jeudi 15 janvier 2026

Amnesty International appelle la communauté internationale à agir d'urgence suite au massacre de manifestants en Iran

 Dans un communiqué, Amnesty International a averti que des preuves crédibles, notamment des vidéos vérifiées et des témoignages oculaires, démontrent que les forces de sécurité iraniennes, lors de la répression des récentes manifestations, ont perpétré des exécutions extrajudiciaires généralisées et sans précédent.

Ces actions ont coïncidé avec une coupure d'internet à l'échelle nationale, débutant le 8 janvier, et, selon l'organisation, ont été menées dans le but de dissimuler la vérité sur la répression.

Dans un communiqué publié le mercredi 14 janvier, Amnesty International affirme que depuis le début de la nouvelle vague de manifestations le 28 décembre, la répression sanglante des manifestants – majoritairement pacifiques – a entraîné une augmentation sans précédent du nombre de victimes. Même selon les déclarations officielles des autorités iraniennes, le nombre de morts avoisinerait les 2 000. L’organisation souligne que l’impunité dont jouissent les forces de sécurité pour les crimes commis lors des manifestations passées et actuelles encourage les responsables du régime iranien à persister dans la violence organisée.

Amnesty International a appelé les États membres des Nations Unies à prendre des mesures urgentes et coordonnées pour prévenir de nouveaux massacres, notamment en convoquant des sessions spéciales du Conseil des droits de l'homme et du Conseil de sécurité. L'organisation de défense des droits humains a également proposé, afin de mettre fin à l'impunité, la mise en place de mécanismes de justice internationale permettant d'enquêter sur les auteurs de crimes internationaux et de violations flagrantes des droits humains et de les poursuivre pénalement, et a suggéré que la situation en Iran soit déférée devant la Cour pénale internationale.

Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International, s'est dite préoccupée par l'intensité et l'ampleur des massacres de manifestants perpétrés depuis le 8 janvier. « Même au regard du bilan déjà sombre des autorités iraniennes en matière de violations flagrantes des droits humains et de crimes de droit international lors des vagues successives de manifestations, la gravité et l'ampleur des meurtres et de la répression depuis le 8 janvier sont sans précédent », a-t-elle déclaré, ajoutant que la communauté internationale devait immédiatement entreprendre des actions diplomatiques pour protéger les manifestants et s'opposer à la politique sanglante de l'État.

https://as-human-lu.blogspot.com/2026/01/le-regime-iranien-confisque-les.html

D'après les conclusions de l'organisation, les forces de sécurité – notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), les unités Bassidj, la police et des agents en civil – ont tiré sur des manifestants non armés depuis la rue et même depuis les toits des immeubles, visant fréquemment la tête et le haut du corps. Des témoignages indiquent que les hôpitaux sont débordés par l'afflux de blessés et que les familles recherchent les corps de leurs proches dans les morgues, les entrepôts et même les camions.

Amnesty International affirme que la coupure prolongée d'Internet a considérablement restreint la capacité de documenter les violations de manière indépendante et précise et a accru le risque de destruction des preuves.

En conclusion, l'organisation de défense des droits humains a souligné que, sans que les responsables ne rendent de comptes et ne soient poursuivis en justice, le cycle de violence et de répression en Iran se poursuivra, et qu'il est de la responsabilité de la communauté internationale de prendre des mesures concrètes et urgentes pour mettre fin à cette situation.

Source : https://www.amnesty.org/en/latest/news/2026/01/iran-massacre-of-protesters-demands-global-diplomatic-action-to-signal-an-end-to-impunity/

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