Les opérations à l'échelle nationale marquent une nouvelle phase du soulèvement
Lors du soulèvement de janvier 2026, les unités de résistance ont mené des opérations d'envergure, coordonnées et extrêmement risquées contre les centres de répression et les symboles de l'autorité du régime clérical iranien au pouvoir, dans des dizaines de villes. Ces actions comprenaient des attaques contre des bases des Bassidj et des commissariats, l'incendie de bâtiments municipaux et de gouvernorats, ainsi que des affrontements répétés dans les rues avec les unités spéciales des forces de sécurité.
L'ampleur et la simultanéité de ces opérations – des villes frontalières de l'ouest aux provinces du centre et du sud – ont souligné la transformation du soulèvement en une confrontation nationale. Parallèlement aux manifestations de rue, les étudiants de l'Université de Téhéran se sont rassemblés en hommage à Aida Heydari, manifestante tuée lors du soulèvement, tandis que les cortèges funéraires pour les manifestants tombés au combat témoignaient de la profondeur et de la continuité du mouvement.
Téhéran et Karaj : affrontements de rue et incendies de bâtiments municipaux
À Aryashahr, dans l'ouest de Téhéran, le 9 janvier 2026, des jeunes résistants se sont livrés à des affrontements de rue soutenus avec des unités spéciales de police, forçant les forces de sécurité à se retirer de plusieurs rues après des combats acharnés.
À Azimiyeh, dans le district de Karaj, le 8 janvier 2026, des manifestants ont incendié la mairie du premier arrondissement, s'attaquant ainsi à une institution largement perçue comme un instrument de répression et de pression économique. Une action similaire s'était déroulée à Shahr-e Qods (Qal'eh Hasan Khan) le 7 janvier 2026, où des manifestants avaient incendié le siège de la mairie.
À Gohardasht, Karaj, le 8 janvier 2026 également, des unités de résistance ont attaqué une base du Basij, détruisant des caméras de surveillance et incendiant une partie des installations.
Ramsar : Plusieurs institutions du régime visées en une seule journée
Ramsar, dans le nord de l'Iran, a été le théâtre de violents affrontements le 8 janvier 2026. Des unités de la résistance auraient pris d'assaut et incendié un commissariat de police local, forçant les forces de sécurité à fuir et s'emparant d'armes et de matériel. Plusieurs véhicules de police ont également été incendiés lors des combats.
Le même jour, des manifestants ont pris d'assaut le palais de justice local, détruisant les caméras de surveillance, puis ont attaqué un centre de rassemblement utilisé par les forces de sécurité. Le bureau du gouverneur à Ramsar a également été incendié, constituant un défi direct à l'autorité administrative du régime dans la ville.
Les provinces du Sud et de l'Ouest se joignent à l'escalade
À Shiraz, le 8 janvier 2026, des jeunes résistants ont bloqué les voies d'accès utilisées par les forces de sécurité et se sont engagés dans des affrontements prolongés au carrefour de Zand, perturbant ainsi les mouvements des unités de répression.
À Gilan-e Gharb, le 8 janvier également, des manifestants ont incendié des véhicules des forces de sécurité et pris pour cible des symboles associés au pouvoir clérical. Des affrontements similaires ont été signalés à Qazvin tout au long du mois de janvier, donnant lieu à des heurts répétés entre manifestants et unités spéciales.
À Kahoorestan, près de Lar dans la province d'Hormozgan, des unités de résistance ont attaqué un poste de commandement de la police à l'aide d'engins incendiaires à répétition, ce qui indique l'extension des actions organisées dans les régions du sud.
Kermanshah : Des chants de défi témoignent d'une clarté politique
À Kermanshah, le 8 janvier 2026, des manifestants se sont affrontés dans des combats de rue avec les forces spéciales en scandant : « Mort à l’oppresseur, qu’il soit Shah ou Guide suprême ! » Ce slogan reflétait une position politique claire rejetant toute forme de dictature et soulignait la revendication plus large de souveraineté populaire formulée par le soulèvement.
Une escalade généralisée à l'échelle nationale
Pris ensemble, les événements de janvier 2026 témoignent d'un changement qualitatif dans le soulèvement iranien. Les actions coordonnées menées dans les provinces de Téhéran, Alborz, Mazandaran, Fars, Kermanshah, Hormozgan et Qazvin montrent que les réseaux de résistance ne sont plus cantonnés à des centres urbains isolés, mais opèrent sur l'ensemble du territoire national.
La persistance, la coordination et la clarté politique de ces actions suggèrent que les mécanismes de répression traditionnels du régime sont de moins en moins capables de contenir l'ampleur et la dynamique du soulèvement.

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