samedi 17 janvier 2026

20ème jour du soulèvement en Iran : des informations alarmantes sur des massacres de masse émergent

 Au 20ème jour du soulèvement en Iran, les affrontements se poursuivent à Téhéran et dans d’autres villes alors que les communications restent restreintes et que les organisations de défense des droits humains évoquent à la fois des estimations larges et un bilan minimal vérifié des morts.

Le 20ème jour du soulèvement en Iran s’est déroulé sur fond de nouveaux affrontements de rue, de renforcement du contrôle des communications et d’un examen renouvelé du bilan humain des manifestations. Des témoignages en provenance de l’intérieur du pays ont décrit des confrontations nocturnes tardives dans plusieurs zones, tandis que des organisations de défense des droits humains et des institutions internationales indiquaient qu’un black-out national continuait d’empêcher toute vérification indépendante dans de nombreuses régions.

Des informations en provenance de Téhéran ont fait état d’affrontements dans l’est de la ville, notamment dans le secteur de la rue Gorgan et de Tehranpars. Par ailleurs, des rapports venant de Khoy, dans le nord-ouest de l’Iran, ont décrit des batailles rangées entre des habitants et les forces de sécurité. Les perturbations d’Internet et les risques sécuritaires ont limité les confirmations extérieures, mais le schéma correspond à ce que les observateurs ont rapporté tout au long de la vague de protestations : les manifestations s’intensifient la nuit, les forces de sécurité réagissent rapidement et les foules se dispersent dans les rues avoisinantes.

Le 20ème jour du soulèvement en Iran s’est également déroulé dans un contexte de restrictions persistantes de l’accès à Internet et aux télécommunications. L’Associated Press a rapporté que les autorités ont coupé l’accès à Internet et aux appels internationaux pendant la répression, isolant une grande partie de la population du reste du monde. Des militants affirment que ces perturbations ralentissent la diffusion des vidéos et des informations sur les victimes, et compliquent les efforts visant à recouper les données provenant des hôpitaux et des familles.

20ème jour du soulèvement en Iran : affrontements et coupures des communications

Les organisations de défense des droits humains affirment que les restrictions des communications façonnent le terrain de la répressionHuman Rights Watch a déclaré que les limitations sévères des communications ont obscurci l’ampleur des tueries et rendu la documentation plus difficile. Amnesty International a également indiqué qu’une coupure en cours avait contribué à dissimuler des « meurtres illégaux de masse », citant des vidéos vérifiées et des témoignages oculaires recueillis dans des conditions extrêmement difficiles.

Le gouvernement iranien a imputé les troubles à des ennemis étrangers et a présenté les manifestations comme une menace sécuritaire. Ces affirmations se heurtent aux récits de manifestants et de familles, qui décrivent le mouvement comme un soulèvement intérieur, alimenté par la colère face à la répression et au coût de la vie. Alors que le jour 20 du soulèvement était en cours, cette fracture demeurait au cœur de la crise et maintenait la pression internationale sur les questions de responsabilité et d’accès à l’information.

Le débat sur le bilan humain s’est intensifié à mesure que progressait le jour 20 du soulèvement. Certains rapports et réseaux militants ont diffusé une estimation large situant le nombre total de morts entre 12 000 et 20 000. Les mêmes sources indiquent que de nombreuses victimes étaient jeunes et que les forces de sécurité ont mené des tuéries généralisées durant deux nuits particulièrement violentes, les 18 et 19 Dey, lors de la phase la plus brutale de la répression. Ces chiffres restent toutefois difficiles à vérifier de manière indépendante en raison du black-out.

Un chiffre plus conservateur et documenté fournit une base minimaleIran Human Rights a indiqué que des informations vérifiées montrent qu’au moins 3 428 manifestants ont été tués. L’organisation précise avoir compilé et recoupé ces données à partir de sources à l’intérieur de l’Iran, y compris des contacts liés au secteur de la santé. Iran Human Rights a décrit ce décompte comme un minimum, avertissant que les obstacles à l’information pourraient masquer des décès supplémentaires.

20ème jour du soulèvement en Iran : estimations du nombre de morts et chiffres vérifiés

Les institutions internationales ont également exprimé leurs inquiétudes face à la répression meurtrière. Le chef des droits de l’homme de l’ONU a exhorté les autorités iraniennes à mettre fin à la répression violente et a appelé à des poursuites. Par ailleurs, des rapports liés à l’ONU ont fait état de « centaines de morts », tout en soulignant la difficulté de recueillir des chiffres complets dans un contexte de restrictions généralisées et de crainte de représailles.

Les répercussions diplomatiques se sont poursuivies parallèlement le 20ème jour du soulèvement. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a mis en lumière de profondes divisions : les pays occidentaux ont condamné la répression, tandis que la Russie et la Chine ont contesté la pression menée par les États-Unis. Certains gouvernements et blocs ont évoqué de nouvelles sanctions liées aux violations des droits humains, tandis que d’autres ont appelé à la retenue et à la diplomatie.

Sur le terrain, les manifestants ont persisté malgré les risques. Des informations en provenance de plusieurs villes décrivent des déploiements sécuritaires, des arrestations rapides et un contrôle agressif des foules. Des familles et des militants ont également signalé de fortes pressions exercées sur les communautés après les décès, notamment une surveillance accrue et des avertissements visant à empêcher toute prise de parole publique. Ces allégations demeurent difficiles à documenter de manière exhaustive, mais les organisations de défense des droits humains estiment que ce schéma correspond aux répressions passées et reflète une stratégie fondée sur la peur et l’isolement.

Le 20ème jour du soulèvement en Iran s’est achevé sans signe d’une désescalade à court terme. Les manifestations sont entrées dans une phase prolongée, marquée par des affrontements nocturnes répétés, des coupures récurrentes des communications et des chiffres du bilan humain vivement contestés. Pour l’instant, le tableau le plus fiable repose sur deux niveaux : une estimation large diffusée par les militants et un bilan minimal vérifié que les organisations de défense des droits humains continuent de mettre à jour à mesure que de nouvelles informations émergent.

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