifestants avec des armes militaires, et des milliers de personnes auraient été tuées dans les rues. Le refus de Javid Khales de tirer n'était pas un crime, mais un acte d'humanité face au massacre de la population.
Prononcé de la peine de mort dans un black-out médiatique
Au moment de la rédaction de ce rapport, aucune information précise n'est disponible concernant les détails de l'affaire, la procédure judiciaire, la nature des accusations formelles ou son état actuel.
Le manque de transparence dans l'affaire de ce jeune soldat a exacerbé les inquiétudes quant aux condamnations hâtives et extrajudiciaires. Le silence médiatique autour de tels cas s'inscrit dans une politique de dissimulation des faits et de prévention des réactions publiques.
Manifestations, massacres de rue et nouvelle vague de répression judiciaire
Cette condamnation intervient alors que les manifestations nationales de janvier ont été réprimées avec une violence meurtrière et ont donné lieu à des arrestations massives.
Le nombre de morts lors des manifestations se compte par milliers, et les chiffres recensés jusqu'à présent ne représentent qu'une infime partie de la réalité. Parallèlement, des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées et nombre d'entre elles sont détenues sans accès à un avocat ni à un procès équitable.
Menaces de procès sommaires et d'exécutions rapides
Les autorités judiciaires du régime iranien ont ouvertement annoncé une réponse « décisive, dissuasive et rapide » à l’égard des personnes arrêtées lors des manifestations. Le porte-parole du pouvoir judiciaire et le procureur de Téhéran ont, chacun de leur côté, insisté sur le fait que les affaires des manifestants devaient aboutir à un verdict dans les plus brefs délais.
En pratique, l'expression « décisif et rapide » signifie l'ouverture de procès sommaires et l'exécution de condamnations à mort en dehors de tout cadre légal. L'expérience des années précédentes a montré que de telles promesses aboutissent souvent à des décisions hâtives et extrajudiciaires. Cette approche ouvre la voie à un nouveau massacre judiciaire sous couvert de manifestations et met en danger immédiat la vie de dizaines de détenus.
Inquiétudes face à l'augmentation des exécutions dans un contexte de manifestations
Selon les observateurs, la condamnation à mort de Javid Khaless s'inscrit dans une stratégie plus large visant à instiller la peur parmi les forces militaires et les personnes arrêtées lors des manifestations. Cette stratégie est renforcée par des menaces d'exécution quotidiennes contre les détenus et des promesses de procès rapides.
Alors que les manifestations se poursuivent et que la répression de rue s'intensifie, le risque d'une augmentation du nombre de condamnations à mort est grave. Tout retard dans les réponses nationales et internationales pourrait entraîner la répétition de massacres judiciaires.
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