Dans la matinée du jeudi 8 janvier, douzième jour du soulèvement national en Iran, les commerçants et artisans de Téhéran et de nombreuses villes du pays ont fait grève. Les grands bazars de Téhéran, Saqqez, Chahrekord, Diesel-Abad à Kermanchah, Hacht-Bandi à Hormozgan, Sanandaj, Marivan, Divandarreh, Kamyaran, Mahabad, Oroumieh, Piranchahr, Fassa, Sarpol-e-Zahab, Kerman, ainsi que de nombreuses autres villes, étaient en grève totale.
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Dans la province d’Ilam, les habitants courageux de Loumar (canton de Sirvan) sont descendus massivement dans les rues, incendiant des magasins et des centres affiliés au Corps des pasdarans et prenant le contrôle des rues aux cris de « À bas Khamenei » et « Canons, chars et grenailles, que les mollahs aillent au diable ». Parallèlement, à Asseman-Abad, dans la ville de Sarabeleh (Ilam), lors d’une attaque audacieuse, les jeunes insurgés ont pris le contrôle du centre des pasdaran.
À Hamedan, la population et les jeunes insurgés ont manifesté dans la rue Ekbatan et dans d’autres points en scandant « Iranien, crie tes droits ». À Kermanchah, les affrontements se poursuivaient dans les quartiers de Maskan et Elahieh. Selon des informations, des éléments de la milice irakienne du Hachd al-Chaabi, parlant arabe, participent à la répression aux côtés des pasdaran, ce qui témoigne de l’impasse du régime face au soulèvement national.
Dans la soirée de mercredi, sur la route de Varamine, des jeunes insurgés ont affronté une patrouille des forces de sécurité qui avait ouvert le feu sur la population, entraînant l’élimination de deux agents ; une femme a été blessée lors de ces heurts. À Andimechk, des jeunes ont riposté avec des armes pour défendre des manifestants visés par des tirs des agents, les contraignant à battre en retraite.
À Lordegan, la population en colère a incendié le gouvernorat et le pasdar Hassan Faramarzi, un commandant des pasdarans, a été grièvement blessé. À Khochk-Bijar (au Guilan), deux jeunes ont perdu la vie sous les tirs des mercenaires.
Source : CNRI

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