samedi 17 janvier 2026

Légère amélioration de la connectivité internet en Iran après 200 heures de coupure totale.

 NetBlocks, un site web de surveillance et d'analyse des données internet, a annoncé que plus de 200 heures après la coupure totale d'internet en Iran, la connectivité des utilisateurs n'a que très légèrement augmenté. Le niveau d'accès global reste aux alentours de 2 % de la normale.

Selon NetBlocks, la connectivité des utilisateurs au réseau n'a progressé que marginalement après plus de 200 heures de coupure totale d'internet en Iran.

Dans le même temps, le niveau d'accès global serait toujours d'environ 2 % de la normale, et aucun signe de retour à la normale n'est visible.
Selon les experts, la légère amélioration constatée est limitée et ne concerne qu'une petite partie de l'infrastructure gouvernementale et certains réseaux ; l'accès à Internet pour le grand public demeure donc largement impossible.
Au début du troisième jour de la coupure d'Internet à l'échelle nationale, NetBlocks annonçait que les dirigeants du régime iranien continuaient de diffuser leur version des faits en ligne, tandis que le réseau qu'ils contrôlent réduisait au silence 90 millions d'Iraniens.

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Selon NetBlocks, cette coupure numérique viole les droits et libertés fondamentaux des citoyens. Un tel blocage national empêche non seulement l'accès à l'information, mais dissimule également les violences du régime aux yeux du monde et réduit la capacité de documenter les événements.
Cette coupure d'Internet, accompagnée de graves restrictions sur les communications téléphoniques (mobiles et fixes), est intervenue au moment même où, selon les organisations de défense des droits humains, des milliers de personnes ont été tuées par les forces du régime dans différentes villes lors des manifestations populaires à Dey.
Le nombre exact de victimes de ces manifestations en Iran reste inconnu, mais l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran l'estime à plus de 3 000. La coupure d'Internet a entretenu l'incertitude quant à l'ampleur de la catastrophe.
Les communications téléphoniques depuis l'Iran étant unidirectionnelles, l'information parvient très difficilement aux familles à l'étranger. Il existe néanmoins des moyens limités de passer des appels depuis l'étranger vers l'Iran.
Certaines estimations font état de 12 000 morts, tandis que d'autres avancent un chiffre bien plus élevé. Cependant, l’absence d’accès indépendant à des sources à l’intérieur du pays a éliminé la possibilité de vérifier avec précision le nombre de personnes tuées et détenues.

Le régime iranien a coupé l'accès à Internet dans tout le pays à partir du 8 janvier, date qui coïncidait avec l'expansion des manifestations, dans le but d'intensifier la répression. Il semblerait que les images des corps des personnes tuées et les reportages sur les manifestations n'aient été diffusés, durant cette période, que par un petit nombre d'utilisateurs ayant accès à Starlink.

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Les défis rencontrés par Starlink pendant les manifestations en Iran

Malgré les informations selon lesquelles certains utilisateurs en Iran ont pu accéder à Internet par satellite Starlink et que ce service a été offert gratuitement pendant les manifestations, il semble que la connectivité via Starlink rencontre également de nombreuses difficultés.
D'après un rapport de Reuters, le régime iranien utilise désormais des brouilleurs et de faux signaux GPS pour perturber les transmissions Starlink.
Le rapport ajoute que la répression des opposants en Iran constitue l'un des tests de sécurité les plus difficiles jamais rencontrés par Starlink, le service d'Elon Musk.
Pourtant, toujours selon l'agence de presse, depuis son déploiement pendant la guerre en Ukraine, Starlink a joué un rôle essentiel face aux coupures d'Internet imposées par le gouvernement.
Reuters note que SpaceX, la société propriétaire de Starlink, a rendu ce service satellitaire gratuit pour les Iraniens suite au soulèvement national, une décision qui place l'entreprise spatiale d'Elon Musk au cœur d'un nouveau point de tension géopolitique.
Le rapport ajoute qu'une équipe d'ingénieurs basée aux États-Unis s'efforce actuellement de contrer les mesures du régime, notamment le brouillage de satellites et l'usurpation de signaux.
D'après certains experts, des agents du régime iranien à Téhéran et dans d'autres villes utilisent des scanners pour détecter les signaux Wi-Fi et identifier les réseaux Starlink en zone urbaine.
Les spécialistes en sécurité réseau recommandent aux utilisateurs connectés à Internet via Starlink de suivre scrupuleusement les consignes de sécurité et de paramétrer leur connexion afin de minimiser les risques d'identification.

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