vendredi 2 janvier 2026

Les manifestations dans les bazars iraniens s'étendent, les revendications économiques se politisant.

 Le quotidien français Le Monde a écrit dans un article que les manifestations qui ont pris forme en Iran ces derniers jours sont directement liées à la forte baisse de la valeur du rial et à la flambée des prix, et qu'elles dépassent désormais le cadre de revendications purement économiques.

L'une des caractéristiques marquantes de cette vague de protestations est la présence active des commerçants des bazars et de segments du cœur de l'économie du pays, un groupe qui joue habituellement un rôle décisif dans la stabilité économique et sociale.

Le journal souligne que, contrairement aux manifestations précédentes, qui étaient principalement associées à la participation d'étudiants ou de groupes d'élite, ce sont cette fois les commerçants et les petits acteurs économiques qui sont à l'avant-garde des protestations, une évolution qui, selon les experts, pourrait avoir des conséquences plus graves pour les autorités au pouvoir

.https://as-human-lu.blogspot.com/2026/01/contrairement-aux-previsions-les.html

Le rapport poursuit en indiquant que les slogans des manifestants dans les villes ont dépassé le cadre des revendications économiques et ont clairement pris une tournure politique.

Le Monde a écrit que la confrontation directe avec les dirigeants politiques et l'opposition aux politiques régionales du régime iranien se manifestent parmi les slogans, signe d'une colère croissante au sein des classes moyennes et des segments les plus modestes de la société.

La forte baisse du pouvoir d'achat, la flambée des prix alimentaires et la stagnation des salaires pèsent lourdement sur le quotidien de millions d'Iraniens. Dans ce contexte, de nombreuses familles sont contraintes d'acheter leurs produits de première nécessité à crédit.

Dans la dernière partie de son rapport, Le Monde n'attribue pas les causes de la crise uniquement à des facteurs internes et souligne également le renforcement des sanctions internationales et les récentes politiques monétaires de la Banque centrale iranienne comme facteurs contributifs. Selon le quotidien, certains analystes estiment que ces politiques ont davantage profité aux grands exportateurs et aux institutions proches du pouvoir qu'aux importateurs et aux consommateurs.

Le rapport conclut en définitive que, même si certains observateurs jugent improbable un effondrement immédiat du système politique iranien, la profondeur du mécontentement social et la persistance des pressions économiques font sérieusement douter des perspectives de stabilité du pays.

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