« La meilleure chance d’instaurer un véritable changement »
Selon l’article de Natasha Lindstaedt, les manifestations, qui ont débuté le 28 décembre 2025, se sont étendues à plus de 185 villes et aux 31 provinces du pays. Ces manifestations, décrites comme la « meilleure chance d’instaurer un véritable changement » pour les Iraniens, rassemblent des dizaines de milliers de manifestants scandant des slogans tels que « Mort au dictateur » et « Mort à Khamenei ».
Alors que l’opposition affirme que plus de 3 000 personnes ont été tuées, des « Unités de résistance » se sont formées à l’intérieur du pays et sont « mieux préparées à affronter le régime », ripostant même en cas de coupure d’internet qui dure depuis plus de 132 heures.
Tactiques du régime : Semer la division avec des slogans en faveur de la monarchie
Le rapport expose une tactique spécifique utilisée par le régime pour fracturer l’opposition. Sentant les défis auxquels il est confronté, le régime a « tenté de semer le doute et la confusion » quant aux objectifs des manifestants.
L’article indique : « Des agents ont été envoyés scander des slogans en faveur du retour de la monarchie afin de créer des divisions au sein du mouvement de protestation, ce qui pourrait dissuader les groupes minoritaires réprimés par le Shah de manifester.» De plus, la télévision d’État diffuse des images glaçantes de cadavres pour dissuader ceux qui osent s’opposer au régime.
Économie en « chute libre » et « État failli »
Forbes décrit l’économie iranienne comme étant en « chute libre » en raison d’une corruption endémique, de l’isolement international et d’une mauvaise gestion. Avec une chute de la valeur du rial d’environ 84 % au cours de l’année écoulée et une inflation alimentaire atteignant 72 %, le pays est confronté à des crises énergétiques et à des pénuries d’eau, « ressemblant de plus en plus à un État failli ».
Khamenei en fuite
L’analyse note que « l’aura d’invincibilité » du Guide suprême Ali Khamenei s’est également brisée. L’homme de 86 ans vivrait caché, et son principal soutien, la « classe marchande » (ou « bazar »), s’est retourné contre lui. L’article mentionne des informations selon lesquelles Khamenei « pourrait fuir à Moscou » si les manifestations se poursuivent.
Gardiens de la révolution affaiblis
De plus, l’appareil sécuritaire du régime est compromis. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui contrôle de vastes pans de l’économie, a vu de nombreux commandants tués ou marginalisés, et ses alliés régionaux comme le Hamas et le Hezbollah ont été considérablement affaiblis.
Le rapport conclut que « le sort de Khamenei semble enfin scellé », le régime étant au plus bas tandis que ses citoyens sont « bien plus exaspérés et mieux organisés ».

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