Le dimanche 18 janvier, le soulèvement populaire iranien entrait dans son vingt-deuxième jour. Alors que, suite aux crimes meurtriers d'Ali Khamenei, guide suprême du régime iranien, qui ont fait des milliers de morts parmi les manifestants, les forces de sécurité du régime tentent d'étouffer la contestation, le régime demeure incapable de rétablir l'accès international à Internet. Parallèlement, le soutien international au soulèvement populaire iranien se poursuit.
Deux rapports terrifiants en provenance d'Iran
Alors que les manifestations se poursuivent à travers l'Iran, deux rapports publiés par les médias internationaux « The Sunday Times », un journal britannique, et « Reuters », une agence de presse mondiale, révèlent une ampleur sans précédent des pertes humaines résultant de la répression des manifestations par le régime iranien – des chiffres qui remettent sérieusement en question le discours officiel du régime.
Dans un article publié le 18 janvier, le Sunday Times citait des médecins et des sources médicales affirmant qu'au moins 16 500 manifestants iraniens avaient été tués par les forces répressives du régime iranien lors des récentes manifestations, et qu'environ 330 000 autres avaient été blessés. Selon cet article, la majeure partie des meurtres a eu lieu sur deux jours qualifiés de « massacre total », à savoir le jeudi 8 et le vendredi 9 janvier. Le Sunday Times décrivait cet événement comme la répression la plus brutale perpétrée par le régime clérical en 47 ans d'existence. L'article mentionnait également des images de nombreux corps de manifestants tués au centre médico-légal de Kahrizak, témoignant de l'ampleur de ce crime.
Ces chiffres contrastent fortement avec les déclarations officielles des responsables du régime iranien. Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, avait affirmé auparavant, lors d'une interview accordée à Fox News, une chaîne de télévision américaine, que « seulement quelques centaines de personnes » avaient été tuées lors des manifestations. Or, selon les médias américains, Ali Khamenei a, dans son discours du samedi 17 janvier, confirmé de fait que plusieurs milliers de personnes avaient péri. Le Sunday Times rappelle également que le régime iranien a un long passé de répression sanglante des manifestants et que Khamenei a ordonné à plusieurs reprises de manière personnelle des répressions brutales contre les protestations.
Par ailleurs, Reuters a également rapporté dimanche 18 janvier, citant un responsable iranien sur place, que les autorités gouvernementales avaient confirmé la mort d'au moins 5 000 personnes. Ce responsable, qui a requis l'anonymat, a indiqué que les affrontements les plus violents et les pertes humaines les plus importantes avaient eu lieu dans les zones kurdes du nord-ouest de l'Iran. Il a toutefois qualifié les manifestants de terroristes et d'émeutiers armés, les tenant responsables de la mort de « citoyens innocents », sans apporter la moindre preuve à l'appui de ses accusations.
Au moment même de la publication de ces rapports, Donald Trump, le président des États-Unis, a qualifié Ali Khamenei de malade et a déclaré samedi que l'Iran était devenu le pire endroit au monde où vivre en raison de la faiblesse de son leadership. Ce recueil de rapports met une fois de plus en lumière le profond décalage entre le discours officiel du régime iranien et la réalité des manifestations sur le terrain.

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