Des témoignages silencieux : des récits de manifestants, recueillis au cœur de la répression, ont été largement publiés dans les médias étrangers, notamment Euronews, Voice of America, The Sunday Times et d’autres organes de presse internationaux. Ces reportages, s’appuyant sur les témoignages de manifestants et de familles de victimes, dressent un tableau humain et bouleversant de la répression sanglante des manifestations en Iran. Ces récits, malgré le black-out d’Internet et la censure sévère, ont été exfiltrés du pays au péril de leur vie.
Témoignages de manifestants : Tirer pour tuer
Un jeune manifestant blessé lors des manifestations a déclaré à des sources à l’étranger que les forces de sécurité avaient ouvert le feu sans sommation. Il a insisté sur le fait que les balles visaient la tête et la poitrine. Le manifestant a affirmé que les forces de sécurité ne cherchaient pas à disperser la foule, mais à tuer.
Des médecins ayant soigné secrètement les blessés ont confirmé, dans des témoignages de manifestants, que les blessures avaient été causées par des armes de calibre militaire. Selon eux, la gravité des blessures est incompatible avec l’utilisation d’armes de maintien de l’ordre.
Des familles privées du droit au deuil
Dans d’autres reportages des médias internationaux, des familles de victimes ont témoigné des pressions exercées par les forces de sécurité après la mort de leurs enfants. La mère d’une victime a déclaré que les agents de sécurité lui avaient remis le corps de son enfant de nuit, exigeant que les funérailles se déroulent à huis clos.
D’après ces témoignages de manifestants, de nombreuses familles ont été contraintes de signer des engagements écrits leur interdisant de parler aux médias. Dans certains cas, il leur a même été interdit de révéler la cause du décès.
Disparitions forcées et absence totale d’informations
L’un des aspects les plus choquants des témoignages de manifestants concerne les disparitions forcées de détenus. Des familles ont rapporté qu’après l’arrestation de leurs enfants, elles sont restées sans nouvelles pendant des semaines, voire des mois. Les visites répétées dans les prisons et les parquets sont restées vaines. Certains témoignages indiquent que les forces de sécurité ont nié l’existence même des détenus. Cette situation plonge les familles dans l’angoisse et la peur constante.
Coupures d’Internet : un outil pour dissimuler les crimes
Les coupures généralisées d’Internet ont joué un rôle majeur dans la dissimulation de ces témoignages. La communication des manifestants avec le monde extérieur a été quasiment interrompue. De nombreux témoignages ont été transmis uniquement par de brefs appels et des moyens de communication limités.
Selon ces médias, ce black-out numérique a empêché l’opinion publique internationale de prendre conscience de l’ampleur réelle des meurtres et des arrestations. Les témoignages des manifestants ont été publiés alors que nombre des victimes étaient décédées.
Une génération prise pour cible
La majorité des témoignages de manifestants proviennent de jeunes de moins de 30 ans. Les familles ont déclaré que leurs enfants n’étaient pas armés et qu’ils se contentaient de scander des slogans dans les rues.
Ces témoignages montrent que la répression n’était ni aléatoire ni limitée. Ils révèlent un schéma clair : le ciblage direct de la jeune génération. Les témoignages des manifestants et des familles des victimes révèlent une réalité que le régime iranien s’efforce de dissimuler depuis des années. Ces récits démontrent que la répression en Iran n’est pas une simple mesure sécuritaire, mais un projet organisé visant à réduire au silence toute une génération.
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