dimanche 18 janvier 2026

Aveux involontaires : le Corps des gardiens de la révolution islamique a révélé ses propres crimes lors du soulèvement de 2026

 Les propos d'un haut commandant des Gardiens de la révolution, tenus en pleine insurrection nationale, constituent un aveu ouvert de massacres systématiques, réduisant à néant le discours du régime sur le « terrorisme » et révélant une profonde crise de légitimité.

Dans le contexte tumultueux du soulèvement populaire iranien de 2026, alors que le régime en place lutte désespérément pour maintenir son emprise sur une population enragée, le discours répressif lui-même est devenu un vecteur de vérité. Les déclarations du général de brigade Hassan Hassanzadeh, commandant des forces du Grand Téhéran du Corps des gardiens de la révolution islamique, dépassent largement le cadre d'un simple briefing de sécurité. Elles constituent la preuve tangible d'une crise de légitimité et un aveu implicite de violence d'État systématique.

L'aveu d'Hassanzadeh selon lequel « un nombre important de personnes innocentes qui ne faisaient que se déplacer ont été tuées en martyres » équivaut à reconnaître des tirs à balles réelles indiscriminés et incontrôlés contre des civils. En tentant de disculper ses forces, il confirme en réalité ce que l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI/MEK) et les organisations indépendantes de défense des droits humains affirment depuis longtemps : le Corps des gardiens de la révolution islamique a transformé les rues en champs de bataille pour des citoyens qui, selon la définition même du régime, étaient « innocents » et vaquaient à leurs occupations quotidiennes.

Cette simple phrase réduit à néant la campagne de propagande du régime qui qualifiait le soulèvement de « terrorisme ». Si les victimes étaient de simples passants, alors le coupable ne peut être que l'appareil répressif de l'État, qui a violé le droit le plus fondamental – le droit à la vie – en utilisant des munitions de calibre militaire contre sa propre population. Cet aveu concorde avec les chiffres effarants rapportés à travers le pays : plus de 3 000 morts dans 195 villes, un schéma national qui ne relève pas du contrôle des foules, mais de l'élimination physique délibérée de toute dissidence.

La seconde dimension des propos d'Hassanzadeh est tout aussi révélatrice. Sa référence aux « attaques de personnes en colère contre les forces du CGRI et du Bassidj » met en lumière la profondeur de la peur désormais ancrée au sein du pouvoir. C'est reconnaître que la colère populaire a franchi un seuil critique. La société iranienne est passée du stade de la protestation symbolique à une phase d'autodéfense légitime et active. Cibler les centres de répression n'est pas un acte de violence anarchique ; c'est la réponse prévisible d'une société soumise depuis des décennies au terrorisme d'État.

En effet, Hassanzadeh confirme que le soulèvement de 2026 n'est pas le fruit d'une ingérence étrangère, mais l'explosion d'une colère longtemps accumulée, née de l'humiliation, de la brutalité et de l'exclusion. Son aveu de la vulnérabilité des unités des Gardiens de la révolution et des Bassidj face à la pression populaire marque l'effondrement de l'aura d'invincibilité que le régime s'était lui-même construite – une force dont la survie reposait uniquement sur la peur.

Le guide suprême du régime, Ali Khamenei, est désormais confronté à une réalité qui ne correspond plus à ses calculs : une génération qui a dépassé l’entendement. Lorsque la répression atteint sa forme la plus flagrante – tirer sur des civils non armés dans les rues –, la peur perd son pouvoir de contrôle et devient le moteur de la révolution. Le commandant des Gardiens de la révolution à Téhéran a, peut-être involontairement, constitué un dossier irréfutable sur le crime organisé, qui place ses instigateurs et ses exécutants directement devant la justice inévitable de demain.

Cet aveu involontaire marque une victoire décisive pour la Résistance iranienne sur l'appareil de propagande du régime. Les attaques contre les symboles et les institutions du pouvoir témoignent de la maturité politique d'une génération qui a compris une vérité fondamentale : la liberté ne s'acquiert ni par les supplications ni par les réformes, mais par le démantèlement même de la machine répressive.

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