Déclaration officielle (Agences de presse IRNA et Mizan – 14 janvier 2026) : « Visite surprise de 5 heures du chef du pouvoir judiciaire dans les prisons de Téhéran ; ordre décisif pour le règlement rapide des affaires d’« émeutes ». »
Extrait : « Hojjat-ol-EIslam Mohseni-Eje'i… a souligné : « Les juges et les enquêteurs sont tenus de traiter les cas des principaux acteurs et des meneurs de la contestation sans délai et avec une diligence accrue. » Eje'i a déclaré : « Si nous perdons du temps dans l'administration de la justice et le prononcé des verdicts, la peine perdra son effet dissuasif. Des mesures décisives doivent être prises dans les plus brefs délais afin de servir d'exemple. » Il a également ordonné que les personnes accusées de « Moharebeh » (inimitié envers Dieu) soient jugées par des juridictions spécialisées. »
Cette confession officielle met fin à toute illusion concernant le « respect des procédures légales ». Il s'agit d'un ordre explicite d'exécutions sommaires.
L'ampleur du crime
Suite à cet appel à l'exécution, le nombre de détenus condamnés à mort a atteint le chiffre stupéfiant de 50 000, selon des enquêtes menées dans 144 villes. Le régime se montre impitoyable, même envers les blessés ; les forces de sécurité ont enlevé des manifestants blessés dans les hôpitaux, voire directement à la sortie des blocs opératoires, pour les emmener de force à l'abattoir. Eje'i insiste sur l'« urgence » d'exécuter ces jeunes alors que beaucoup sont dans un état critique en raison de leurs graves blessures.
Alors que le régime tente de dissimuler l'ampleur de ses atrocités derrière un black-out total d'Internet, des témoignages bouleversants sont parvenus à Simay-e-Azadi (INTV) directement du terrain. Ces témoignages confirment une brutalité indescriptible : des manifestants blessés sont achevés dans la rue. Ces récits, qui ont fuité et percé le rideau de fer numérique, révèlent un génocide politique en cours.
Responsabilité universelle
Notre question à la communauté internationale n'est plus un plaidoyer ; c'est un défi direct et un appel à rendre des comptes quant à sa responsabilité universelle : Eje'i a l'« urgence » de pendre les blessés et les détenus ; la communauté internationale, l'ONU et les États du monde libre ont-ils la même urgence à mettre fin à ce génocide ? Le silence d'aujourd'hui n'est pas de la neutralité ; il donne carte blanche à ce régime criminel pour commettre des crimes contre l'humanité et un génocide politique. En coupant Internet et en imposant un débit « double », le régime perpètre une version plus vaste et plus horrible encore du massacre de 1988. Si la communauté internationale ne cible pas ce régime dans son ensemble, conformément à la Responsabilité de protéger (R2P) et aux paragraphes 138 et 139 de la Convention de 2005 de l'ONU, elle invalide de fait toutes les conventions relatives aux droits de l'homme et sa prétention à en être la défense.
L'ère de la diplomatie défaillante est révolue. Tandis qu'Eje'i prépare la potence à toute vitesse, la communauté internationale doit agir avec une célérité décuplée pour destituer ce régime et saisir le Conseil de sécurité de l'ONU. Chaque seconde de retard cautionne le sang versé dans les rues, y compris les exécutions sommaires de manifestants blessés, et les condamnations à mort qui ne tarderont pas à tomber.


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